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	<title>lettre de la magdelaine</title>
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	<description>Les lettres tiennent du journal de lectures ; elles traitent de la litt&#233;rature comme question &#8212; et de ses bords : arts, philosophie, psychanalyse, au-del&#224; de l'actualit&#233; de la parution des livres.
Ronald Klapka</description>
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		<title>lettre de la magdelaine</title>
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		<title>All&#233;goriquement (Philippe Lacoue-Labarthe)</title>
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		<dc:date>2006-10-10T11:02:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ronald Klapka</dc:creator>


		<dc:subject>Lacoue-Labarthe, Philippe</dc:subject>
		<dc:subject>Nancy, Jean-Luc</dc:subject>
		<dc:subject>Davoine, Fran&#231;oise</dc:subject>
		<dc:subject>Benedetti, Gaetano</dc:subject>
		<dc:subject>Brant, Sebastien</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;texte du 10 octobre 2006&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Les lettres&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot11" rel="tag"&gt;Lacoue-Labarthe, Philippe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot46" rel="tag"&gt;Nancy, Jean-Luc&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot199" rel="tag"&gt;Davoine, Fran&#231;oise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot425" rel="tag"&gt;Benedetti, Gaetano&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot882" rel="tag"&gt;Brant, Sebastien&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bien ch&#232;re Magdelaine,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je t'ai quitt&#233;e hier sur le mot all&#233;gorie&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#201;crire, &#224; la folie.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. La nuit portant d&#233;cid&#233;ment conseil, il me faut bien &#233;videmment te dire quelques mots (et plus car beaucoup d'affinit&#233;s) du livre dont Jean-Luc Nancy a ourdi la publication chez Galil&#233;e &#8212; quelques trente-huit ans plus tard : des textes &#233;crits par son fid&#232;le ami Philippe Lacoue-Labarthe (L'&#171; All&#233;gorie &#187; est le titre de l'un d'eux).&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui me concerne, ces deux-l&#224; sont all&#233;s ensemble &#034;au commencement&#034; : &#034;je me souviens&#034; du &lt;i&gt;Titre de la lettre&lt;/i&gt; -chez Galil&#233;e d&#233;j&#224; - 1974, si je me souviens &#034;bien&#034;, avec cet &#233;clairage de ce qui &#233;tait alors pour moi sabir lacanien. &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dieu merci, mais tu la connais, il y a eu la suite : &lt;i&gt;L'Absolu litt&#233;raire&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Le mythe nazi&lt;/i&gt; (tant de fois r&#233;&#233;dit&#233;), r&#233;cemment &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.editions-galilee.fr/f/index.php?sp=liv&amp;livre_id=3181&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Penser &#224; Strasbourg&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; (la ville o&#249; tous deux enseignent) et tant d'interventions ensemble dans des colloques (Derrida, Blanchot) ...&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; donc, la barque &#233;tant charg&#233;e, comme en avertit Ph. L-L., de baudelairienne m&#233;moire, il me faut maintenant la mettre &#224; l'eau et franchir le fleuve ...&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais puisque j'ai mis en avant le compagnonnage avec J-L. Nancy, c'est par la fin que je commence, un texte, qui avait &#233;t&#233; &#233;crit pour le colloque &#171; &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://lacoue-labarthe.lachutedanslavallee.info/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;D&#233;construction mim&#233;tique&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; &#187; organis&#233; en janvier 2006 par l'association &#171; &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lachutedanslavallee.info/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La chute dans la vall&#233;e&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; &#187; &#8212; cette belle d&#233;nomination se rapporte &#224; une figure des arts martiaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu pourras, gr&#226;ces leur soient rendues, &#233;ventuellement en &#233;couter &lt;a href=&#034;http://lacoue-labarthe.lachutedanslavallee.info/sound/07nancy1.ram&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l'enregistrement&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme il dure une heure et demie, tu comprendras que je t'ai s&#233;lectionn&#233; cet extrait, quelques lignes introductives sur la litt&#233;rature selon Ph. L-L. lu par Nancy &#8212; litt&#233;rature &#224; voix basse, qui me &lt;i&gt;touchent&lt;/i&gt; plus particuli&#232;rement, et dont un &#171; r&#233;cit &#187; nous murmure l'&#171; all&#233;gorie &#187; :&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &#192; travers les textes que je parcours ici circule un motif insistant dans sa discr&#233;tion : celui d'une parole murmur&#233;e, d'un chuchotement, d'un &#171; murmure &#224; peine audible &#187; (expression reprise dans deux textes &#233;loign&#233;s l'un de l'autre) ou encore d'un &#171; bruissement &#187; (parfois aussi, beaucoup plus rarement, cette autre forme de l'inarticul&#233; qui est le cri). La parole murmur&#233;e r&#233;pond en quelque sorte &#224; ce qu'il s'agit d'entendre et qui est indiqu&#233; comme &#171; ce grondement &#233;touff&#233; que tout un chacun sait entendre sous les choses, dans la terre &#187; (p. 72). Ce grondement du plus profond, du plus enfoui, du plus ancien, fait entendre ce qui &#171; se laisse mal dire, et pour cause &#187; : la cause n'est en effet rien d'autre que la chose sous les choses, la chose m&#234;me dont la m&#234;met&#233; absolument ant&#233;c&#233;dente se dissout dans le bruit de fond de son ant&#233;riorit&#233; m&#234;me.&lt;br&gt;
C'est pourquoi la figure pr&#233;gnante ou la note fondamentale est peut-&#234;tre fournie, dans le premier de ces textes - &#171; Les dormeurs &#187; - par une pr&#233;sence tr&#232;s singuli&#232;re, un hapax en v&#233;rit&#233; : au milieu d'un paysage parcouru de passants mal d&#233;finis et dans lequel, &#171; au centre de la prairie, les dormeurs reposent &#187; (p. 32), appara&#238;t un couple que l'utilisation de l'italique met en &#233;vidence : &#171; Le fr&#232;re et la s&#339;ur qui parlent &#224; voix basse... &#187;. Tr&#232;s peu sera dit de ce couple, sinon qu'il &#171; tressaille &#187; sous la fra&#238;cheur du vent et que &#171; soudain brille &#187; pour eux &#171; une clart&#233; peu commune de toutes les choses &#187;. &#192; ce point : &#171; Ils se taisent. &#187; Le fr&#232;re et la s&#339;ur ne consomment pas une union. Ils sont au contraire li&#233;s par l'interdit, et c'est cet interdit qu'il nous faut entendre inter-dit dans leur entretien &#224; voix basse. La voix basse qui va vers le silence, la voix qui s'efface en passant de l'un &#224; l'autre - ou de l'une &#224; l'un -, la voix qui murmure un secret sans doute indicible, inavouable, le secret d'une impossibilit&#233;, d'une inaccessibilit&#233; dont pourtant leur murmure forme l'acc&#232;s m&#234;me, cette voix emport&#233;e dans le vent comme loin d'elle-m&#234;me en m&#234;me temps qu'elle va de l'un &#224; l'autre, c'est celle de la litt&#233;rature. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Compl&#233;mentairement : Il dit que la litt&#233;rature est orale : il faut ajouter (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour corroborer cela, je t'invite/t'incite &#224; te rendre aux derni&#232;res pages, le texte intitul&#233; &lt;i&gt;Biographie&lt;/i&gt; souligne comment Nancy indique que la fable de son ami, son all&#233;gorie de la v&#233;rit&#233;, est engag&#233;e dans un d&#233;bat intime avec le mythe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nancy d&#233;couvre ces textes dans quatre livraisons du &lt;i&gt;Nouveau Commerce&lt;/i&gt; dans les ann&#233;es 68-70. Aujourd'hui il r&#233;alise : &#171; La litt&#233;rature est orale parce que l'oralit&#233; est litt&#233;raire. D'elle-m&#234;me et de naissance, la parole d'abord chante l'ant&#233;riorit&#233; non parlante qu'elle efface en m&#234;me temps qu'elle la chante. &#187; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et d'ajouter : &#171; En ce sens la parole est de soi mythique. &#187;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'esp&#232;re achever de te convaincre (et d'aller au livre aussi tout de &lt;i&gt;po&#233;sie pensante&lt;/i&gt;) avec le paragraphe inaugural de &lt;i&gt;L' &#171; All&#233;gorie &#187;&lt;/i&gt; (lui-m&#234;me pr&#233;c&#233;d&#233; du texte latin, des &lt;i&gt;Lamentations&lt;/i&gt; de J&#233;r&#233;mie &#8212; &#212; Deller ! &#8212; rendu lacunaire par des points de suspension) : &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvent -, le soir, on entend un chant tr&#232;s pur et &lt;br class='autobr' /&gt;
l'on pense &#224; la mort d'une cantatrice, car cette voix qui &lt;br class='autobr' /&gt;
chante expire avec la provenance de la nuit : c'est la fin &lt;br class='autobr' /&gt;
de l'&#233;t&#233;, dans un pays de montagne. L'air est vif et sec. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au tiers de la pente, on domine une tr&#232;s vaste plaine &lt;br class='autobr' /&gt;
qui repose, visible jusqu'&#224; ses confins, dans la clart&#233; du &lt;br class='autobr' /&gt;
soir. Le vent s'&#233;l&#232;ve de l'ombre, franchit l'herbe qu'il &lt;br class='autobr' /&gt;
ploie et le feuillage des arbres. Il passe &#224; la lumi&#232;re qui &lt;br class='autobr' /&gt;
se retire vers le haut. Il fait l'obscurit&#233; qui gagne. C'est &lt;br class='autobr' /&gt;
pourquoi la voix chante que la nuit est proche - &#224; &lt;br class='autobr' /&gt;
moins que ce ne soit l'inverse et qu'elle n'annonce que &lt;br class='autobr' /&gt;
la nuit va cesser et qu'il faut prendre garde.
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt;Bien affectueusement&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;
&lt;p&gt;&lt;a id=&#034;5&#034;&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;Post-scriptum&lt;/i&gt; : J'ai oubli&#233; de te dire hier que ce sont des planches de D&#252;rer qui illustrent chaque chapitre de &lt;i&gt;La Nef des fous&lt;/i&gt;, et combien est int&#233;ressante la postface de Gaignebet, qui s'appuyant sur le 107&#176; chapitre : &lt;i&gt;Du salaire de la sagesse&lt;/i&gt;, et une vision de S&#233;bastien Brant, &#233;claire un livre plus construit qu'on ne pourrait le croire, une nef en v&#233;rit&#233;, dont le m&#226;t, l'arbre, la croix est form&#233;e par le chapitre 107.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; qui ram&#232;ne &#224; &lt;i&gt;M&#232;re Folle&lt;/i&gt; dont je t'ai parl&#233; &lt;a href=&#034;&#034;&gt;pr&#233;c&#233;demment&lt;/a&gt; ; on y lit en effet presque d'entr&#233;e (l'analyste s'adresse &#224; une abeille) : &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Tu devrais poser la question &#224; un qui s'y conna&#238;t.	Vole &lt;br class='autobr' /&gt;
jusqu'&#224; B&#226;le, la ville d'Erasme, de Paracelse, et de S&#233;bastien &lt;br class='autobr' /&gt;
Brant, l'auteur de &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.jose-corti.fr/titresetrangers/nef-des-fous.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Nef des fous&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, de pr&#233;f&#233;rence le jour du &lt;br class='autobr' /&gt;
Carnaval... Va rendre visite au psychanalyste Gaetano Benedetti. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il sait d&#233;crypter le langage herm&#233;tique de la folie, un peu comme &lt;br class='autobr' /&gt;
Von Frisch l'a fait pour votre danse &#224; vous. J'ignore comment &lt;br class='autobr' /&gt;
votre Prix Nobel s'y est pris. Benedetti a pour m&#233;thode d'entrer &lt;br class='autobr' /&gt;
dans la danse, pour rejoindre son patient dans l'aire catastrophique qu'il hante.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ose lui parler de ses r&#234;veries &#224; lui et m&#234;me de ses r&#234;ves, &lt;br class='autobr' /&gt;
gageant qu'ils enregistrent et amplifient &#224; son insu les traces d'une &lt;br class='autobr' /&gt;
existence n&#233;gative o&#249; l'autre est absorb&#233; sans pouvoir l'exprimer.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il se fie aux mouvements qui l'entra&#238;nent sur l'erre de cette nef &lt;br class='autobr' /&gt;
des fous, quand l'inconscient th&#233;rapeutique peut, comme un &lt;br class='autobr' /&gt;
double, y p&#233;n&#233;trer. &#187; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#034;wagging dance&#034; des mots, une nouvelle all&#233;gorie ? en faire son miel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href='https://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?article69#1' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#201;crire, &#224; la folie&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Compl&#233;mentairement : Il dit que la litt&#233;rature est orale : il faut ajouter que c'est &#224; voix basse. Quant &#224; la s&#339;ur, c'est d'elle pr&#233;cis&#233;ment que la figure familiale est absente chez Philippe : il la trouve ailleurs, autrement, hors famille et hors figure, cette femme ni m&#232;re ni amante qui signifie la provenance dans l'une et la pr&#233;venance de l'autre sans l'une ni l'autre, et qui murmure un secret inaudible.&lt;br&gt;
&#192; voix basse, on parle de ce qui est cach&#233;, de ce qui reste sous les choses, de ce qui ne peut &#234;tre confi&#233; qu'&#224; l'intimit&#233; dans laquelle, au lieu d'&#234;tre divulgu&#233;, le secret deviendra plus secret encore et plus intime que l'intimit&#233;. On parle de ce qui ne saurait &#234;tre expos&#233;, communiqu&#233;, parce que cela passe et pr&#233;c&#232;de toute communication : cela se communique depuis toujours et depuis avant toute communication. &lt;strong&gt;Cela n'est pas &#171; incommunicable &#187;, c'est beaucoup plus grave : cela n'a rien &#224; faire avec aucune communication, mais ouvre la possibilit&#233; de toutes.&lt;/strong&gt; Je souligne.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#201;crire, &#224; la folie</title>
		<link>https://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?article69</link>
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		<dc:date>2006-10-09T08:11:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ronald Klapka</dc:creator>


		<dc:subject>Davoine, Fran&#231;oise</dc:subject>
		<dc:subject>Gaudilli&#232;re, Jean-Max</dc:subject>
		<dc:subject>Hocquard, Emmanuel</dc:subject>
		<dc:subject>O'Dwyer de Macedo, Heitor</dc:subject>
		<dc:subject>Kaplan, Leslie</dc:subject>
		<dc:subject>Desnos, Robert</dc:subject>
		<dc:subject>Hugotte, Val&#233;ry</dc:subject>
		<dc:subject>Benedetti, Gaetano</dc:subject>
		<dc:subject>Tiberghien, Gilles A.</dc:subject>
		<dc:subject>Guilbert, C&#233;cile</dc:subject>
		<dc:subject>Sterne, Laurence</dc:subject>
		<dc:subject>Godard, Jean-Luc</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;09/10/2006 &#8212; Fran&#231;oise Davoine, Laurence Sterne, Ludwig Wittgenstein, Gaetano Benedetti&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot199" rel="tag"&gt;Davoine, Fran&#231;oise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot200" rel="tag"&gt;Gaudilli&#232;re, Jean-Max&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot271" rel="tag"&gt;Hocquard, Emmanuel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot286" rel="tag"&gt;O'Dwyer de Macedo, Heitor&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot393" rel="tag"&gt;Kaplan, Leslie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot423" rel="tag"&gt;Desnos, Robert&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot424" rel="tag"&gt;Hugotte, Val&#233;ry&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot425" rel="tag"&gt;Benedetti, Gaetano&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot507" rel="tag"&gt;Tiberghien, Gilles A.&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot688" rel="tag"&gt;Guilbert, C&#233;cile&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot1008" rel="tag"&gt;Sterne, Laurence&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot1304" rel="tag"&gt;Godard, Jean-Luc&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Parler &lt;i&gt;sur&lt;/i&gt; c'est facile mais ce n'est pas int&#233;ressant. Et, pour parler &lt;i&gt;de&lt;/i&gt;, il faut quelqu'un &lt;i&gt;&#224; qui &lt;/i&gt; s'adresser. Et un vrai destinataire, c'est plus difficile &#224; trouver qu'un public &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Il s'agit de la premi&#232;re apparition avec &#233;paisseur de &#171; la magdelaine &#187;, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Fran&#231;oise Davoine, La folie Wittgenstein &amp; M&#232;re Folle &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ch&#232;re Magdelaine, &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme tu le sais, j'avais tournicot&#233; un moment &#224; &lt;i&gt;La Belle Image&lt;/i&gt; autour de &lt;i&gt;La Folie Wittgenstein&lt;/i&gt;, sa couverture blanche, cette myst&#233;rieuse maison d'&#233;dition EPEL. Attrait &#8212; les d&#233;tours par la cabane, &#8212; la nouvelle &#233;dition des &lt;i&gt;Recherches philosophiques&lt;/i&gt; &#8212; W. d&#233;cid&#233;ment un auteur pour les litt&#233;raires&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir dans Atelier de Th&#233;orie Litt&#233;raire Fabula : Wittgenstein pour les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#8212; et sinon r&#233;pulsion, crainte et tremblement...&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et voil&#224; qu'interrogeant V., apr&#232;s m'&#234;tre enquis aupr&#232;s des &#233;ditions de l'Eclat de la r&#233;impression du Wittgenstein lecteur de Freud&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pr&#233;cis&#233;ment Jacques Bouveresse, Philosophie, mythologie et pseudo-science (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; de Jacques Bouveresse, indication m'est donn&#233;e du livre de Fran&#231;oise Davoine. Donc ni une ni deux...
&lt;br&gt;
Enfin plut&#244;t : un puis deux et m&#234;me trois avec cette traduction de &lt;i&gt;History Beyond Trauma&lt;/i&gt;, cette premi&#232;re version am&#233;ricaine d'Histoire et trauma&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Fran&#231;oise Davoine, Jean-Max Gaudilli&#232;re, Histoire et trauma, &#233;ditions (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, analys&#233;e par Heitor O'Dwyer De Macedo et Leslie Kaplan : &#171; le livre qui nous manquait &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire ce compte-rendu d'une s&#233;ance du Quatri&#232;me groupe, du 4 juin 2005.&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et qui &#233;claire singuli&#232;rement, &lt;i&gt;Fever&lt;/i&gt; de Leslie Kaplan,&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Leslie Kaplan, Fever aux &#233;ditions POL, 2005.&#034; id=&#034;nh2-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Alors le deux ? tu t'en doutes c'est cette &lt;i&gt;M&#232;re Folle&lt;/i&gt; (&#233;ditions Arcanes), la&lt;i&gt; Dulle Griet&lt;/i&gt; de Brueghel l'Ancien, qui nous ram&#232;ne aux soties d'autrefois...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu veux sans doute savoir qui est Davoine. Sur le site de l'EHESS, tu d&#233;couvriras qu'agr&#233;g&#233;e de lettres classiques, cette psychanalyste est aussi sociologue et que son champ concerne folie et lien social&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voir cet item folie et lien social au centre d'&#233;tudes des mouvements sociaux.&#034; id=&#034;nh2-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &lt;a id=&#034;22&#034;&gt;&lt;/a&gt;La litt&#233;rature est tr&#232;s pr&#233;sente, elle se dit shand&#233;enne, comme Kenneth Monkman, comme C&#233;cile Guilbert (quelle alacrit&#233; dans &lt;i&gt;L'&#233;crivain le plus libre&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire cet entretien du Matricule des anges.&#034; id=&#034;nh2-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; !) n'h&#233;site pas &#224; recourir &#224; Cervantes, mais c'est Wittgenstein qui para&#238;t l'escorter en guise de therapon, comme Sancho pour Don Quichotte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au fait, tu as lu dans &#171; Le Monde &#187; : Shandy est &#224; l'agreg, mais c'est Mauron qui a toujours la cote. Il y aurait l&#224; mati&#232;re &#224; p&#233;tition&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. cette lettre des &#233;ditions Tristram&#034; id=&#034;nh2-9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; : tu te rends compte, 15 ans que Jouvet s'est d&#233;carcass&#233;, et cette maison d'&#233;dition dont j'appr&#233;cie tellement l'esprit : &lt;i&gt;Le grand graphe&lt;/i&gt; de Lucot, Arno Schmidt -j'esp&#232;re que tu as bien lu les pages de Claude Riehl dans la seconde partie de &lt;i&gt;Tina&lt;/i&gt; ! et jusqu'&#224; ce nom de Tristram, qui fleure si bon la libert&#233; et le rire !&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A croire que l'obsession de la m&#233;taphore n'en a pas encore fini d'&#234;tre une vertu (dormitive).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais je reviens &#224; Fran&#231;oise Davoine. Le dernier ouvrage &#233;crit en collaboration avec Jean-Max Gaudilli&#232;re, &#233;claire d'un jour particulier les deux pr&#233;c&#233;dents que je m'obstinerai &#224; qualifier de litt&#233;raires en leur donnant leur coloration exp&#233;rientielle (la clinique) et th&#233;orique : &#171; la psychanalyse de guerre &#187; si cette expression est acceptable avec l'irruption violente de l'Histoire dans la vie. Et je crois ce livre utile pour mieux ressaisir les travers&#233;es que nous proposent &lt;i&gt;M&#232;re Folle&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;La Folie Wittgenstein.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Connnaissais-tu Gaetano Benedetti&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le site des CEMEA recense Rencontre avec Gaetano Benedetti - L'exp&#233;rience de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, je rel&#232;ve : &lt;i&gt;L'&#339;uvre tout enti&#232;re de Gaetano Benedetti est consacr&#233;e &#224; l'exploration des modalit&#233;s d'existence psychotiques et &#224; la recherche, &#224; la d&#233;couverte et &#224; la description des processus th&#233;rapeutiques. Ceux-ci, s'ils sont multiples et en grande partie produits par les relations qui se tissent entre les inconscients du patient et du th&#233;rapeute, sont d'autant plus difficiles &#224; manier qu'ils supposent un mouvement d'identification au patient et le maintien d'une distance n&#233;cessaire pour la relation th&#233;rapeutique.&lt;/i&gt; Un autre nom, &#231;a serait aimer, non ? ) Je ne sais si c'est B&#226;le et son Carnaval qui lui ont inspir&#233; certaines de ses r&#233;flexions, mais voil&#224; quelqu'un qui, je le sens, va m'aider &#224; relire Artaud ou G&#233;rard. C'est &#224; lui, Gaetano, que Fran&#231;oise Davoine rendra visite au terme de ce livre, un voyage dans lequel fous du Moyen-&#194;ge et fous de l'h&#244;pital se m&#234;lent tout comme les r&#233;f&#233;rences philosophiques et litt&#233;raires : relire La Bo&#233;tie, nous n'en avons certainement pas fini avec &lt;i&gt;la servitude volontaire&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais je bavarde et je bavarde, il te faudra croiser Sissi l'impr&#233;catrice, te rendre (en pens&#233;e) &#224; Holzminden : des camps pendant la premi&#232;re guerre mondiale ! il y en a eu&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Comme l'atteste ce document.&#034; id=&#034;nh2-11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s ce maelstr&#246;m, il est presque reposant d'&#233;voquer &lt;i&gt;La Folie Wittgenstein.&lt;/i&gt; Le cher &#034;Luki&#034; accompagne la th&#233;rapeute dans la formulation aux autres soignants de son remaniement de la th&#233;orie des psychoses. Remise en question en effet de quelques dogmes, en particulier celui de la neutralit&#233; de l'analyste. Ce n'est pas sans me faire songer aux positions respectives de l'auteur et du lecteur, telle que l'id&#233;ologie nous l'ass&#232;ne depuis plus que bien longtemps ! Au fait, il faudra peut-&#234;tre que l'ami Bergounioux modifie ou enrichisse sa vision de la &#034;r&#233;volution faulkn&#233;rienne&#034;. Notre grande lectrice, souligne &#224; propos de l'impact (cinquante ans apr&#232;s) de la guerre de S&#233;cession dans l'&#233;criture de William (p. 199), l'&#233;trange proximit&#233; que celle de la litt&#233;rature et du traitement du trauma et de la folie ! &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; bien de l'&lt;i&gt;uncanny&lt;/i&gt; qui va hanter nos auteurs ! (mais apr&#232;s tout les malheurs de 1917 ne sont-ils pas tout autant pr&#233;sents dans la saga briviste, et le d&#233;chiquettement du B-17 G&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ce que relate Smith, mettons , pour saluer la r&#233;&#233;dition de B-17 G, aux (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ne dit-il pas la volatilisation des id&#233;aux (illusions) de jeunesse ?).&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ajoute, pour terminer, car je suis s&#251;r que tu liras bien vite Fran&#231;oise Davoine, que tr&#232;s intelligemment toutes les r&#233;f&#233;rences des chapitres et sous chapitres sont donn&#233;e en annexe, comme pour inciter &#224; un reparcours, se saisir de ses Wittgenstein dans un cas, courir chez Corti se procurer le &#171; massicot&#233; &#187; : &lt;i&gt;La nef des fous&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sebastian Brant, La Nef des fous, aux &#233;ditions Corti. Premi&#232;re &#233;dition 1997, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; de Brant, dans l'autre.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a id=&#034;2&#034;&gt;&lt;/a&gt; Pour avoir &#233;t&#233; moi-m&#234;me le sujet du retour stup&#233;fiant, &#233;tonnant, &#233;trange d'avoir en main une &lt;a href=&#034;http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/IMG/jpg/Desnos_a_Terezin.jpg&#034; target=&#034;_blank&#034; onClick=&#034;window.open('http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/IMG/jpg/Desnos_a_Terezin.jpg','lettre-de-la-magdelaine.net','scrollbars=no,toolbar=no,top=0,left=0,Width=690,Height=1000,resizable=no');return false;&#034;&gt;photo &lt;/a&gt; prise en 1945 &#224; Terezin avec Desnos parmi ses compagnons d'infortune, tu sais il y a presque la m&#234;me dans le Quarto (elles ont &#233;t&#233; prises le m&#234;me jour par un prisonnier de Flossenburg, ceux-ci fuyant les bombardements alli&#233;s), et que l'on me demandait un texte &#224; hauteur de ce malheur le ressouvenir de la description qu'en donne Val&#233;ry Hugotte&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-14&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Val&#233;ry Hugotte / Robert Desnos : les mots des mythes et les myrtes des morts.&#034; id=&#034;nh2-14&#034;&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; m'a fait fondre en larmes en la lisant, et ce po&#232;me &lt;i&gt;J'ai tant r&#234;v&#233; de toi.&lt;/i&gt;.. je suis bien saisi par cette force de l'&#233;v&#233;nement catastrophique qui appelle les mots pour le dire et qui ne nous laissera pas en paix &#8212; c'est le mot &#8212; tant qu'ils n'auront pas &#233;t&#233; dits, je recopie : &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;margin-left:40px&#034;&gt;&#171; En v&#233;rit&#233;, l'histoire n'est pas finie encore &#8211; mais on ne sait comment raconter. Disons seulement que le dernier chapitre s'ouvre pour Desnos le 22 f&#233;vrier 1944, quand il est arr&#234;t&#233; par la police allemande. Que la voie sera longue, qui le m&#232;nera du camp de Compi&#232;gne &#224; Auschwitz, Buchenwald, Flossenburg, Fl&#246;ha, Terezin enfin. On h&#233;site &#224; rappeler la troublante proph&#233;tie d'un sommeil de 1922 : &#034; il mourra dans un wagon plein de gens &#034; (131) , ou celle de 1925 : &#034; Je ne crois pas mourir d'une MORT NATURELLE &#034; (275). On h&#233;site, &#8212; m&#234;me si l'on se d&#233;fend mal, tout de m&#234;me, de l'id&#233;e que pour nous c'est bien l&#224; que le mythe r&#233;siste.&lt;br&gt;
&lt;p&gt;On ne sait comment raconter et il n'y aurait qu'&#224; se taire ou, si l'on voulait malgr&#233; tout conna&#238;tre la fin de l'histoire, consulter les t&#233;moignages des rescap&#233;s qui fr&#233;quent&#232;rent le po&#232;te l&#224; o&#249;, selon Celan, nul ne peut t&#233;moigner pour le t&#233;moin. Et ce serait comme la r&#233;surgence d'une tr&#232;s vieille image que l'on pouvait croire effac&#233;e pour toujours : autour de Robert Desnos, un groupe de prisonniers qui attendent leur tour. A chacun, le po&#232;te promet des avenirs fabuleux, des lendemains heureux, suivant les lignes de chaque main tendue pour d&#233;couvrir les mots justes, les mots propres &#224; rouvrir les portes, &#224; ranimer un peu de la foi perdue. Comme si soudain, bien loin, au plus loin des objectifs et de l'effervescence facile des milieux litt&#233;raires, resurgissaient pleinement actifs, souverainement efficaces, les vieux mythes qui seuls pouvaient r&#233;pondre &#224; l'ultime aberration de l'Histoire. &#034; Mots, &#234;tes-vous des mythes et pareils aux myrtes des morts ? &#034;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais les mots qui pourraient finalement nous r&#233;pondre, comment, de l&#224; o&#249; nous parlons, les entendre jamais ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Qu'ajouter ? Je t'embrasse.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a id=&#034;1&#034;&gt;&lt;/a&gt; &lt;i&gt;Post-Scriptum&lt;/i&gt; : Juste ceci, je viens de feuilleter la petite introduction fran&#231;aise &#224; l'oeuvre de Benedetti (P. Faug&#233;ras). Je rel&#232;ve, en bibliographie : &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La folie Wittgenstein (EPEL, 1992) dans lequel notamment, sa th&#233;orie sur le &#171; sentiment retranch&#233; &#187; fait &#233;cho &#224; la conception des &#171; aires de mort &#187; et de leur transmission transg&#233;n&#233;rationnelle chez Gaetano Benedetti ; M&#232;re Folle (Arcanes, coll. &#171; Hypoth&#232;ses &#187;, 1998), d&#233;veloppe une fort belle all&#233;gorie du travail de Gaetano Benedetti. &#187; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je rel&#232;ve, &#224; cause du mot &lt;i&gt;all&#233;gorie&lt;/i&gt;, c'est le mot qui me manquait. Cette fois, il ne manque plus rien, pour aujourd'hui.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Il s'agit de la &lt;i&gt;premi&#232;re apparition avec &#233;paisseur&lt;/i&gt; de &#171; la magdelaine &#187;, litt&#233;ralement.&lt;br&gt;L'adresse y est (au moins) double :&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; prend figure la (le) destinataire, cf. &#171; Parler &lt;i&gt;sur&lt;/i&gt; c'est facile mais ce n'est pas int&#233;ressant. Et, pour parler &lt;i&gt;de&lt;/i&gt;, il faut quelqu'un &#224; qui s'adresser. Et un vrai destinataire, c'est plus difficile &#224; trouver qu'un public &#187;, Emmanuel Hocquard, &lt;a href=&#034;http://www.pol-editeur.fr/catalogue/fichelivre.asp?Clef=5603&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Ma haie&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, p. 446. Rappel&#233; par Gilles Tiberghien dans&lt;i&gt; Emmanuel Hocquard&lt;/i&gt;, &lt;a href=&#034;http://www.laffont.fr/livre.asp?code=2-232-12227-1&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;sa monographie&lt;/a&gt; chez Seghers. Le lecteur aura reconnu l&#224; un repiquage de la formule initiale de la &lt;i&gt;Lettre &#224; Freddy Buache&lt;/i&gt; &#224; propos d'un court-m&#233;trage relatif &#224; la ville de Lausanne (Jean-Luc Godard 1982).&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; se dit l'adresse o&#249; s'origine le courrier &#233;lectronique qui est alors simultan&#233;ment envoy&#233; &#224; un certain nombre de destinataires, ceux avec lesquels l'&#233;change s'&#233;tait &#233;tabli, construit, d&#232;s 2001, de chronique en chronique, de &lt;a href=&#034;http://remue.net/bulletin/TB040815.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;bulletin&lt;/a&gt; en bulletin de l'association que pour finir &#171; la lettre &#187; de remue.net de l'ann&#233;e 2005-2006.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quant &#224; la translitt&#233;ration, la disparition du &lt;i&gt;e&lt;/i&gt; de Magdeleine et la substitution d'un &lt;i&gt;petit a&lt;/i&gt;, perecquiens et lacaniens, qui de l'&lt;i&gt;&#230;ncrage&lt;/i&gt;, s'en tamponnent, brodent encore ; et pour ce qui est de l'adresse retenue, il faut avouer que la figure tant de la &lt;i&gt;passante&lt;/i&gt; en sa rue que de la veilleuse aux livres (Madeleine &#171; Terff &#187; par exemple) avaient tout pour s&#233;duire...&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin le passage de l'adresse &#171; Ch&#232;re Magdelaine &#187;, &#224; l'adresse &lt;i&gt;Lettre de la Magdelaine&lt;/i&gt;, exprime sans doute selon le principe de&lt;i&gt; la lettre vol&#233;e&lt;/i&gt;, la r&#233;ception de son propre message invers&#233;, et prioritairement l'attention &#224; ce double, le lecteur, compagnon secret.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir dans &lt;i&gt;Atelier de Th&#233;orie Litt&#233;raire&lt;/i&gt; Fabula : &lt;a href=&#034;http://www.fabula.org/atelier.php?Wittgenstein_pour_les_litt%26eacute%3Braires&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Wittgenstein pour les litt&#233;raires&lt;/a&gt; par Nicolas Wanlin.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pr&#233;cis&#233;ment Jacques Bouveresse, Philosophie, mythologie et pseudo-science&#8232;&lt;i&gt;Wittgenstein lecteur de Freud&lt;/i&gt; &lt;a href=&#034;http://www.lyber-eclat.net/collections/apart.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;aux &#233;ditions de l'&#201;clat&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Fran&#231;oise Davoine, Jean-Max Gaudilli&#232;re, &lt;a href=&#034;http://www.editions-stock.fr/livre/stock-220796-Histoire-et-trauma-La-folie-des-guerres-hachette.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Histoire et trauma&lt;/a&gt;, &#233;ditions Stock,01/2006.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lire &lt;a href=&#034;http://quatrieme-groupe.org/pdf/le_livre_qui_nous_manquait.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ce compte-rendu&lt;/a&gt; d'une s&#233;ance du Quatri&#232;me groupe, du 4 juin 2005.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Leslie Kaplan, &lt;a href=&#034;http://www.pol-editeur.fr/catalogue/fichelivre.asp?Clef=5987&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Fever&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; aux &#233;ditions POL, 2005.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir cet item &lt;a href=&#034;http://cems.ehess.fr/document.php?id=1021&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;folie et lien social&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; au centre d'&#233;tudes des mouvements sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lire cet &lt;a href=&#034;http://www.lmda.net/din/tit_lmda.php?Id=19778&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;entretien&lt;/a&gt; du Matricule des anges.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. cette &lt;a href=&#034;http://lettre-de-la-magdelaine.net/IMG/pdf/Shandy_Tristram.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;lettre&lt;/a&gt; des &#233;ditions Tristram&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Le site des CEMEA recense &lt;a href=&#034;http://www.cemea.asso.fr/spip.php?article762&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Rencontre avec Gaetano Benedetti - L'exp&#233;rience de la psychose&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; par Patrick Faugeras aux Editions &#201;r&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Comme l'atteste &lt;a href=&#034;http://www.histoire-image.org/site/etude_comp/etude_comp_detail.php?analyse_id=281&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ce document&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ce que relate &lt;i&gt;&lt;a href='https://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?article145' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Smith, mettons&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; , pour saluer la r&#233;&#233;dition de B-17 G, aux &#233;ditions Argol.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sebastian Brant, &lt;a href=&#034;http://www.jose-corti.fr/titresetrangers/nef-des-fous.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;La Nef des fous&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, aux &#233;ditions Corti. Premi&#232;re &#233;dition 1997, r&#233;&#233;dition en poche, 2004.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-14&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-14&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-14&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Val&#233;ry Hugotte / Robert Desnos : &lt;a href=&#034;http://www.remue.net/litt/Desnos01VH.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;les mots des mythes et les myrtes des morts&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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