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	<title>lettre de la magdelaine</title>
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	<description>Les lettres tiennent du journal de lectures ; elles traitent de la litt&#233;rature comme question &#8212; et de ses bords : arts, philosophie, psychanalyse, au-del&#224; de l'actualit&#233; de la parution des livres.
Ronald Klapka</description>
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		<title>lettre de la magdelaine</title>
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		<title>All&#233;goriquement (Philippe Lacoue-Labarthe)</title>
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		<dc:date>2006-10-10T11:02:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ronald Klapka</dc:creator>


		<dc:subject>Lacoue-Labarthe, Philippe</dc:subject>
		<dc:subject>Nancy, Jean-Luc</dc:subject>
		<dc:subject>Davoine, Fran&#231;oise</dc:subject>
		<dc:subject>Benedetti, Gaetano</dc:subject>
		<dc:subject>Brant, Sebastien</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;texte du 10 octobre 2006&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Les lettres&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot11" rel="tag"&gt;Lacoue-Labarthe, Philippe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot46" rel="tag"&gt;Nancy, Jean-Luc&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot199" rel="tag"&gt;Davoine, Fran&#231;oise&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot425" rel="tag"&gt;Benedetti, Gaetano&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot882" rel="tag"&gt;Brant, Sebastien&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bien ch&#232;re Magdelaine,&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je t'ai quitt&#233;e hier sur le mot all&#233;gorie&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#201;crire, &#224; la folie.&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. La nuit portant d&#233;cid&#233;ment conseil, il me faut bien &#233;videmment te dire quelques mots (et plus car beaucoup d'affinit&#233;s) du livre dont Jean-Luc Nancy a ourdi la publication chez Galil&#233;e &#8212; quelques trente-huit ans plus tard : des textes &#233;crits par son fid&#232;le ami Philippe Lacoue-Labarthe (L'&#171; All&#233;gorie &#187; est le titre de l'un d'eux).&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En ce qui me concerne, ces deux-l&#224; sont all&#233;s ensemble &#034;au commencement&#034; : &#034;je me souviens&#034; du &lt;i&gt;Titre de la lettre&lt;/i&gt; -chez Galil&#233;e d&#233;j&#224; - 1974, si je me souviens &#034;bien&#034;, avec cet &#233;clairage de ce qui &#233;tait alors pour moi sabir lacanien. &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dieu merci, mais tu la connais, il y a eu la suite : &lt;i&gt;L'Absolu litt&#233;raire&lt;/i&gt;, &lt;i&gt;Le mythe nazi&lt;/i&gt; (tant de fois r&#233;&#233;dit&#233;), r&#233;cemment &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.editions-galilee.fr/f/index.php?sp=liv&amp;livre_id=3181&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Penser &#224; Strasbourg&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; (la ville o&#249; tous deux enseignent) et tant d'interventions ensemble dans des colloques (Derrida, Blanchot) ...&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; donc, la barque &#233;tant charg&#233;e, comme en avertit Ph. L-L., de baudelairienne m&#233;moire, il me faut maintenant la mettre &#224; l'eau et franchir le fleuve ...&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais puisque j'ai mis en avant le compagnonnage avec J-L. Nancy, c'est par la fin que je commence, un texte, qui avait &#233;t&#233; &#233;crit pour le colloque &#171; &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://lacoue-labarthe.lachutedanslavallee.info/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;D&#233;construction mim&#233;tique&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; &#187; organis&#233; en janvier 2006 par l'association &#171; &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.lachutedanslavallee.info/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La chute dans la vall&#233;e&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; &#187; &#8212; cette belle d&#233;nomination se rapporte &#224; une figure des arts martiaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tu pourras, gr&#226;ces leur soient rendues, &#233;ventuellement en &#233;couter &lt;a href=&#034;http://lacoue-labarthe.lachutedanslavallee.info/sound/07nancy1.ram&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;l'enregistrement&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme il dure une heure et demie, tu comprendras que je t'ai s&#233;lectionn&#233; cet extrait, quelques lignes introductives sur la litt&#233;rature selon Ph. L-L. lu par Nancy &#8212; litt&#233;rature &#224; voix basse, qui me &lt;i&gt;touchent&lt;/i&gt; plus particuli&#232;rement, et dont un &#171; r&#233;cit &#187; nous murmure l'&#171; all&#233;gorie &#187; :&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &#192; travers les textes que je parcours ici circule un motif insistant dans sa discr&#233;tion : celui d'une parole murmur&#233;e, d'un chuchotement, d'un &#171; murmure &#224; peine audible &#187; (expression reprise dans deux textes &#233;loign&#233;s l'un de l'autre) ou encore d'un &#171; bruissement &#187; (parfois aussi, beaucoup plus rarement, cette autre forme de l'inarticul&#233; qui est le cri). La parole murmur&#233;e r&#233;pond en quelque sorte &#224; ce qu'il s'agit d'entendre et qui est indiqu&#233; comme &#171; ce grondement &#233;touff&#233; que tout un chacun sait entendre sous les choses, dans la terre &#187; (p. 72). Ce grondement du plus profond, du plus enfoui, du plus ancien, fait entendre ce qui &#171; se laisse mal dire, et pour cause &#187; : la cause n'est en effet rien d'autre que la chose sous les choses, la chose m&#234;me dont la m&#234;met&#233; absolument ant&#233;c&#233;dente se dissout dans le bruit de fond de son ant&#233;riorit&#233; m&#234;me.&lt;br&gt;
C'est pourquoi la figure pr&#233;gnante ou la note fondamentale est peut-&#234;tre fournie, dans le premier de ces textes - &#171; Les dormeurs &#187; - par une pr&#233;sence tr&#232;s singuli&#232;re, un hapax en v&#233;rit&#233; : au milieu d'un paysage parcouru de passants mal d&#233;finis et dans lequel, &#171; au centre de la prairie, les dormeurs reposent &#187; (p. 32), appara&#238;t un couple que l'utilisation de l'italique met en &#233;vidence : &#171; Le fr&#232;re et la s&#339;ur qui parlent &#224; voix basse... &#187;. Tr&#232;s peu sera dit de ce couple, sinon qu'il &#171; tressaille &#187; sous la fra&#238;cheur du vent et que &#171; soudain brille &#187; pour eux &#171; une clart&#233; peu commune de toutes les choses &#187;. &#192; ce point : &#171; Ils se taisent. &#187; Le fr&#232;re et la s&#339;ur ne consomment pas une union. Ils sont au contraire li&#233;s par l'interdit, et c'est cet interdit qu'il nous faut entendre inter-dit dans leur entretien &#224; voix basse. La voix basse qui va vers le silence, la voix qui s'efface en passant de l'un &#224; l'autre - ou de l'une &#224; l'un -, la voix qui murmure un secret sans doute indicible, inavouable, le secret d'une impossibilit&#233;, d'une inaccessibilit&#233; dont pourtant leur murmure forme l'acc&#232;s m&#234;me, cette voix emport&#233;e dans le vent comme loin d'elle-m&#234;me en m&#234;me temps qu'elle va de l'un &#224; l'autre, c'est celle de la litt&#233;rature. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Compl&#233;mentairement : Il dit que la litt&#233;rature est orale : il faut ajouter (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour corroborer cela, je t'invite/t'incite &#224; te rendre aux derni&#232;res pages, le texte intitul&#233; &lt;i&gt;Biographie&lt;/i&gt; souligne comment Nancy indique que la fable de son ami, son all&#233;gorie de la v&#233;rit&#233;, est engag&#233;e dans un d&#233;bat intime avec le mythe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nancy d&#233;couvre ces textes dans quatre livraisons du &lt;i&gt;Nouveau Commerce&lt;/i&gt; dans les ann&#233;es 68-70. Aujourd'hui il r&#233;alise : &#171; La litt&#233;rature est orale parce que l'oralit&#233; est litt&#233;raire. D'elle-m&#234;me et de naissance, la parole d'abord chante l'ant&#233;riorit&#233; non parlante qu'elle efface en m&#234;me temps qu'elle la chante. &#187; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et d'ajouter : &#171; En ce sens la parole est de soi mythique. &#187;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'esp&#232;re achever de te convaincre (et d'aller au livre aussi tout de &lt;i&gt;po&#233;sie pensante&lt;/i&gt;) avec le paragraphe inaugural de &lt;i&gt;L' &#171; All&#233;gorie &#187;&lt;/i&gt; (lui-m&#234;me pr&#233;c&#233;d&#233; du texte latin, des &lt;i&gt;Lamentations&lt;/i&gt; de J&#233;r&#233;mie &#8212; &#212; Deller ! &#8212; rendu lacunaire par des points de suspension) : &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvent -, le soir, on entend un chant tr&#232;s pur et &lt;br class='autobr' /&gt;
l'on pense &#224; la mort d'une cantatrice, car cette voix qui &lt;br class='autobr' /&gt;
chante expire avec la provenance de la nuit : c'est la fin &lt;br class='autobr' /&gt;
de l'&#233;t&#233;, dans un pays de montagne. L'air est vif et sec. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au tiers de la pente, on domine une tr&#232;s vaste plaine &lt;br class='autobr' /&gt;
qui repose, visible jusqu'&#224; ses confins, dans la clart&#233; du &lt;br class='autobr' /&gt;
soir. Le vent s'&#233;l&#232;ve de l'ombre, franchit l'herbe qu'il &lt;br class='autobr' /&gt;
ploie et le feuillage des arbres. Il passe &#224; la lumi&#232;re qui &lt;br class='autobr' /&gt;
se retire vers le haut. Il fait l'obscurit&#233; qui gagne. C'est &lt;br class='autobr' /&gt;
pourquoi la voix chante que la nuit est proche - &#224; &lt;br class='autobr' /&gt;
moins que ce ne soit l'inverse et qu'elle n'annonce que &lt;br class='autobr' /&gt;
la nuit va cesser et qu'il faut prendre garde.
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div align=&#034;right&#034;&gt;Bien affectueusement&lt;/div&gt;
&lt;br&gt;
&lt;p&gt;&lt;a id=&#034;5&#034;&gt;&lt;/a&gt;&lt;i&gt;Post-scriptum&lt;/i&gt; : J'ai oubli&#233; de te dire hier que ce sont des planches de D&#252;rer qui illustrent chaque chapitre de &lt;i&gt;La Nef des fous&lt;/i&gt;, et combien est int&#233;ressante la postface de Gaignebet, qui s'appuyant sur le 107&#176; chapitre : &lt;i&gt;Du salaire de la sagesse&lt;/i&gt;, et une vision de S&#233;bastien Brant, &#233;claire un livre plus construit qu'on ne pourrait le croire, une nef en v&#233;rit&#233;, dont le m&#226;t, l'arbre, la croix est form&#233;e par le chapitre 107.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; qui ram&#232;ne &#224; &lt;i&gt;M&#232;re Folle&lt;/i&gt; dont je t'ai parl&#233; &lt;a href=&#034;&#034;&gt;pr&#233;c&#233;demment&lt;/a&gt; ; on y lit en effet presque d'entr&#233;e (l'analyste s'adresse &#224; une abeille) : &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Tu devrais poser la question &#224; un qui s'y conna&#238;t.	Vole &lt;br class='autobr' /&gt;
jusqu'&#224; B&#226;le, la ville d'Erasme, de Paracelse, et de S&#233;bastien &lt;br class='autobr' /&gt;
Brant, l'auteur de &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.jose-corti.fr/titresetrangers/nef-des-fous.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Nef des fous&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, de pr&#233;f&#233;rence le jour du &lt;br class='autobr' /&gt;
Carnaval... Va rendre visite au psychanalyste Gaetano Benedetti. &lt;br class='autobr' /&gt;
Il sait d&#233;crypter le langage herm&#233;tique de la folie, un peu comme &lt;br class='autobr' /&gt;
Von Frisch l'a fait pour votre danse &#224; vous. J'ignore comment &lt;br class='autobr' /&gt;
votre Prix Nobel s'y est pris. Benedetti a pour m&#233;thode d'entrer &lt;br class='autobr' /&gt;
dans la danse, pour rejoindre son patient dans l'aire catastrophique qu'il hante.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ose lui parler de ses r&#234;veries &#224; lui et m&#234;me de ses r&#234;ves, &lt;br class='autobr' /&gt;
gageant qu'ils enregistrent et amplifient &#224; son insu les traces d'une &lt;br class='autobr' /&gt;
existence n&#233;gative o&#249; l'autre est absorb&#233; sans pouvoir l'exprimer.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il se fie aux mouvements qui l'entra&#238;nent sur l'erre de cette nef &lt;br class='autobr' /&gt;
des fous, quand l'inconscient th&#233;rapeutique peut, comme un &lt;br class='autobr' /&gt;
double, y p&#233;n&#233;trer. &#187; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La &#034;wagging dance&#034; des mots, une nouvelle all&#233;gorie ? en faire son miel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href='http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?article69#1' class=&#034;spip_in&#034;&gt;&#201;crire, &#224; la folie&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Compl&#233;mentairement : Il dit que la litt&#233;rature est orale : il faut ajouter que c'est &#224; voix basse. Quant &#224; la s&#339;ur, c'est d'elle pr&#233;cis&#233;ment que la figure familiale est absente chez Philippe : il la trouve ailleurs, autrement, hors famille et hors figure, cette femme ni m&#232;re ni amante qui signifie la provenance dans l'une et la pr&#233;venance de l'autre sans l'une ni l'autre, et qui murmure un secret inaudible.&lt;br&gt;
&#192; voix basse, on parle de ce qui est cach&#233;, de ce qui reste sous les choses, de ce qui ne peut &#234;tre confi&#233; qu'&#224; l'intimit&#233; dans laquelle, au lieu d'&#234;tre divulgu&#233;, le secret deviendra plus secret encore et plus intime que l'intimit&#233;. On parle de ce qui ne saurait &#234;tre expos&#233;, communiqu&#233;, parce que cela passe et pr&#233;c&#232;de toute communication : cela se communique depuis toujours et depuis avant toute communication. &lt;strong&gt;Cela n'est pas &#171; incommunicable &#187;, c'est beaucoup plus grave : cela n'a rien &#224; faire avec aucune communication, mais ouvre la possibilit&#233; de toutes.&lt;/strong&gt; Je souligne.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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