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	<title>lettre de la magdelaine</title>
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	<description>Les lettres tiennent du journal de lectures ; elles traitent de la litt&#233;rature comme question &#8212; et de ses bords : arts, philosophie, psychanalyse, au-del&#224; de l'actualit&#233; de la parution des livres.
Ronald Klapka</description>
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		<title>lettre de la magdelaine</title>
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		<title>Le f&#233;minin et la question philosophique</title>
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		<dc:date>2009-09-30T15:50:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ronald Klapka</dc:creator>


		<dc:subject>Derrida, Jacques</dc:subject>
		<dc:subject>Malabou, Catherine</dc:subject>
		<dc:subject>Dupuy-Dunier, Chantal</dc:subject>
		<dc:subject>Duras, Marguerite</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;30/09/09 &#8212; Catherine Malabou, Jacques Derrida, Chantal Dupuy-Dunier&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Les lettres&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot145" rel="tag"&gt;Derrida, Jacques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot379" rel="tag"&gt;Malabou, Catherine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot380" rel="tag"&gt;Dupuy-Dunier, Chantal&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot546" rel="tag"&gt;Duras, Marguerite&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Catherine Malabou, &lt;i&gt;Changer de diff&#233;rence&lt;/i&gt;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Mon rapport &#224; la philosophie ressemble beaucoup il est vrai &#224; une querelle acharn&#233;e et constante entre un homme et une femme. Mais l'issue de cette bataille est de plus en plus incertaine et inattendue. Je me d&#233;marie, me d&#233;saccouple, divorce un peu plus de la philosophie &#224; mesure que se construit ma pens&#233;e. De penser je suis absolue, isol&#233;e, absolument isol&#233;e. Je traverse l'espace philosophique dans une solitude absolue. Du coup, il n'a plus de limites, plus de murs, il ne me retient pas. C'est l&#224; ma seule chance. Il se peut que de cette d&#233;sorientation r&#233;sulte une oeuvre. Je rejoindrais alors le cort&#232;ge dont j'&#233;tais partie, celui de la marche progressive de la lib&#233;ration. Des femmes ? &#187;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces derni&#232;res lignes de &lt;i&gt;Changer de diff&#233;rence&lt;/i&gt;, ouvrage de Catherine Malabou qui para&#238;t aux &#233;ditions Galil&#233;e&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Catherine Malabou, Changer de diff&#233;rence, Le f&#233;minin et la question (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; seraient inint&#233;ressantes, si elles n'&#233;taient que l'indice d'un d&#233;senchantement. &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elles marquent une &#233;tape dans le parcours de la philosophe, et font le point sur la situation du f&#233;minisme au regard de la d&#233;construction et des gender studies, l'anti-essentialisme de l'une et des autres &#233;tant revu &#224; la lumi&#232;re des recherches de l'auteur &#224; partir du concept de plasticit&#233;. &#034;De la femme&#034; r&#233;siste donc, mais &#224; la mani&#232;re de &#034;l'&#233;criture&#034;, telle que la re&#231;oit, l'analyse Catherine Malabou, c'est &#224; dire &#224; l'aune de son &#034;degr&#233; z&#233;ro&#034;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Je fais allusion &#224; une contribution &#224; La Quinzaine litt&#233;raire : Ce que peut (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La volont&#233; de chance que marque aussi cette conclusion ne traduit donc pas un abandon (de la lutte) mais un changement de perspective. Le livre permet d'y voir clair.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est bien &#233;crit, je veux dire par l&#224; qu'il ne s'adresse pas qu'&#224; un public sui generis (i. e. de philosophes patent&#233;s), et vise donc au-del&#224; sans que l'accessibilit&#233; en rabatte sur la rigueur ; il est structur&#233; autour de quelques axes forts, et si le ton militant - la col&#232;re parfois - affleure souvent, il serait regrettable de ne voir dans quelques unes des formulations, que la seule expression d'un cas personnel : la situation d'une femme philosophe dans l'institution universitaire fran&#231;aise, que l'auteur s'est risqu&#233;e &#224; exposer &#224; tel ou tel endroit du livre. A cet &#233;gard, est appr&#233;ciable la disjonction par la ponctuation de l'expression : &#171; la marche progressive de la lib&#233;ration &#187; de la question &#171; Des femmes ? &#187;. En effet si la lib&#233;ration projet&#233;e, ne s'effectuera pas sans, prioritairement, celle des femmes, celle de tout un chacun, sans exclusive, est, manifestement, le mot de la fin. &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quoi dire donc de ce beau livre, &#233;crit avec passion, mais aussi avec raison (s), qui en fasse, dans le cadre d'une recension, un livre pour penser-avec, discuter-avec ?&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plut&#244;t que de s'emparer de son ordonnancement argumentatif, aller au coeur de ce qui aura s&#233;duit. Alors, un chapitre. Et pardon pour ceux qui n'ont pas &#034;grandi-avec&#034; ! &lt;i&gt;Grammatologie et plasticit&#233;&lt;/i&gt;. Ce titre appara&#238;tra peut-&#234;tre comme un passage de t&#233;moin dans la course de relais philosophique. Voire ! ce n'est pas me semble-t-il l'essentiel. En effet s'y lit un travail des plus respectueux, au plus pr&#232;s de la lettre du texte (et de son esprit, l'oeuvre est aujourdhui connue et reconnue), pour le relever, non par esprit de syst&#232;me, mais parce que du temps a pass&#233;, et que la distance permet de relire diff&#233;remment, hors des probl&#233;matiques (de leur poids) d'un autre temps (celui de la linguistique reine). Sans confiturer sur ma connaissance du texte de Derrida, il est clair qu'en son &#233;poque, mille promesses se disaient, du neuf et du nerf ! Si de ces promesses initiales bien des sentiers ont bifurqu&#233;, reprendre aujourd'hui &#224; nouveaux frais c'est sans doute tr&#232;s simplement monter sur les &#233;paules de qui a pr&#233;c&#233;d&#233;. Ce que Catherine Malabou fait avec un vrai tact d'une part mais aussi avec la pertinence indispensable pour &#233;clairer les enjeux du jour qui ont, forc&#233;ment, chang&#233;.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De l'ensemble du livre, c'est, pour moi, le meilleur lieu philosophique. Quid alors des autres chapitres ? Le premier a une valeur historique certaine : &#233;motion de retrouver des argumentaires de Luce Irigaray, la mani&#232;re g&#233;n&#233;reuse mais aujourd'hui presque pataude d'Emmanuel Levinas, &#034;sauvant&#034; &#224; la fois &#034;l'&#233;minente dignit&#233; de la femme&#034; (oui je cite une encyclique) et sa place au foyer (j'exag&#232;re ?)... Oui, &#231;a ne saurait (philosophiquement) coller aujourd'hui. Et les &lt;i&gt;Gender studies&lt;/i&gt; ? le &#034;trouble dans le genre&#034; ? Si Catherine Malabou reconna&#238;t leurs immenses m&#233;rites en termes de changement des mentalit&#233;s (lorsqu'elles consistent en la pens&#233;e binaire ou la culture h&#233;rit&#233;e prise pour une loi de l'esp&#232;ce), elle leur reproche de ne pas faire droit aux irr&#233;ductibles qu'avaient point&#233;s les f&#233;ministes de la &#034;premi&#232;re g&#233;n&#233;ration&#034; ; je renvoie ici au paragraphe sur les l&#232;vres, non sans pointer au passage, et pour en d&#233;coudre, que celles-ci sont aussi le lieu de l'exultation. &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; partir de l&#224;, se diriger vers ce chapitre figuratif : le ph&#233;nix, l'araign&#233;e, la salamandre. Un beau moment philologique sur le terme recouvrer, et en &#233;cho &#224; &#171; Le temps des adieux &#187;, texte publi&#233; par Derrida suite &#224; la soutenance de th&#232;se de C. Malabou&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jacques Derrida, Le temps des adieux. Heidegger (lu par) Hegel (lu par) (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Cet ensemble sera mieux saisi me semble-t-il, avec quelques lueurs sur les travaux en cours de la philosophe, les publications r&#233;centes, qui ouvrent en effet des pistes de r&#233;flexion entre psychanalyse et neurobiologie, en raison de la plasticit&#233; c&#233;r&#233;brale&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. Les nouveaux bless&#233;s, De Freud &#224; la neurologie, penser les traumatismes (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Fort prudemment, je m'abstiens, par m&#233;connaissance, mais non par d&#233;sint&#233;r&#234;t, de tout commentaire sur cette voie, qui, d&#233;j&#224;, ouvre heureusement &#224; des changements de regard, sur la maladie d'Alzheimer par exemple.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les citations en exergue de la derni&#232;re partie, des statistiques scandaleuses, devraient sans doute &#234;tre rappel&#233;es journellement, qui d&#233;noncent les atteintes faites aux femmes en quelque lieu que ce soit, sans m&#233;conna&#238;tre celles qui s'exercent au pays d'Olympe de Gouges et Saint-Just r&#233;unis : le bonheur n'est pas encore une id&#233;e neuve pour certaines d'entre nous.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Catherine Malabou y rel&#232;ve que les femmes philosophes au si&#232;cle dernier n'ont pas eu l'aura d'une Marguerite Duras, d'une Georgia O'Keefe, ou d'une Pina Bausch en leurs domaines respectifs ; j'ai pour ma part le sentiment qu'une Simone Weil ou encore une Simone de Beauvoir ont laiss&#233; dans notre histoire, et dans la vie de la pens&#233;e, une trace qui est rien moins que philosophique. Mais peut-&#234;tre alors faut-il s'accorder sur ce qui a droit &#224; cette dignit&#233; (et qui la conf&#232;re).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a id=&#034;2&#034;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Chantal Dupuy-Dunier, La po&#233;sie au jour le jour&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il y a dans les derni&#232;res pages du livre de Catherine Malabou, un je-ne-sais-quoi d'eckhartien, quelque chose de l'ordre de la d&#233;propriation qui rend libre. &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si &#224; son exemple, je ne d&#233;daigne pas de &#034;ceindre mes reins comme un brave&#034; pour me colleter au concept : bravo pour la th&#232;se sur Hegel&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Catherine Malabou, L'avenir de Hegel, Plasticit&#233;, temporalit&#233;, dialectique, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et la plasticit&#233; raviv&#233;e, oui, voil&#224; quelque chose de bien vivant... il m'arrive que les mots les plus simples avec un tr&#232;s tr&#232;s simple &#233;cart (&#224; peine perceptible et qui alors - de mon point de vue change tout pour ce qui est de voir &lt;i&gt;l'ordinaire des jours&lt;/i&gt;) fassent alors po&#233;sie, sans pr&#233;tention apparente.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi ai-je commenc&#233; &#224; feuilleter en librairie &lt;i&gt;&#201;ph&#233;m&#233;ride&lt;/i&gt; de Chantal Dupuy-Dunier&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Chantal Dupuy-Dunier, &#201;ph&#233;m&#233;ride, Flammarion, 2009.&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, et de page en page, en suis venu &#224; me procurer ce livre, &#224; m'interroger sur son pouvoir, ses pouvoirs, et je ne sais pas bien dire : le temps passe, la vie passe, le monde passe, et pourtant quelques mots suffisent &#224; renvoyer &#224; des sensations v&#233;cues, &#224; une ontologie aussi basique qu'abyssale, parm&#233;nidienne ? ce qui est l&#224; est l&#224;, et rien d'autre. Catherine Malabou rend ductile le passage de l'&#233;tant &#224; l'&#234;tre, en s'affairant aux fourneaux de l'ontologie, Chantal Dupuy-Dunier n'en pense pas moins, et quand elle &#233;voque l'&#233;paule de son compagnon, c'est par le truchement de la po&#233;sie que s'effectue le &#034;changement de diff&#233;rence&#034;.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne sais si les &#233;ph&#233;m&#233;rides de l'enfance (avec des indications pour la vie agricole) existent encore, avec leur page d&#233;couverte jour apr&#232;s jour (le non-massicot&#233; du pauvre) ; peut-&#234;tre vaudrait-il de lire le recueil comme il se propose (qui y r&#233;sisterait ?), depuis le 15 avril d'une ann&#233;e au 14 de l'autre (bissextile : 29 f&#233;vrier ; &lt;i&gt;Jour de verre/jour transparent&lt;/i&gt;).&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, parmi ces 366, je vous propose :&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(17 juin)&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme un chat qui s'&#233;tire,&lt;br&gt;
l'ombre de la maison s'allonge dans la cour, &lt;br&gt;
griffant les marches&lt;br&gt;
devant le portail.&lt;br&gt;
C'est l'heure o&#249; le jardin&lt;br&gt;
attend notre venue.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Catherine Malabou, &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.editions-galilee.fr/f/index.php?sp=liv&amp;livre_id=3279&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Changer de diff&#233;rence&lt;/a&gt;, Le f&#233;minin et la question philosophique&lt;/i&gt;, &#233;ditions Galil&#233;e, septembre 2009, p. 158.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Je fais allusion &#224; une contribution &#224; La Quinzaine litt&#233;raire : &lt;i&gt;Ce que peut la litt&#233;rature. Degr&#233; z&#233;ro&lt;/i&gt;, Revue n&#176; 807 parue le 01-05-2001.&lt;br&gt; Comme il arrive fr&#233;quemment, des textes &#171; de commande &#187;, r&#233;dig&#233;s dans une certaine urgence, mus par la n&#233;cessit&#233; int&#233;rieure, en disent bien plus que de longs trait&#233;s, allant &#224; l'essentiel, sans se soucier de quelque appr&#234;t que ce soit. A sa mani&#232;re, ce texte est programmatique de &lt;i&gt;Changer de diff&#233;rence&lt;/i&gt;.&lt;br&gt; cf. : &#171; Si la litt&#233;rature est un art, elle ne peut en effet qu'accomplir son &#233;mancipation symbolique en situant son propre lieu en &lt;br class='autobr' /&gt;
ce point z&#233;ro qui la d&#233;livre de deux formes de captivit&#233;, celle de la langue, donc, - c'est-&#224;-dire de la langue ordinaire et de ses significations s&#233;diment&#233;es - et celle du style, c'est-&#224;-dire de la stylistique, qui renvoient &#224; un mode autarcique, &#224; une id&#233;ologie pr&#233;sentant l'auteur comme coup&#233; de la soci&#233;t&#233; et r&#233;duit &#224; un splendide isolement. Le degr&#233; z&#233;ro de l'&#233;criture, c'est la litt&#233;rature qui s'absente d'elle-m&#234;me, qui renonce &#224; &lt;br class='autobr' /&gt;
son L majuscule. L'&#233;criture sans qualit&#233;s. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jacques Derrida, &lt;i&gt;Le temps des adieux&lt;/i&gt;. Heidegger (lu par) Hegel (lu par) Malabou, &lt;i&gt;Revue Philosophique de France et de l'&#233;tranger&lt;/i&gt;, &lt;br&gt;n&#176; 1, PUF, p. 3-47.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. &lt;i&gt;Les nouveaux bless&#233;s, De Freud &#224; la neurologie, penser les traumatismes contemporains&lt;/i&gt;, Bayard, 2007.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Catherine Malabou, L&lt;i&gt;'avenir de Hegel, Plasticit&#233;, temporalit&#233;, dialectique&lt;/i&gt;, Vrin, 1997.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Chantal Dupuy-Dunier,&lt;i&gt; &#201;ph&#233;m&#233;ride&lt;/i&gt;, Flammarion, 2009.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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