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	<title>lettre de la magdelaine</title>
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	<description>Les lettres tiennent du journal de lectures ; elles traitent de la litt&#233;rature comme question &#8212; et de ses bords : arts, philosophie, psychanalyse, au-del&#224; de l'actualit&#233; de la parution des livres.
Ronald Klapka</description>
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		<title>lettre de la magdelaine</title>
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		<title>D&#233;finir avec Anne Serre, pour d&#233;buter, et Conrad Stein, pour continuer</title>
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		<dc:date>2011-10-06T15:32:05Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ronald Klapka</dc:creator>


		<dc:subject>Taylor, John</dc:subject>
		<dc:subject>Schneider, Monique</dc:subject>
		<dc:subject>Gori, Roland</dc:subject>
		<dc:subject>Powers, Jessica</dc:subject>
		<dc:subject>Stein, Conrad</dc:subject>
		<dc:subject>Serre, Anne</dc:subject>
		<dc:subject>Transtr&#246;mer, Tomas</dc:subject>
		<dc:subject>Richard, Jean-Pierre</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;06/10/2011 &#8212; Anne Serre, Conrad Stein&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Les lettres&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot71" rel="tag"&gt;Taylor, John&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot289" rel="tag"&gt;Schneider, Monique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot324" rel="tag"&gt;Gori, Roland&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot704" rel="tag"&gt;Powers, Jessica&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot889" rel="tag"&gt;Stein, Conrad&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot1156" rel="tag"&gt;Serre, Anne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot1229" rel="tag"&gt;Transtr&#246;mer, Tomas&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot1242" rel="tag"&gt;Richard, Jean-Pierre&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div style=&#034;margin-left:20px&#034;&gt;I would define my love in some incredible penance&lt;br&gt;
Of which no impotent language is aware.
&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Je d&#233;finirais mon amour comme une p&#233;nitence incroyableDont nulle langue, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&lt;i&gt;Les D&#233;butants&lt;/i&gt;, Anne Serre&lt;br&gt;&#8195;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Associer les vers de la carm&#233;lite-po&#232;te am&#233;ricaine, et les travaux d'Anne Serre n'a rien d'une fac&#233;tie. Dans l'itin&#233;raire de la famille spirituelle de la premi&#232;re on parlera de &lt;i&gt;commen&#231;ants&lt;/i&gt;, de sacrifice des l&#232;vres, et pour dire l'ineffable s'imposera le recours &#224; l'oxymore. Ici, pour t&#226;cher de d&#233;finir le mot amour, il ne faut pas moins qu'un roman. Je l'ai lu, avec un immense int&#233;r&#234;t, un intense plaisir, j'ai aussi souffert avec les personnages : Anne Serre sait, d'un savoir que le critique, &#233;ternel grand d&#233;butant, pourra toujours s'employer &#224; d&#233;finir, sait donc ce qu'&#233;crire &lt;i&gt;veut &lt;/i&gt; dire. J'ai not&#233; &#8212; je ne serai pas le seul &#8212; et je partirai de l&#224;, comment Marc Fumaroli accueille ce nouveau livre&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Marc Fumaroli, a accueilli aussi avec faveur, Un Chapeau l&#233;opard, &#233;galement (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et en particulier comment il conclut :&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Dans ce roman, qui revient aux sources profondes du genre, la soci&#233;t&#233;, la vie professionnelle, le monde, la &#171; r&#233;alit&#233; &#187; sont rel&#233;gu&#233;s dans le flou. Si Guillaume, Thomas, Anna ne sont pas &#233;crivains, ils partagent du moins avec l'&#233;crivain ou l'artiste cette &#233;vidence capitale que la v&#233;rit&#233; du c&#339;ur et de l'&#226;me est ailleurs que dans la r&#233;alit&#233; sociale et qu'elle est &#224; chercher jour et nuit dans l'affectivit&#233;, dans l'intimit&#233;, dans un loisir qui n'a rien d'oisif, car c'est en lui que se livrent les travaux titanesques et que s'op&#232;rent les &#233;preuves terribles dont l'enjeu est l'unique n&#233;cessaire : la v&#233;rit&#233; du d&#233;sir. V&#233;rit&#233; romanesque, a dit Ren&#233; Girard, &#224; d&#233;gager de la gangue du mensonge romantique et naturaliste. &lt;i&gt;Les D&#233;butants&lt;/i&gt; ? Oui, sur ce chemin, nous le sommes tous. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;A retrouver dans le dossier de presse, chez l'&#233;diteur, avec d'autres (&#8230;)&#034; id=&#034;nh3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant de pareil sujet, on pouvait tout craindre. Mais voil&#224; il est possible de dire autrement ce qui de loin appara&#238;trait comme une banale affaire de trio amoureux, lisons plut&#244;t, au mitan du livre :&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les jours passent. Elle appelle, il r&#233;pond, il a toujours r&#233;pondu aussit&#244;t quand elle l'appelait, m&#234;me lorsqu'il &#233;tait en r&#233;union, en plein travail, au bout du monde. Elle passait toujours avant tout. Il est malheureux, il souffre, mais il r&#233;pond. Elle essaie de lui faire comprendre qu'il n'y a pas lieu d'&#234;tre malheureux, que c'est une erreur. Certes elle a ce lien avec Thomas, et alors, cela l'emp&#234;che-t-elle de l'aimer lui aussi, lui d'abord ? Ce n'est pas qu'elle aime peu Thomas, c'est qu'elle l'aime autrement, tout &#224; fait autrement que lui, c'est absurde qu'il compare, Thomas n'est pas un rival, il est comme un autre pays, comment peut-on exiger de quelqu'un qu'il n'aime qu'un seul pays quand deux lui plaisent beaucoup ? N'est-il pas tout &#224; fait normal et m&#234;me sain d'&#234;tre capable d'aimer deux pays ? Guillaume persiste &#224; ne pas la comprendre. Peut-&#234;tre est-ce une question de mots ? Du sens que chacun donne &#224; certains mots ? Mais elle avait toujours cru qu'ils parlaient la m&#234;me langue. Or, elle commence &#224; comprendre : lorsqu'il dit aimer il veut dire &#234;tre amoureux, plein de d&#233;sir et d'&#233;moi. Elle, non. &#187; (93)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus loin :&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Elle voudrait dormir avec l'un, avec l'autre, et m&#234;me, pourquoi pas, avec les deux ensemble. L'un serait devant et l'autre derri&#232;re, elle serait coll&#233;e contre le dos de l'un et l'autre serait coll&#233; contre son dos &#224; elle. Comme elle serait heureuse dans cette chaleur, cette gangue. Comme il est dommage que les hommes ne puissent aimer ainsi une femme &#224; deux sans en faire toute une histoire. Alors ils ne se quitteraient plus tous les trois. Il n'y aurait plus tous ces probl&#232;mes de division, d&#233;chirure, choix mortel. Mais quand elle regarde leurs visages dans le ciel, elle voit qu'ils ne sont pas du tout d'accord, ni l'un ni l'autre, avec ce programme. &#187; (105-106)&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On voit que c'est un peu plus subtil, et, pour les lecteurs, d'Anne Serre (Anne, alors ?) se reconna&#238;t ce qu'il est convenu d'appeler une musique d'auteur, celle de la voix narratrice, celle des verbes aussi, et le rythme de la phrase qui &#233;pouse celui des mouvements int&#233;rieurs des personnages, car d&#233;finir n'est pas simple, les questions se posent, l'&lt;i&gt;agere contra&lt;/i&gt; s'impose, un discernement plus subtil se propose, et c'est bien une question de langue et de mots. A laquelle la litt&#233;rature, par exemple, pour l'exemple, apporte sa m&#233;diation, et c'est la figure de &lt;i&gt;Jude l'obscur &lt;/i&gt; qui conduira &#224; ce que Thomas, sorti du livre, s'enhardisse, qui sera venu mettre le doigt sur la plaie, figur&#233;e ici parce qui n'avait que les apparences de la r&#233;ussite amoureuse - aux yeux du &#171; monde &#187; - : &#171; c'est dingue, dit-il &#187;, et &#171; elle &#187;, &#171; rit. &#187;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il m'a &#233;t&#233; donn&#233; un jour, incidemment, de d&#233;couvrir la puissance de p&#233;n&#233;tration de la pens&#233;e litt&#233;raire d'Anne Serre &#8212; &lt;i&gt;la petite &#233;p&#233;e du coeur&lt;/i&gt;&#8212; &#224; l'occasion d'un article, un &#034;rebonds&#034; du journal Lib&#233;ration, qui m'avait valu une vive controverse avec un &lt;i&gt;alter ego&lt;/i&gt; dans les cheminements d'&#233;criture (de ce jour ils se s&#233;par&#232;rent) :&lt;i&gt; Donnez-leur du feu ! &lt;/i&gt; cet article&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Non-fumeur, j'ai &#233;t&#233; saisi par ce texte, Fumer fait vivre, du 13 septembre (&#8230;)&#034; id=&#034;nh4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; dont j'avais oubli&#233; qu'elle en &#233;tait l'auteure, a resurgi en m&#233;moire &#224; la relecture du &lt;i&gt;Cheval blanc d'Uffington&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Apr&#232;s l'unum necessarium de Fumaroli, oserai-je parler d'un livre-culte ? Le (&#8230;)&#034; id=&#034;nh5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, la narratrice y fume cons&#233;quemment. Il ne s'agissait pas d'une facile apologie du tabagisme, mais de la quintessence du litt&#233;raire qui se dit parfois encore mieux encore quand &#034;le livre n'est pas dans le livre&#034; (Michon) quand les gestes, les regards sont &#224; la hauteur de ce qui sera mis en mots&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La r&#233;ciproque &#233;tant vraie. Ceci posait probl&#232;me &#224; mon ami : &#171; Sans cigarette (&#8230;)&#034; id=&#034;nh6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec &lt;i&gt;Les D&#233;butants&lt;/i&gt;, ouvrage d'une belle ampleur, Anne Serre nous donne de son feu, qui r&#233;chauffe, &#233;claire, br&#251;le parfois. Il ne faut pas craindre de s'y exposer. Ce qui fut sans doute une belle aventure d'&#233;criture, sera pour beaucoup une belle aventure de lecture, et peut-&#234;tre, souhaitons leur, quant aux repr&#233;sentations re&#231;ues (litt&#233;raires, entre autres) : &lt;i&gt;un grand chambardement int&#233;rieur.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a id=&#034;2&#034;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Conrad Stein, pour continuer&lt;br&gt;&#8195;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Un colloque en hommage &#224; Conrad Stein (d&#233;c&#233;d&#233; le 16 ao&#251;t 2010&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire cette notice de Jacques S&#233;dat, &#233;tablie pour la circonstance.&#034; id=&#034;nh7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;), vient de se tenir les 30/09 et 01/10 au Coll&#232;ge des Bernardins, sous le chef &lt;i&gt;Psychanalyse et Transmission&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Journ&#233;es organis&#233;es par la soci&#233;t&#233; &#171; M&#233;decine et Psychanalyse &#187; sous la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Il est l'occasion d'une nouvelle publication de &lt;i&gt;L'Enfant imaginaire&lt;/i&gt; en &#233;dition de poche (Champs Flammarion)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Conrad Stein, L'enfant imaginaire, collection Champs, 2011, &#233;ditions (&#8230;)&#034; id=&#034;nh9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et de la parution d'un volume, intitul&#233; &lt;i&gt;Le monde du r&#234;ve, le monde des enfants&lt;/i&gt; (Aubier-Psychanalyse)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Conrad Stein, Le monde du r&#234;ve, le monde des enfants, Aubier/Psychanalyse, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, deux th&#232;mes chers &#224; l'auteur&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Roland Gori, &#224; la c&#233;l&#233;bration de l'oeuvre duquel la &#034;magdelaine&#034; s'est (&#8230;)&#034; id=&#034;nh11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;b&gt;&#8212; &lt;i&gt;L'enfant imaginaire&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La quatri&#232;me de couverture de l'&#233;dition de 1987 (la premi&#232;re en 1971), reprenait une recension de Nicolas Abraham dans la revue &lt;i&gt;Critique&lt;/i&gt; n&#176; 319, d&#233;cembre 1973 ; l'essentiel y est dit jusque dans sa pointe : &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; VISITE D'UN LABORATOIRE. R&#233;ception du visiteur. Tout bien arrang&#233; pour lui faciliter la t&#226;che : &#233;tiquettes, un ordre exemplaire et classique :&lt;i&gt; La Situation analytique. Le Complexe d'&#338;dipe. Le Complexe de castration.&lt;/i&gt; Puis la recherche personnelle : &lt;i&gt;l'Espace psychanalytique&lt;/i&gt;. De toutes ces machines, bien proprement dispos&#233;es, on montre comment le fonctionnement va de soi. Mais &#224; c&#244;t&#233; des &#233;vidences, on n'&#233;pargnera pas au visiteur les h&#233;sitations ayant pr&#233;c&#233;d&#233; les r&#233;sultats obtenus, les recherches, les t&#226;tonnements, l'obstination du chercheur ... Ce que l'on ressent chez Conrad Stein, c'est que ses th&#233;ories psychanalytiques ne sont pas pur exercice intellectuel- comme ses d&#233;tracteurs l'insinuent quelquefois mais s'authentifient par et dans un inconscient actif et productif, o&#249; elles prennent ancrage. Pour ma part, je suis heureux qu'il m'ait &#233;t&#233; donn&#233; de soulever un coin du voile et de retrouver pour moi, et peut-&#234;tre pour vous, dans un ouvrage technique de grande valeur, une &#339;uvre qui, sans rien &#244;ter au premier, l'enrichit d'une po&#233;sie que seule la psychanalyse peut mettre au jour. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;A preuve, du c&#244;t&#233; de la po&#233;sie, par exemple, cette rubrique de l'Index (&#8230;)&#034; id=&#034;nh12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'y vais de mon grain de sel, manifestant ma pr&#233;dilection pour certain &lt;i&gt;Post-scriptum&lt;/i&gt; aux pages 111-116 de l'&#233;dition Deno&#235;l : &lt;i&gt;L'esprit de l'escalier&lt;/i&gt;. Le lecteur, &#233;crivain ou psychanalyste, tant&#244;t l'un, tant&#244;t l'autre, ne manquera pas d'&#234;tre conquis (requis aussi dans sa patience) par cet abr&#233;g&#233; saisissant du discours de la m&#233;thode en analyse selon Conrad Stein&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Je d&#233;coupe (pp. 115-116) : &#171; En reconnaissant bien volontiers que je (&#8230;)&#034; id=&#034;nh13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, et qui pourrait valoir, c'est mon point de vue, pour l'analyse litt&#233;raire ; c'est un apport consid&#233;rable de celui, qui, &#224; des disciples, pr&#233;f&#233;rait des interlocuteurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;&#8212; &lt;i&gt;Le monde du r&#234;ve, le monde des enfants&lt;/i&gt;&lt;/b&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;L'enfant imaginaire&lt;/i&gt; justifiait son titre par ceci &#8212; que confirme sa lecture : &#171; Le b&#233;n&#233;fice du travail d'une psychanalyse r&#233;side dans la production d'une &#339;uvre repr&#233;sentative d'un enfant qui serait &#224; la fois soi et produit par soi et dont l'av&#232;nement est suppos&#233; devoir se produire du fait de sa reconnaissance par un tiers qui est, en premier lieu, le psychanalyste. Exp&#233;rience personnelle, pratique du m&#233;tier de psychanalyste et &#233;criture du texte analytique sont indissociablement unies dans la r&#233;f&#233;rence &#224; cet enfant imaginaire. &#187; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On imagine sans peine que l'ouvrage publi&#233; aujourd'hui est de la m&#234;me veine en ses diff&#233;rents chapitres&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb14&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire ce sommaire : Psalmodie &#224; voix tue / Henry BAUCHAU ; Conrad Stein ou (&#8230;)&#034; id=&#034;nh14&#034;&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, en n'omettant pas de pr&#233;ciser, selon le titre de la revue &#224; laquelle Conrad Stein aura contribu&#233;, leur essentielle tonalit&#233; d'&lt;i&gt;&#233;tudes freudiennes&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb15&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dont quelques unes disponibles en ligne.&#034; id=&#034;nh15&#034;&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans sa pr&#233;face &#224; &lt;i&gt;&#338;dipe ou la l&#233;gende du conqu&#233;rant&lt;/i&gt; de Marie Delcourt&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb16&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Edition Belles Lettres, 1981 ; l'ouvrage de Marie Delcourt dans sa version (&#8230;)&#034; id=&#034;nh16&#034;&gt;16&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, Conrad Stein proc&#232;dait d'ailleurs comme un v&#233;ritable clinicien du texte de Freud, pour le plus grand plaisir du lecteur, qui d&#233;couvre les libert&#233;s que prit le fondateur de la psychanalyse avec l'&lt;i&gt;&#338;dipe Roi&lt;/i&gt; de Sophocle, cr&#233;ant ainsi une nouvelle version du mythe. C'est de cette perspicacit&#233; aiguis&#233;e, qu'il est ici fait offrande au lecteur, &#224; l'instar de ce &#034;don de la parole en psychanalyse&#034; qu'apposait nagu&#232;re au nom de Conrad Stein un hommage de &lt;i&gt;Cliniques m&#233;diterran&#233;ennes&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb17&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Conrad Stein : le don de la parole en psychanalyse, Cliniques (&#8230;)&#034; id=&#034;nh17&#034;&gt;17&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nul &#233;tonnement donc, que la partie &lt;i&gt;Le monde du r&#234;ve&lt;/i&gt; donne &#224; lire &lt;i&gt;&#338;dipe le surhumain&lt;/i&gt;, ou le d&#233;saveu du f&#233;minin auquel et il faut en remercier les responsables de l'&#233;dition&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb18&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dani&#232;le Brun indique comment les textes du volume retravaill&#233;s au cours des (&#8230;)&#034; id=&#034;nh18&#034;&gt;18&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; r&#233;pond &lt;i&gt;Le savoir de Jocaste&lt;/i&gt; [mais &lt;i&gt;quelle&lt;/i&gt; Jocaste, portons-nous donc en nous ?] par Monique Schneider. Celle-ci a r&#233;dig&#233; &#233;galement &lt;i&gt;Freud invit&#233;&lt;/i&gt;. A propos du s&#233;minaire de Conrad Stein sur&lt;i&gt; l'Interpr&#233;tation des r&#234;ves&lt;/i&gt; et son commentaire &lt;i&gt;Le bois de l'holocauste : sur l'&#233;criture de Freud&lt;/i&gt; [et de l'importance du &lt;i&gt;rer&#234;ver...&lt;/i&gt;], dans les &lt;i&gt;lin&#233;aments&lt;/i&gt; de laquelle Stein nous aura introduits pr&#233;alablement. Une introduction d'une limpidit&#233; redoutable : &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Non content d'estimer avec Freud que cet ouvrage contient en germe tous les d&#233;veloppements ult&#233;rieurs de la psychanalyse, je me propose donc de faire valoir que l'on peut trouver dans &lt;i&gt;L'Interpr&#233;tation des r&#234;ves&lt;/i&gt; les lin&#233;aments d'une probl&#233;matique sur laquelle Freud ne s'est jamais pench&#233;, ceux d'une th&#233;orie des processus &#224; l'&#339;uvre dans la situation analytique &#187;. &lt;br&gt;Nous voil&#224; avertis : reste, &#224; s'y tenir.
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les deux &#233;critures se r&#233;pondent aussi en ce sens qu'elles obligent &#224; une lecture patiente, quasi philologique, insistante pourrait-on dire avec Bollack, avec ce profit qu'elles d&#233;placent des repr&#233;sentations, mettent au travail, ou en travail. Il ne s'agit donc pas de lecture &#171; savante &#187; (&#224; l'instar de celle de Faust, elle accumule des savoirs, mais est inefficiente), mais d'une lecture que Conrad Stein qualifiait volontiers de &#171; po&#233;tique &#187;, de sorte que le lecteur trouve son bien dans ce qui lui est r&#233;v&#233;l&#233; au cours de la lecture.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est bien &#233;videmment le cas pour ce qui est des deux parties suivantes : &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; &lt;i&gt;Le monde des enfants&lt;/i&gt;, avec un important chapitre, le cinqui&#232;me : &lt;i&gt;Qu'est-ce qu'on t'a fait, &#224; toi, pauvre enfant ?&lt;/i&gt; et son sous-titre : Ou l'efficience de l'interpr&#233;tation, tandis que le septi&#232;me reprend un texte publi&#233; autrefois chez &lt;i&gt;Calligrammes&lt;/i&gt;, les &#201;rinyes d'une m&#232;re en deux parties, o&#249; l'on retrouvera les travaux de l'hell&#233;niste Marie Delcourt, la seconde d&#233;di&#233;e &#224; Nicolas Abraham, ce qui n'est pas sans signification. &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Une partie plus &#171; clinique &#187;, intitul&#233;e &lt;i&gt;Dans l'univers de la s&#233;ance&lt;/i&gt;, avec au centre : &lt;i&gt;Effets d'offrande, situation de danger&lt;/i&gt; [Sur une difficult&#233; majeure de la psychanalyse] ; prendra-t-on le dernier chapitre pour une conclusion ? &lt;i&gt;La travers&#233;e du tragique en psychanalyse&lt;/i&gt; r&#233;pond circonstanciellement &#224; l'ouvrage de Patrick Guyomard &lt;i&gt;La jouissance du tragique&lt;/i&gt; qu'il rejoint en ceci : &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; ...la travers&#233;e du tragique en psychanalyse ne saurait trouver son issue autrement que dans une reprise du travail de construction, soit du travail psychanalytique proprement dit. Ce dernier se pr&#233;sente donc comme un travail de deuil au terme duquel le sujet advient dans l'accession au registre du symbolique. Voil&#224; qui permet d'entrevoir en quoi la travers&#233;e du tragique aura apport&#233; au patient un b&#233;n&#233;fice. &lt;br&gt;
De son c&#244;t&#233;, ce n'est pas sans b&#233;n&#233;fice que l'analyste se fait cause du d&#233;sir d'un autre, contrairement &#224; ce que Lacan note dans son &lt;i&gt;S&#233;minaire sur l'&#233;thique&lt;/i&gt; ; il faut entendre que c'est sans b&#233;n&#233;fice manifeste. J'ai not&#233; jadis que les s&#233;ances du patient ont les meilleures chances de d&#233;boucher sur sa psychanalyse si elles sont pour le psychanalyste le lieu privil&#233;gi&#233; de la poursuite de la sienne, ce qui veut dire, il le faut ajouter maintenant, que le travail du deuil ne peut avoir lieu que s'il s'effectue des deux c&#244;t&#233;s &#224; la fois. &#187; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une mani&#232;re de clore sur la fa&#231;on dont Conrad Stein concevait l'analyse, une architecture, l'espace d'une &#171; double rencontre &#187;.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi aura &#233;t&#233; bross&#233;e &#224; tr&#232;s gros traits l'&#233;conomie de ce livre, dont il est heureux, qu'il ait, en poche, son Nebenmensch [&lt;i&gt;L'enfant imaginaire&lt;/i&gt; en l'occurrence] pour les lecteurs &lt;i&gt;d&#233;butants&lt;/i&gt;.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Je d&#233;finirais mon amour comme une p&#233;nitence incroyable&lt;br&gt;Dont nulle langue, impuissante, n'a connaissance.&lt;br&gt; Jessica Powers, &lt;i&gt;Lieu de splendeur&lt;/i&gt;, &lt;a href=&#034;http://www.arfuyen.fr/html/ficheauteur.asp?id_aut=1059&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#233;ditions Arfuyen&lt;/a&gt;, traduction G&#233;rard Pfister, 1989.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;*&lt;/center&gt;&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Marc Fumaroli, a accueilli aussi avec faveur, &lt;i&gt;Un Chapeau l&#233;opard&lt;/i&gt;, &#233;galement publi&#233; au &lt;a href=&#034;http://www.mercuredefrance.com/auteur-Anne_Serre-67-1-1-0-1.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mercure de France&lt;/a&gt;, tout comme &lt;i&gt;Le Narrateur&lt;/i&gt;, ou encore &lt;i&gt;Le Cheval blanc d'Uffington&lt;/i&gt;. Le parcours d'&#233;crivain d'Anne Serre est riche : publications aux &#233;ditions &lt;a href=&#034;http://www.champ-vallon.com/Pages/Pagesdetours/Serre.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Champ Vallon&lt;/a&gt;, au Temps qu'il fait (&lt;i&gt;La petit &#233;p&#233;e du coeur, Film&lt;/i&gt;), et chez Verdier, &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.editions-verdier.fr/v3/oeuvre-lemat.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le &#183;mat&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, un livre qui r&#233;pond admirablement &#224; la commande qui lui a &#233;t&#233; faite &#8212; lire cette &lt;a href=&#034;http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/IMG/pdf/LPM.pdf&#034;&gt;chronique&lt;/a&gt; de Xavier Girard (&lt;i&gt;La Pens&#233;e de Midi&lt;/i&gt;). &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une mani&#232;re g&#233;n&#233;rale, l'accueil critique est des plus favorables, d&#232;s 1999 Jean-Pierre Richard, avait r&#233;serv&#233; sous le titre pr&#233;monitoire : &lt;i&gt;Histoires d'amour&lt;/i&gt;, un de ses &lt;i&gt;Essais de critique buissonni&#232;re&lt;/i&gt; &#224; ce qui avait d&#233;j&#224; &#233;t&#233; publi&#233; jusqu'alors, avec une emphase plus prononc&#233;e pour &lt;i&gt;Les Gouvernantes&lt;/i&gt;, &#224; c&#244;t&#233; d'&lt;i&gt;Eva Lone&lt;/i&gt;, et de &lt;i&gt;Un voyage en ballon&lt;/i&gt;, une critique tr&#232;s inspir&#233;e par les travaux de Bellemin-No&#235;l, o&#249; sensualit&#233;, &#233;rotisme et cruaut&#233; font bon m&#233;nage. Tr&#232;s r&#233;cemment, John Taylor, nous donne dans le troisi&#232;me volume de &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.transactionpub.com/title/Paths-to%20Contemporary%20French%20Literature-978-1-4128-1862-9.html?srchprod=1&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Paths to French contemporary literature&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; (Transaction Publishers) une de ses empathiques lectures dont il a le secret, en voici, p. 56, un trait lumineux :&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Serre's coherent, if evolving, oeuvre solicits readers above all because she wields a writing style capable of suggesting the narrator's deep moods and probing reflections all the while sustaining the eventful plots in which he or she is involved (and indeed often in motion). What she evokes can delight, or disturb. Without giving any warning, a mere sentence becomes an open trapdoor, as it were, revealing profound truths about amorous attraction, growing up, or the acceptance of loss. She is concerned about a writer's &#034;separation&#034; from others. Her examinations of friendship are particularly original. Serre then closes these trapdoors, and the story moves on, but we continue to sense the dark cellars underneath.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;A retrouver dans &lt;a href=&#034;http://www.mercuredefrance.com/livre-Les_d&#233;butants-9782715231818-1-1-0-1.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le dossier de presse&lt;/a&gt;, chez l'&#233;diteur, avec d'autres articles et une pr&#233;sentation video.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Non-fumeur, j'ai &#233;t&#233; saisi par ce texte,&lt;i&gt; &lt;a href=&#034;http://www.liberation.fr/tribune/0101454160-fumer-fait-vivre&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Fumer fait vivre&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, du 13 septembre 2003. Bien m'en a pris, j'ai cherch&#233; &#224; conna&#238;tre l'auteure, et d&#233;couvert ses livres.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Apr&#232;s l'&lt;i&gt;unum necessarium&lt;/i&gt; de Fumaroli, oserai-je parler d'un livre-culte ? Le talent narratif d'Anne Serre y est particuli&#232;rement condens&#233;, s'y d&#233;ploie la toute-puissance autre de la litt&#233;rature, sous la forme d'un &#233;tonnant &lt;i&gt;Bildungsroman&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La r&#233;ciproque &#233;tant vraie. Ceci posait probl&#232;me &#224; mon ami : &#171; Sans cigarette nous aurions parl&#233; litt&#233;rature. Je pense que tendre son paquet &#224; une femme, effleurer ses doigts en lui offrant du feu, regarder ses l&#232;vres autour de la cigarette, donne beaucoup plus de plaisir &#224; un homme que de l'entendre discutailler &#187;. Eh oui, seule une femme pouvait &#233;crire cela. Encore fallait-il qu'elle l'&#233;criv&#238;t - et avec quelle intensit&#233; : celle du verbe employ&#233; intransitivement.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;*&lt;/center&gt;&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lire cette &lt;a href=&#034;http://www.espace-analytique.org/spip.php?article467&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;notice&lt;/a&gt; de Jacques S&#233;dat, &#233;tablie pour la circonstance.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Journ&#233;es organis&#233;es par la soci&#233;t&#233; &#171; M&#233;decine et Psychanalyse &#187; sous la responsabilit&#233; de Dani&#232;le Brun, avec cet &lt;a href=&#034;http://www.espace-analytique.org/spip.php?article469&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;argument&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Conrad Stein, &lt;i&gt;L'enfant imaginaire&lt;/i&gt;, &lt;a href=&#034;http://editions.flammarion.com/Albums_Detail.cfm?ID=40954&amp;levelCode=home&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;collection Champs&lt;/a&gt;, 2011, &#233;ditions ant&#233;rieures (1971, 1987) chez &lt;a href=&#034;http://www.denoel.fr/Denoel/Control.go?action=rech&amp;idauteur=14035&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Deno&#235;l&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Conrad Stein, &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://editions.flammarion.com/Albums_Detail.cfm?ID=41231&amp;levelCode=home&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le monde du r&#234;ve, le monde des enfants&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, Aubier/Psychanalyse, chez Flammarion, 2011.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Roland Gori, &#224; la c&#233;l&#233;bration de l'oeuvre duquel &lt;a href='http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?article208#1' class=&#034;spip_in&#034;&gt;la &#034;magdelaine&#034;&lt;/a&gt; s'est associ&#233;e en rendant compte du num&#233;ro sp&#233;cial de &lt;i&gt;Cliniques m&#233;diterran&#233;nnes&lt;/i&gt; &#224; l'occasion de son &#233;m&#233;ritat, a rendu en la circonstance &lt;a href=&#034;http://www.medpsycha.org/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=39&amp;Itemid=42&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;hommage&lt;/a&gt; confraternel &#224; la parole &lt;i&gt;sensible&lt;/i&gt; de ce ma&#238;tre. &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.editions-eres.com/resultat.php?Id=2087&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La preuve par la parole&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, t&#233;moigne en maints endroits de la place tenue dans le parcours de l'auteur de &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://editions.flammarion.com/Albums_Detail.cfm?ID=38285&amp;levelCode=home&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Logique des passions&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;. Comme lui, je rappellerais ces propos de Monique Schneider : &#171; Tu as voulu rester &#171; insulaire &#187;, avec toujours permanent ce d&#233;sir de te cacher et cette hantise de ne pas &#234;tre d&#233;couvert. &#187;.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ainsi au coeur de ces &lt;i&gt;M&#233;langes&lt;/i&gt;, cette contribution limpide en son titre comme dans ses attendus : &lt;i&gt;R&#234;ve et n&#233;vrose de transfert d'apr&#232;s Freud&lt;/i&gt; (207-227), avec pour conclusion (de r&#234;ve) : &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; De l'homologie entre la situation de l'interpr&#233;tation du r&#234;ve et la situation du r&#234;ve, homologie qui ressort clairement du chapitre sur la m&#233;thode dont j'ai cit&#233; les &#233;l&#233;ments essentiels, &#224; savoir que l'on se met dans un &#233;tat qui est voisin de celui qui pr&#233;c&#232;de l'endormissement, et en connexion avec ce que je viens de vous dire &#224; l'instant, il ressort en d&#233;finitive qu'en un sens, interpr&#233;ter c'est r&#234;ver de nouveau. Mais qui donc interpr&#232;te ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;A preuve, du c&#244;t&#233; de la po&#233;sie, par exemple, cette rubrique de l'Index (forc&#233;ment analytique) ajout&#233; &#224; l'&#233;dition de 1987 : &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;margin-left:20px&#034;&gt;R&#202;VES D&#201;TERMIN&#201;S : &lt;i&gt;De Freud&lt;/i&gt; ; Goethe attaquant un jeune homme, 253 ; Irma, 12 ; Noces et mort de Jacob, 283-284 ; On est pri&#233; de fermer les yeux, 252, 275, 280 ; Mon p&#232;re a jou&#233; un r&#244;le chez les Magyars, 264. &lt;i&gt;De l'auteur&lt;/i&gt; : Les arch&#233;opt&#233;ryx, 246-285, 288, 312-313, 320, 331 ; Chez le bouquiniste (ou Peau de patte de lion, ou Livre de mon p&#232;re, ou Enfant dans la malle) 262, 264-268, 281 ; A l'embarcad&#232;re d'Alger, 323-325 ; Freud et ses fermiers, 250, 252- 255, 264, 284, 331 ; Le lieu de vacances devenu subaquatique, 251-252 ; 256 ; Le mus&#233;e install&#233; dans une crypte, 247-248, 251, 258 ; Quelqu'un s'est fait raser, 256, 280-281, 283-285. &lt;i&gt;De personnes non d&#233;sign&#233;es&lt;/i&gt; : L'accouchement de deux filles, 223, 260, 308 ; En compagnie de l'analyste, au pied d'un escalier, 102-103, 112-115 ; Le couteau qui coupe du pain, 85-93 ; La fum&#233;e qui se d&#233;gage du lit en feu, 342-344 ; Un homme mari&#233; demande &#224; la patiente de devenir sa deuxi&#232;me femme, 103, 105, 108, 145, 231, 280-290 ; Le m&#233;decin le d&#233;clare atteint de la m&#234;me maladie que sa m&#232;re, 210 ; La m&#232;re t&#233;l&#233;phone que le p&#232;re ne va pas bien, 235 ; Un oiseau se pose sur la t&#234;te de la patiente, 233-240, 260, 301 ; Les personnages nageant en eau trouble, 278-279 ; La plaie &#224; la t&#234;te, 196, 200 ; Pourquoi n'&#234;tes-vous pas venue ? 18-21, 23 ; Le poisson mang&#233;, 236-240, 260, 301 ; Le psychanalyste en accoucheur, 234, 288, 290-291, 294, 297-298 ; Le psychanalyste accoucheur mort, 235, 289, 291 ; Le psychanalyste transform&#233; en cadavre, 161 ; Le psychanalyste en pr&#234;tre, 301 ; Un psychanalyste assiste aux rapports sexuels d'une patiente, 361-363 ; Un sexe d'homme pousse &#224; la patiente, 231, 289-290, 294 ; Le tableau repr&#233;sentant la C&#232;ne, 94, 149 ; Les tartes aux prunes, 277-278. &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Je d&#233;coupe (pp. 115-116) :&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; En reconnaissant bien volontiers que je n'&#233;tudie ici rien d'autre que le texte que j'ai &#233;crit et les r&#233;actions qu'il a produit en moi par la suite, j'affirme en somme que cette &#233;tude appartient &#224; mon analyse &#224; moi, et que, dans la mesure o&#249;, telle est sa nature, il n'y a pas d'erreur quant &#224; la m&#233;thode. &lt;br&gt;
Plusieurs ann&#233;es se sont &#233;coul&#233;es avant que je d&#233;couvre les raisons de mon inaptitude &#224; enregistrer fid&#232;lement la s&#233;ance au cours de laquelle la patiente rapporta son r&#234;ve de l'escalier. [...] Mes vues g&#233;n&#233;rales sont une chose et mon aveuglement dans la s&#233;ance en est une autre. Il en est ainsi parce que les vues en question d&#233;mystifient ce que la situation analytique cr&#233;e. Si la d&#233;mystification &#233;tait totale, il n'y aurait pas de situation analytique, pas de psychanalyse. Avoir des vues g&#233;n&#233;rales sur la situation analytique n'emp&#234;che pas que je n'aie pas encore voulu voir ce qui, selon moi, a d&#251; se passer en haut de l'escalier, derri&#232;re la porte close de la chambre de la domestique. (De cela il sera &#224; nouveau question au chapitre 19). &#187; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est-&#224;-dire quelques 200 pages plus loin... Le psychanalyste serait-il un &lt;i&gt;narrateur&lt;/i&gt; qui s'ignore ? :&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Car sa jouissance, c'est d'une certaine mani&#232;re, malheureux, ne se trouve que dans le langage. Comment cela est-il arriv&#233; ? Myst&#232;re. On ne peut lever le voile sur ces choses qui ont un sexe, composent avec le meurtre, et datent de si vieilles lunes que le pauvre narrateur lui-m&#234;me, en d&#233;pit de ses pouvoirs d'investigation, n'en saura probablement jamais le fin mot. C'est presque ainsi qu'il est n&#233;. Quand il ex&#233;cute le travail fastidieux de se souvenir, il se retrouve &#224; trois ans par exemple, d&#233;j&#224; dans les m&#234;mes dispositions. &#192; trois ans on est tout petit, que sait-on &#224; trois ans ? Eh bien, &#224; trois ans, le narrateur est d&#233;j&#224; narrateur, s&#233;par&#233; du monde depuis toujours et pour toujours, le consid&#233;rant avec int&#233;r&#234;t et surprise comme une chose tr&#232;s nouvelle. &#192; trois ans, sans doute est-il naturel de consid&#233;rer le monde comme une chose nouvelle puisqu'elle date de trois ans. Mais voil&#224; qu'&#224; sept, c'est pareil, &#224; douze aussi, et qu'&#224; dix-sept c'est encore pire. Chaque ann&#233;e le narrateur na&#238;t, regarde et d&#233;couvre avec surprise le monde qui l'entoure. Peut-&#234;tre qu'il ne cesse de na&#238;tre. Peut-&#234;tre que la maladie du narrateur, c'est de na&#238;tre sans arr&#234;t plut&#244;t que de grandir, vieillir, s'accomplir. &#187;&lt;br&gt;
Anne Serre, &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.mercuredefrance.com/livre-Le_narrateur-416-1-1-0-1.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le narrateur&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, Mercure de France, 2004, p. 26.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et d'un bond , &lt;i&gt;ibidem&lt;/i&gt;, p. 149-150 :&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Mais (suppliant de nouveau) : ... je t'en prie, laisse-moi encore me coucher parmi les fleurs, dans un pr&#233; assez haut dans la montagne, et l&#224;, chantonner sans cesse les m&#234;mes syllabes ! Laisse-moi, mon ami, &#234;tre couch&#233; dans mon berceau et chantonner jusqu'&#224; la grande ouverture, jusqu'&#224; ce que je sois happ&#233;, englouti, pour resurgir &#224; nouveau, chantonner encore, &#234;tre encore happ&#233;, englouti, puis resurgir. Laisse-moi regarder le ciel, sentir les odeurs du thym sauvage, sentir dans mes doigts le contact des herbes. &#187; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme il sent que c'est &#224; ces mots magiques que la Grande Puissance tremble et s'amoindrit, il continue pendant deux heures, dix heures. Je vais l'hypnotiser, elle aussi ! pense-t-il doucement. Il se frotte les mains et continue. Que c'est excitant d'avoir du pouvoir, m&#234;me sur elle ! Il a douze ans, bient&#244;t sept : &#171; Oh, grimper derri&#232;re elle sur le chemin caillouteux, quel plaisir et quel effroi c'&#233;tait ! Sais-tu que les cailloux rebondissaient jusqu'&#224; venir me heurter les chevilles et que maintenant j'ai &#224; tout jamais une cheville enfl&#233;e comme &#338;dipe ! (il rit) Mais ce n'est pas grave, cela ne m'emp&#234;che pas d'aller, de grimper, et m&#234;me s'il fait tr&#232;s chaud. Je vois ses jambes longues et brunes, tout en haut, c'est mon horizon. Elle porte une robe ou une jupe bleue qui lui arrive aux genoux, la robe danse autour de ses genoux, c'est mon horizon. Moi, j'ai des jambes courtes, &#233;videmment. Je suis petit mais assez muscl&#233;, et comme j'ai les ch&#232;vres qui grimpent autour de moi, je m'accroche &#224; leurs poils r&#234;ches et huileux, ce qui va devenir, entre parenth&#232;ses (clin d'&#339;il &#224; la Puissance), l'une de mes fantaisies &#233;rotiques. Passons. Et puis j'ai trois ans, dit le narrateur d'une toute petite voix. Et parvenu au sommet de la montagne, je ne la vois plus, elle a tout &#224; fait disparu. Je cherche dans les &#233;boulis, je me tourne et retourne, non, mon ami, je t'assure qu'elle a tout &#224; fait disparu. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb14&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh14&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 14&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lire ce sommaire : Psalmodie &#224; voix tue / Henry BAUCHAU ; Conrad Stein ou la passion de la psychanalyse / Jacques S&#201;DAT ; Dans les &#034;lin&#233;aments&#034; de l'&#233;criture de Freud / Conrad STEIN ; Le bois de l'holocauste : sur l'&#233;criture de Freud / Conrad STEIN ; Freud invit&#233; / Monique SCHNEIDER ; Oedipe le surhumain / Conrad STEIN ; Le savoir de Jocaste / Monique SCHNEIDER ; Amour de transfert, amour d'enfant / Conrad STEIN ; &#034;Qu'est-ce qu'on t'a fait, &#224; toi, pauvre enfant ?&#034; / Conrad STEIN ; Le nourrisson savant selon Ferenczi / Conrad STEIN ; Les &#201;rinyes d'une m&#232;re / Conrad STEIN ; Majest&#233; et d&#233;tresse / Conrad STEIN ; Effet d'offrande, situation de danger (1988) / Conrad STEIN ; La travers&#233;e du tragique en psychanalyse / Conrad STEIN.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb15&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh15&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 15&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;15&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dont quelques unes &lt;a href=&#034;http://www.etudes-freudiennes.org/Publications/publications.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;disponibles&lt;/a&gt; en ligne.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb16&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh16&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 16&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;16&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Edition Belles Lettres, 1981 ; l'ouvrage de Marie Delcourt dans sa version princeps en 1944, Facult&#233; de Li&#232;ge.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb17&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh17&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 17&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;17&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Conrad Stein : le don de la parole en psychanalyse&lt;/i&gt;,&lt;br class='autobr' /&gt;
Cliniques m&#233;diterran&#233;ennes &lt;a href=&#034;http://www.editions-eres.com/resultat.php?Id=313&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;num&#233;ro 43/44&lt;/a&gt;, 1994, &#233;ditions &#201;r&#232;s ; &lt;a href=&#034;http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/IMG/png/stein.png&#034; target=&#034;_blank&#034; onClick=&#034;window.open('http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/IMG/png/stein.png','lettre-de-la-magdelaine.net','scrollbars=no,toolbar=no,top=0,left=0,Width=493,Height=226,resizable=no');return false;&#034;&gt; sommaire&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb18&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh18&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 18&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;18&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dani&#232;le Brun indique comment les textes du volume retravaill&#233;s au cours des dix derni&#232;res ann&#233;es de la vie de Conrad Stein, ont fait l'objet de leur regroupement, et de leur division en trois parties, suite aux &#233;changes avec Syvie Fenczak, la directrice de collection. Elle pr&#233;cise aussi la survenue du titre adopt&#233;. Prendre connaissance des deux pages finales de remerciements n'est pas superflu, ajoute &#233;motion et suscite gratitude. &lt;br&gt;
Le lecteur sera infiniment reconnaissant de l'appareil critique, notes, origines des textes, index des noms, des notions, et forc&#233;ment, des r&#234;ves.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'y mettrai discr&#232;tement du mien en ce beau jour de Nobel pour la po&#233;sie :&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;margin-left:20px&#034;&gt;Ai r&#234;v&#233; que je dessinais les touches d'un piano &lt;br&gt;
sur la table de la cuisine. Sur lesquelles je jouais,&lt;br&gt; en silence. &lt;br&gt;
Les voisins entraient pour m'&#233;couter.&lt;/div&gt;
&lt;p&gt; (Tomas Transtr&#246;mer, &lt;i&gt;Funeste gondole&lt;/i&gt; n&#176; 2, &lt;i&gt;Baltiques&lt;/i&gt;, Po&#233;sie/Gallimard, p. 307)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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<item xml:lang="fr">
		<title>Passionn&#233;ment, avec Roland Gori, et quelques autres pour qui &#171; les mots comptent &#187;</title>
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		<dc:date>2011-01-09T15:42:16Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ronald Klapka</dc:creator>


		<dc:subject>Prigent, Christian</dc:subject>
		<dc:subject>G&#225;rate Mart&#237;nez, Ignacio</dc:subject>
		<dc:subject>Grossman, Evelyne</dc:subject>
		<dc:subject>Hubin, Christian</dc:subject>
		<dc:subject>Schneider, Monique</dc:subject>
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		<dc:subject>Green, Andr&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>No&#235;l, Bernard</dc:subject>
		<dc:subject>De Certeau, Michel</dc:subject>
		<dc:subject>Colomb-Guillaume, Chantal</dc:subject>
		<dc:subject>Stein, Conrad</dc:subject>
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		<dc:subject>Anzieu, Didier</dc:subject>
		<dc:subject>Laurens, Camille</dc:subject>
		<dc:subject>Benameur, Jeanne</dc:subject>
		<dc:subject>Del Volgo, Marie-Jos&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Richard, Annie</dc:subject>
		<dc:subject>Chatenay, Gilles</dc:subject>
		<dc:subject>De Georges, Philippe</dc:subject>
		<dc:subject>Deltombe, H&#233;l&#232;ne</dc:subject>
		<dc:subject>Schuyler, James</dc:subject>
		<dc:subject>Sojcher, Jacques</dc:subject>
		<dc:subject>Voss, Jan</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;09/01/11 &#8212; Roland Gori, Cliniques M&#233;diterran&#233;ennes ; Bernard No&#235;l, Europe (dir. Chantal Colomb-Guillaume) ; Gilles Chatenay, Jeanne Benameur, les &#233;ditions Mich&#232;le (H&#233;l&#232;ne Deltombe, Philippe Lacad&#233;e, Philippe De Georges), et quelques psychanalystes r&#233;unis par Ignacio G&#225;rate Mart&#237;nez&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Les lettres&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot20" rel="tag"&gt;Prigent, Christian&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot177" rel="tag"&gt;G&#225;rate Mart&#237;nez, Ignacio&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot215" rel="tag"&gt;Grossman, Evelyne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot246" rel="tag"&gt;Hubin, Christian&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot289" rel="tag"&gt;Schneider, Monique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot324" rel="tag"&gt;Gori, Roland&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot360" rel="tag"&gt;Surya, Michel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot393" rel="tag"&gt;Kaplan, Leslie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot524" rel="tag"&gt;Green, Andr&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot560" rel="tag"&gt;No&#235;l, Bernard&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot580" rel="tag"&gt;De Certeau, Michel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot876" rel="tag"&gt;Colomb-Guillaume, Chantal&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot889" rel="tag"&gt;Stein, Conrad&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot907" rel="tag"&gt;Lacad&#233;e, Philippe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot979" rel="tag"&gt;Anzieu, Didier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot999" rel="tag"&gt;Laurens, Camille&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot1014" rel="tag"&gt;Benameur, Jeanne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot1017" rel="tag"&gt;Del Volgo, Marie-Jos&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot1018" rel="tag"&gt;Richard, Annie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot1021" rel="tag"&gt;Chatenay, Gilles&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot1022" rel="tag"&gt;De Georges, Philippe&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot1023" rel="tag"&gt;Deltombe, H&#233;l&#232;ne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot1024" rel="tag"&gt;Schuyler, James&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot1026" rel="tag"&gt;Sojcher, Jacques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot1027" rel="tag"&gt;Voss, Jan&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#034;Raconte-moi l'histoire de ta vie,&#034; dans les d&#233;tails. Ton plus&lt;br&gt; ancien souvenir, la chose la plus &lt;br&gt;
terrifiante qui te soit arriv&#233;e : voyage et bouffe, le travail. &#034;&#199;a t'int&#233;resse &lt;br&gt; vraiment ?&#034; &#034;Passionn&#233;ment.&#034; &lt;br&gt; [...]&lt;br&gt; La boutique &#224; r&#234;ves et l'estaminet. Les estaminets &#224; &lt;br&gt; Amsterdam, vieux et confortables, &lt;br&gt;
des enceintes pour les petits incendies du merveilleux &lt;i&gt;geni&#232;vre&lt;/i&gt;. Il me br&#251;le&lt;br&gt; la gorge et mes yeux se mouillent ; &lt;br&gt;
c'est si bon d'&#234;tre libre au milieu de l'apr&#232;s-midi, libre d'&#234;tre un touriste &lt;br&gt; l&#233;g&#232;rement ivre, lorgnant les &lt;br&gt;
merveilles fabriqu&#233;es par les hommes le long de l'Amstel. Aller &#224; Naples acheter &lt;br&gt; des chaussettes ray&#233;es vendues sur une carriole. &lt;br&gt;
En plus des estaminets il y a la Malle aux plaisirs, avec ses pr&#233;sentoirs &lt;br&gt; &#233;difiants : le plaisir prend de &lt;br&gt; multiples formes : s'en tenir &lt;br&gt;
aux plus simples c'est le meilleur parti. &lt;br&gt;
&lt;i&gt;James Schuyler&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;James Schuyler, extrait de la traduction de A Few Days &#8212; Quelques jours &#8212; in (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#8194;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a id=&#034;1&#034;&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Un psy hors-normes &#187; : Cliniques M&#233;diteran&#233;ennes, m&#233;langes offerts &#224; Roland Gori&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il n'est gu&#232;re assur&#233; que Camille Laurens ait eu le contr&#244;le de l'appellation de l'article de Lib&#233;ration (25/03/2010) qui d&#233;signe en ces termes Roland Gori ; en revanche le portrait qu'elle en donne est bien &lt;i&gt;of her own&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lire ce portrait o&#249; il est rappel&#233; : &#171; Ce psychanalyste, professeur de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, avec d'entr&#233;e de jeu un petit r&#233;cit sur l'&#233;volution en marche : &lt;i&gt;Lamarckiz sortit &#224; cinq heures&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lamarckiz sortit &#224; cinq heures. Le troisi&#232;me sarkosium avait lieu dans un (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; qui donne le ton &#224; un &lt;i&gt;brave new world&lt;/i&gt; qui aura tout oubli&#233; de la &lt;i&gt;common decency&lt;/i&gt; &#8212; la normopathie&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;On trouvera un usage &#233;clairant de ce mot dans les &#233;crits d'&#201;velyne Grossman, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et la novlangue qui lui est assortie s'insinuant partout l&#224; o&#249; une forme de r&#233;sistance &#224; la &#034;fin de l'histoire&#034; pourrait encore se faire jour.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marie Jos&#233; Del Volgo, qui a la charge redoutable d'introduire le num&#233;ro de Cliniques M&#233;diterran&#233;ennes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cliniques M&#233;diterran&#233;ennes, ce n&#176; 82, 2010, distribu&#233; par les &#233;ditions Eres (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; en hommage &#224; Roland Gori - voil&#224; vingt ann&#233;es qu'elle en partage la vie et les travaux - ne manque pas de faire r&#233;f&#233;rence &#224; ce vif t&#233;moignage d'amiti&#233;, d'autant qu'il partage les emportements (la g&#233;n&#233;rosit&#233;) et la rigueur intellectuelle (l'exigence) de l'initiateur (avec Stefan Chedri) de l'Appel des appels (&#224; une insurrection des consciences)&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Le site cr&#233;&#233; pour la circonstance, en donne la gen&#232;se et les suites : (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;br&gt;
L'&#233;pist&#233;mologue (depuis &lt;i&gt;Le corps et le signe dans l'acte de parole&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En 1978, aux &#233;ditions Dunod. De la pr&#233;face de Didier Anzieu :Roland Gori (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#224; &lt;i&gt;La Preuve par la parole&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Premi&#232;re parution aux PUF en 199&#167;, la seconde en 2008 aux &#233;ditions &#201;r&#232;s. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ) ne craint pas en effet de prendre part au d&#233;bat public, de le susciter, en t&#233;moigne encore la r&#233;cente publication de &lt;i&gt;De quoi la psychanalyse est-elle le nom ?&lt;/i&gt;, livre qui porte certes traces de la circonstance (l'ann&#233;e 2010 ayant vu paradoxalement la plus grande floraison des &#233;crits/traductions de Freud, et l'attaque la plus m&#233;diatique que l'on ait vue depuis longtemps), mais n'en demeure pas moins port&#233; par la passion de comprendre et de transmettre, communiquer cette passion&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Argument (4&#176;) du livre aux &#233;ditions Deno&#235;l&#034; id=&#034;nh2-9&#034;&gt;9&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais revenons &#224; la pr&#233;sente publication. Elle aussi est marqu&#233;e du sceau de la circonstance : en 2009, Roland Gori devient professeur &#233;m&#233;rite &#224; l'Universit&#233; d'Aix-Marseille, et cela permet de faire le point sur un parcours singulier, g&#233;n&#233;reux et exigeant. Cette g&#233;n&#233;rosit&#233; se mesure (sans mesure, il ne s'agit certainement pas d'&#171; &#233;valuation &#187;) dans ce qu'elle a suscit&#233; de travaux en retour, de dialogues nou&#233;s, divers et vari&#233;s, mais r&#233;unis par une m&#234;me passion de faire advenir une meilleure intelligence du soin, une plus fine approche de l'humain en vue de conditions de possibilit&#233; qui lui fassent &#233;pouser son destin dans la plus grande lucidit&#233; et la plus grande libert&#233; qui soient.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Examinons-les ! &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est tout d'abord Monique Schneider, racinienne devant l'&#201;ternel (V. sp&#233;cialement &lt;i&gt;La cause amoureuse. Freud, Spinoza, Racine&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Monique Schneider, La cause amoureuse. Freud, Spinoza, Racine, Seuil, 2010. (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-10&#034;&gt;10&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;) qui ouvre le bal. Elle prend au(x) mot(s) : &#171; Je suis passionn&#233;, je l'avoue &#187; pour une d&#233;construction &#224; la lumi&#232;re de &lt;i&gt;Logique des passions&lt;/i&gt;. Les lecteurs de Monique Schneider y retrouveront sa gr&#226;ce d'&#233;criture, elle aussi d'une exigeante g&#233;n&#233;rosit&#233;, voyez comment elle pointe pr&#233;cis&#233;ment la seconde lettre de Freud &#224; Fliess (28 d&#233;cembre 1897) et en quoi un &#233;change passionn&#233; fut au fondement de la psychanalyse ! Pour le reste le rappel de &#034;Faut-il &#234;tre fou pour croire qu'on vous aime &#034; ?, les passages par Freud (&lt;i&gt;Affekt&lt;/i&gt;), Cl&#233;rambault et le noyau &#233;rotomaniaque&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Sur ce chapitre &#8212; passionnant, oui &#8212; consulter : Cl&#233;rambault, L'&#201;rotomanie, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-11&#034;&gt;11&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, Lacan, Barthes, donnent de montrer comment Roland Gori met &#224; mal, dans &lt;i&gt;Logique des passions&lt;/i&gt;, bien des pr&#233;suppos&#233;s culturels, pour d&#233;nuder l'originaire rapport au&lt;i&gt; rien&lt;/i&gt; auquel le passionn&#233; tente d'&#233;chapper. Sur ce livre, Camille Laurens&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-12&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Lib&#233;ration, article cit&#233;. De Camille Laurens, Logique des passions, cite : &#171; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-12&#034;&gt;12&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#233;crit livre de chair : quel &lt;i&gt;genre&lt;/i&gt; de livre ?&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et de passer en revue, &lt;a href=&#034;http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/IMG/jpg/gori.jpg&#034; target=&#034;_blank&#034; onClick=&#034;window.open('http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/IMG/jpg/gori.jpg','lettre-de-la-magdelaine.net','scrollbars=no,toolbar=no,top=0,left=0,Width=539,Height=691,resizable=no');return false;&#034;&gt; noms et articles &lt;/a&gt; qui composent cet hommage : avec &lt;i&gt;La passion du dire&lt;/i&gt;, Rajaa Stitou d&#233;plie les deux temps du parcours qui n'en font qu'un, unifi&#233; par la passion de dire et d'&#233;crire : l'un, &#233;pist&#233;mologique et &#233;thique, l'autre anthropologique et politique ; Patrick Ben Soussan s'interroge : &lt;i&gt;De quoi Gori est-il le nom ?&lt;/i&gt; c'est pour dire aussi l'ombre port&#233;e sur son propre travail : p&#233;rinatalit&#233; et clinique du cancer, avec de fortes r&#233;flexions sur la survivance (Derrida, Kertesz) ; avec Pierre Le Coz, l'inflexion est mise sur l'inscription dans une pens&#233;e de la technique : &lt;i&gt;Comment repenser l'intimit&#233; &lt;/i&gt; dans un monde sigl&#233; ? ; Dani&#232;le Brun rappelle opportun&#233;ment une intervention de Lacan au Coll&#232;ge de m&#233;decine en 1966 ; pointant chez ses confr&#232;res une &#171; faille &#233;pist&#233;mo-somatique &#187;, pour situer les travaux actuels de Roland Gori et Marie Jos&#233; Del Volgo : la &lt;i&gt;passion&lt;/i&gt; p&#233;dagogique ne saurait &lt;i&gt;escamoter&lt;/i&gt; la tyrannie du d&#233;sir&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-13&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. ces ouvrages chez Deno&#235;l, : Exil&#233;s de l'intime en 2008 et La sant&#233; (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-13&#034;&gt;13&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ; Giovanni Guerra rappelle de m&#234;me, tant pour les m&#233;decins que les autres professionnels qui s'occupent de l'homme, &#233;couter les hypoth&#232;ses du patient requiert une comp&#233;tence professionnelle (l'intelligence &#224; deux, ch&#232;re &#224; Yves Agid) ; Pascal-Henri Keller d&#233;crit, photos et sites internet &#224; l'appui, les surprises de l'imagerie qui m&#233;conna&#238;trait la parole ; Mario Eduardo Costa Pereira met en lumi&#232;re les discours de souffrance (&lt;i&gt;D'un pathos &#224; l'autre&lt;/i&gt;) qui sont en effet une des cl&#233;s de lecture de l'oeuvre de Roland Gori ; Andr&#233; Meynard souligne en lui &lt;i&gt;un psychanalyste sensible &#224; la parole des Sourds&lt;/i&gt; (&#034;sujets&#034; pour lesquels sous pr&#233;texte de soin a pu se mettre en place une nouvelle fa&#231;on de les faire taire) ; &#231;a rime : &lt;i&gt;Entre le commensurable et l'&#233;rotique. Roland Gori et la rh&#233;torique&lt;/i&gt; par Christian Bonnet, avec pour surprise le tableau de l'&lt;i&gt;Annonciation&lt;/i&gt; revisit&#233; par Daniel Arasse ;&lt;br class='autobr' /&gt;
Marie-Jean Sauret se livre &#224; l'&#171; &#233;valuation &#187; d'un parcours, il ne faut pas donner au mot &#233;valuation la teneur id&#233;ologique qu'il a prise ! ;&lt;br class='autobr' /&gt;
Bernard W. Sigg note l'appel &#224; l'&lt;i&gt;inservitude&lt;/i&gt; volontaire ; &lt;br class='autobr' /&gt;
Patrick De Neuter part de &#171; Donner la parole reste le point de d&#233;part de la d&#233;mocratie &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-14&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Interview dans Lib&#233;ration, 31 janvier 2009.&#034; id=&#034;nh2-14&#034;&gt;14&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et conclut : &lt;i&gt;Certes le sujet de l'inconscient n'est pas celui de la d&#233;mocratie ni celui du psychanalyste membre d'une institution psychanalytique, mais peut-il se dire et donc s'&#233;panouir sans chacun des deux autres ? &lt;/i&gt; (Avec la r&#233;ponse dans la question !) ;&lt;br class='autobr' /&gt;
Jean-Pierre Lebrun estime et on le suivra que les fr&#232;res Dardenne accomplissent au cin&#233;ma un &#171; travail social &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-15&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Qu'on lise :L'orientation que nous voyons ainsi &#224; l'&#339;uvre dans leurs films, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-15&#034;&gt;15&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ; Benjamin Jacobi, avec &lt;i&gt; &#202;tre victime&lt;/i&gt; rappelle cette remarque de Freud : &#171; Il subsiste chez le malade une r&#233;volte secr&#232;te contre les attentions dont il est objet &#187; et enfin &lt;br class='autobr' /&gt;
de Conrad Stein&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-16&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Conrad Stein est d&#233;c&#233;d&#233; le 16 ao&#251;t 2010, Cliniques M&#233;diterran&#233;ennes reprend (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-16&#034;&gt;16&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &lt;i&gt;R&#234;ve et n&#233;vrose de transfert d'apr&#232;s Freud. Leur homologie et ses limites&lt;/i&gt; o&#249; &#171; il appara&#238;t que les sources du r&#234;ve,&#8220; l'infantile en tant que source du r&#234;ve&#8221;, donnent &#224; reconna&#238;tre les sources de la n&#233;vrose de transfert &#187;. On reconna&#239;t l&#224; le ma&#238;tre et ami, souvent cit&#233; (en particulier dans &lt;i&gt;La preuve par la parole&lt;/i&gt;) et auteur du magistral &lt;i&gt;L'enfant imaginaire&lt;/i&gt;, dont on ne parle peut-&#234;tre plus assez&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-17&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cette assertion est toute personnelle ; quoi qu'il en soit, je suis tr&#232;s (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-17&#034;&gt;17&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; qui esp&#233;rons-le refl&#232;te la densit&#233; de ce que propose ce num&#233;ro de &lt;i&gt;Cliniques M&#233;diterran&#233;ennes&lt;/i&gt; : au pr&#233;texte d'un hommage, on trouvera mieux qu'un bilan avec les regards r&#233;trospectifs, de quoi situer des avanc&#233;es, et donner des raisons d'&#234;tre mobilis&#233; pour le pr&#233;sent. Dans &lt;i&gt;De quoi la psychanalyse est-elle le nom ? &lt;/i&gt; Roland Gori en appelle souvent au &#171; contr&#244;le &#187; par les pairs. Ce &#171; sommaire &#187; enrichi de notations, d'extraits, qu'un autre lecteur aurait pu faire diff&#233;rentes, me semble expliciter, &#224; tout le moins montrer ce qu'il est possible d'entendre par l&#224;, et ce que communaut&#233; scientifique veut dire.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ajoute pour ce sommaire de &lt;i&gt;Cliniques M&#233;diterran&#233;ennes&lt;/i&gt; (pp. 334-336 ) une pr&#233;sentation par &lt;strong&gt;Robert Samacher&lt;/strong&gt; de son livre paru l'an pass&#233; chez Hermann : &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Sur la pulsion de mort&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, sous-titr&#233; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;Cr&#233;ation et destruction au coeur de l'humain&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;.&lt;br&gt;
J'extrais, de la quatri&#232;me :&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Qu'en est-il de la pulsion de mort ?&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-18&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Relativement &#224; cette question, une nouvelle &#233;dition revue et augment&#233;e (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-18&#034;&gt;18&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; Qu'en est-il, plus pr&#233;cis&#233;ment, du nouage entre pulsion de vie et pulsion de mort, de l'unit&#233; pulsionnelle dans les processus de destruction et de cr&#233;ation ?&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-19&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;V. aussi Jean Cooren, lecteur de Nathalie Zaltzman et de Derrida ...&#034; id=&#034;nh2-19&#034;&gt;19&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; [...] &lt;br&gt;
Pour r&#233;pondre &#224; ces questions, Robert Samacher, psychanalyste, a pris le parti d&#233;lib&#233;r&#233; de se consid&#233;rer, sans concession, comme sujet clinique. Il se r&#233;f&#232;re &#224; son histoire personnelle, &#233;voquant tout d'abord son enfance durant la seconde guerre mondiale, qui contraignit sa famille &#224; vivre cach&#233;e, et la d&#233;portation de son p&#232;re en 1942. Rescap&#233; des camps de la mort et rapatri&#233; en 1945, celui-ci a racont&#233; les horreurs qu'il a v&#233;cues et qui ont laiss&#233; dans la m&#233;moire de ses enfants une trace ind&#233;l&#233;bile. Robert Samacher &#233;tudie &#233;galement son rapport au yiddish, langue des pers&#233;cut&#233;s, &#171; lalangue &#187; de la m&#232;re dans laquelle il a &#233;t&#233; berc&#233;. Il fait entendre combien son histoire familiale a &#233;t&#233; d&#233;terminante dans son choix professionnel de psychologue clinicien.[...] &lt;br&gt;
Loin de se limiter &#224; une auto-analyse, cet ouvrage propose au lecteur des outils qui lui permettent de saisir la fonction fondamentale que la destruction exerce dans le processus m&#234;me de la cr&#233;ation, et comment la pulsion de mort, reconnue et accept&#233;e dans sa dimension &#224; la fois destructrice et cr&#233;atrice, participe &#224; la dynamique de vie. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est un tr&#232;s beau livre, en raison de l'implication personnelle (l'histoire) de son auteur qui ne saurait que toucher, mais plus encore, me semble-t-il, par sa contribution &#224; une dimension &#8212; la conscience du tragique d'une histoire, de l'histoire, relue avec les lumi&#232;res tant freudiennes que cliniques, et c'est ici tant &#171; technique &#187; que rigoureux &#8212; qui d&#233;passe la condition particuli&#232;re pour toucher au vif de chacun ; c'est pourquoi je saisis l'occasion de saluer et l'auteur et l'ouvrage&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-20&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Je salue aussi le choix iconographique de couverture, que j'imagine &#234;tre (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-20&#034;&gt;20&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Transmettre, le poids des mots : &#224; propos de quelques parutions r&#233;centes&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#8212; Sympt&#244;me nous tient&lt;/strong&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le poids des mots &#187; n'est pas la reprise d'un slogan connu - &#224; tout prendre, j'aurais pr&#233;f&#233;r&#233; &#171; les mots comptent &#187;- mais est emprunt&#233; &#224; une parution d'une toute autre &#171; actualit&#233; &#187;. Il s'agit du d&#233;but (du titre) du chapitre IV, de &lt;i&gt;Sympt&#244;me nous tient&lt;/i&gt;, de Gilles Chatenay, psychanalyste, aux &#233;ditions C&#233;cile Defaut&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-21&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La quatri&#232;me, limpide : Qu'est-ce que le sympt&#244;me ? Si pour le langage (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-21&#034;&gt;21&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Voici :&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La signification, c'est l'usage, et il y a un r&#233;el de l'interpr&#233;tation dans son acte m&#234;me - dans ce qu'elle ne dit ni n'&#233;crit. C'est un premier point, mais qui nous laisse insatisfait. Parce qu'il y a des bonnes et des mauvaises interpr&#233;tations, et que toutes les interventions de l'analyste ou de l'analysant ne font pas acte analytique. Mon analysante ne dit pas n'importe quoi, &#171; Tout ne tient pas &#187; est une &#171; bonne &#187; interpr&#233;tation, qui vient en r&#233;ponse &#224; une &#171; mauvaise &#187; interpr&#233;tation, &#171; on tient &#187;. &#171; Tout ne tient pas &#187; est bien dit&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-22&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pour la &#171; bonne &#187; compr&#233;hension, la s&#233;quence clinique : &#171; C'est une femme (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-22&#034;&gt;22&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Lacan a fait du bien dire une &#233;thique pour l'interlocution analytique, et de fait souvent nos analysants manifestent en s&#233;ance leur souci de bien dire, et leur douleur de mal dire. Si la signification r&#233;elle trouve son lieu et son temps dans ce qui ne peut se dire, c'est sur fond d'un bien dire qui n'est pas sans que quelque chose soit dit. Les mots comptent. &lt;br&gt;
&#171; On s'aper&#231;oit qu'il y a des mots qui portent, et d'autres pas. C'est ce qu'on appelle interpr&#233;tation &#187;, a pu dire Lacan. &#187; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#8212; Les insurrections singuli&#232;res&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et de solliciter all&#232;grement Chatenay&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-23&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Une premi&#232;re approche de ce livre le rend tr&#232;s s&#233;duisant, alors que tout (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-23&#034;&gt;23&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; (les mots), Gori (les paroles) pour amicalement saluer la parution du dernier livre de Jeanne Benameur aux &#233;ditions Actes Sud : &lt;i&gt;Les insurrections singuli&#232;res&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-24&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Jeanne Benameur, Les Insurrections singuli&#232;res, 2010.&#034; id=&#034;nh2-24&#034;&gt;24&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. En effet, Antoine, le &#171; h&#233;ros &#187; de ce livre est plaqu&#233; par Karima, qui attend de lui des &#171; paroles &#187;, alors qu'il ne sait que lui proposer des &#171; mots &#187;, ce que r&#233;soudra &lt;i&gt;in fine&lt;/i&gt; l'acc&#232;s &#224; l'&#233;criture &lt;i&gt;de&lt;/i&gt; soi, et le &#171; nouvel amour &#187;, dans leur mutuelle manifestation (Le &#171; lieu propre &#187; de l'insurrection, qu'exprime le titre du livre &#8212; qui nous dit, sans en avoir l'air, avec une vraie douceur, que politique, sexuel et langue, c'est tout un). Ceci est une &#171; interpr&#233;tation &#187;. A quoi tient-elle, si elle tient ?&lt;br&gt;
Quoi qu'il en soit si les mots comptent, en particulier, ici, il faut le dire, d'abord les mots content, et une bien jolie histoire (&#171; C'est fou ! &#187; s'exclament souvent les protagonistes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-25&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pas banal en effet, magique pour tout dire, qu'ici le poison : (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-25&#034;&gt;25&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;) des mieux ficel&#233;es. Comme le roman de formation d'un Candide d'aujourd'hui aux prises avec ses incertitudes (celles de cet aujourd'hui o&#249; se sont modifi&#233;s de nombreux &lt;i&gt;rapports &#224;&lt;/i&gt; /la famille /le travail /l'autre sexe /le savoir /la transmission etc. C'est tout &#224; fait efficace, au &#034;courant de conscience&#034; du h&#233;ros pourront s'identifier bien des pens&#233;es du jour, et ce au moyen d'une &#233;criture &#233;conome, mais non moins subtile, g&#233;n&#233;reuse en humanit&#233;, la sagesse des &#171; simples &#187; (mais qui savent &#233;couter, observer, &#244; Marcel !) conduisant &#224; une &#233;nergie renouvel&#233;e pour affronter les d&#233;fis de la vie, dans son environnement, en n'oubliant pas qu'il est fondamentalement tiss&#233; de mots et de paroles.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &#8212; psychanalystes en devenir : Anahit Dasseux Ter Mesropian, Laurence Joseph, Cosimo Santese, Candela Zurro, avec Ignacio G&#225;rate Mart&#237;nez&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Tiss&#233;e par mille&lt;/i&gt;, ce n'est pas &#224; Ignacio G&#225;rate Mart&#237;nez qu'on apprendra que la psychanalyse l'est. Et aujourd'hui, et pas uniquement en raison d'un contexte hostile, il a &#224; coeur de transmettre &lt;i&gt;l'exp&#233;rience de l'exp&#233;rience&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-26&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Mots de Michel Surya, &#224; propos de Bernard No&#235;l&#034; id=&#034;nh2-26&#034;&gt;26&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, de pair &#224; pair en ex-pert. Le beau livre collectif qu'il a suscit&#233;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-27&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Psychanalystes en devenir, Les constructions d'une clinique, avec une video (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-27&#034;&gt;27&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; est bien dans la veine de ceux qu'il a d&#233;j&#224; donn&#233;s aux &#233;ditions &lt;i&gt;encre marine&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-28&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Gu&#233;rir ou d&#233;sirer ? petits propos de psychanalyse vivante, 2008 ; L'Histoire (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-28&#034;&gt;28&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, ou encore aux &#233;ditions Eres : &lt;i&gt;L'exp&#233;rience d'une psychanalyse, g&#233;n&#233;alogies du d&#233;sir &#224; l'oeuvre,&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-29&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;2005, coll.la clinique du transfert, livre dont la chimie a eu des effets l&#224;.&#034; id=&#034;nh2-29&#034;&gt;29&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; pour avoir lui-m&#234;me re&#231;u, ainsi qu'il en a heureusement t&#233;moign&#233; aux &#233;ditions Hermann&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-30&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Avec, par dilection personnelle, celle avec Michel de Certeau.Le livre : (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-30&#034;&gt;30&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour savoir ce que g&#233;n&#233;rosit&#233; et invention signifient. La quatri&#232;me indique cet essentiel : &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Transmettre, comme une &lt;i&gt;po&#233;tique&lt;/i&gt;, les effets d'une rencontre qui transforme la souffrance en cr&#233;ativit&#233;, qui rend compte de ce qui a une valeur sans pour autant &#234;tre &#233;valuable. &#187;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans omettre ceci : &#171; la n&#233;cessit&#233; d'&#233;couter &lt;i&gt;les jeunes&lt;/i&gt; &#187; (l&#224; c'est un peu paterne, mais pas berrichon) pour ceci : &#171; garder vivante &lt;i&gt;la passion&lt;/i&gt; pour la psychanalyse [je souligne], de continuer d'&lt;i&gt;apprendre des patients&lt;/i&gt; qui savent d&#233;busquer, dans leurs propres souffrances subjectives, les sources des inventions &#224; venir. &#187;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pari est tenu, chacun s'est autoris&#233; du r&#233;cit de son acte. Selon ses rencontres, sa sensibilit&#233;, le lecteur, psychanalyste ou non, trouvera &#233;cho de cette &#171; dit-mension &#187;. Pour ma part, j'ai &#233;t&#233;, je demeure saisi par le r&#233;cit de Cosimo Santese : &lt;i&gt;Les jambes du p&#232;re No&#235;l&lt;/i&gt;. Et je m'&#233;clipse aussit&#244;t.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a id=&#034;24&#034;&gt;&lt;/a&gt; &lt;strong&gt; &#8212; aux &#233;ditions Mich&#232;le&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le souci de transmettre n'est pas le moindre, aux &#233;ditions Mich&#232;le&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-31&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf.la pr&#233;sentation du site des &#233;ditions.&#034; id=&#034;nh2-31&#034;&gt;31&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, et sp&#233;cialement dans la rubrique &lt;i&gt;Psychanalyse&lt;/i&gt;, celle-ci portant au surplus fi&#232;rement les couleurs de Rimbaud. Il faut dire que la collection &lt;i&gt;Je est un autre&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-32&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Argument de la collection :&#171; Je est un autre &#187;, &#233;crivait Arthur Rimbaud qui (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-32&#034;&gt;32&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; est dirig&#233;e par Philippe Lacad&#233;e, qui a donn&#233; r&#233;cemment un &lt;i&gt;Walser&lt;/i&gt; qui a eu un retentissement certain&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-33&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;V. cette pr&#233;sentation de Philippe Lacad&#233;e, Robert Walser, le promeneur ironique.&#034; id=&#034;nh2-33&#034;&gt;33&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, et dont un pr&#233;c&#233;dent ouvrage &lt;i&gt;L'&#201;veil et l'exil&lt;/i&gt;, promeut, &#224; juste titre au rang de figure arch&#233;typale de l'adolescence l'auteur du &lt;i&gt;Dormeur du Val&lt;/i&gt; pour aborder, en psychanalyste, &#171; la plus d&#233;licate des transitions &#187;, en remarquant que &#171; trouver une langue par l'&#233;criture en cherchant &lt;i&gt;le lieu et la formule &lt;/i&gt; capables de traiter la sensation qui le d&#233;bordait permettait au po&#232;te d'atteindre l'espace du repos de l'&#234;tre parlant, qu'il s'&#233;tait refus&#233;. &#187;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A ce compte on ne s'&#233;tonnera pas que la collection accueille :&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;&#8212; H&#233;l&#232;ne Deltombe, les enjeux de l'adolescence&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Voici un livre que la journaliste et reporter Florence Beaug&#233; a justement rep&#233;r&#233; pour Le Monde des Livres&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-34&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Elle indique :Dans son ouvrage, H&#233;l&#232;ne Deltombe nous montre qu'aujourd'hui (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-34&#034;&gt;34&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Si je souligne la qualit&#233; de la signataire de l'article, c'est pour rappeler la dimension d'engagement de ses &#233;crits.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;facier, Bernard Lecoeur, indique fort judicieusement :&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Convier le sujet &#224; lire ce qui n'est pas n&#233;cessairement &#233;crit, est essentiel afin qu'existe, pour lui, le champ de la lisibilit&#233;. La &lt;i&gt;praticienne&lt;/i&gt; avis&#233;e qu'est l'auteur des pr&#233;sentes &#233;tudes, a retenu le propos de Lacan sur l'intelligence, un savoir lire entre les lignes. Si l'&#233;crit est ce qui fait les lignes - disons les signes impos&#233;s et partag&#233;s dans le discours courant, qu'y a-t-il donc &#224; lire l&#224; o&#249; d'&#233;crit il n'y a pas ? La r&#233;ponse, pour lapidaire qu'elle soit, n'en est pas moins fondamentale : &lt;i&gt;une &#233;nonciation&lt;/i&gt;. Dans la parole, l'&#233;nonciation est ce qui se lit entre les lignes du dit. Une psychanalyse qui parie sur l'intelligence est celle qui permet au sujet de devenir sensible et attentif &#224; sa propre &#233;nonciation &#187;. (Je souligne)&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces &#233;tudes, dix-sept chapitres, structurent une r&#233;flexion fortement marqu&#233;e au coin du champ lacanien, c&#244;t&#233; concepts, montrant sp&#233;cialement ce que scansion veut dire. Si comme l'auteure, je suis lecteur de Modiano (ici, &lt;i&gt;Le caf&#233; de la jeunesse perdue&lt;/i&gt;), je suis curieux &#8212; pour avoir lu avec beaucoup d'int&#233;r&#234;t le chapitre qu'elle lui r&#233;serve &#8212; de prendre connaissance d'un des derniers livres (le dernier en v&#233;rit&#233;) de Fran&#231;ois Mauriac &lt;i&gt;Un adolescent d'autrefois&lt;/i&gt; ici qualifi&#233; d'exemplaire pour illustrer la th&#233;orie freudienne.&lt;br&gt;
H&#233;l&#232;ne Deltombe n'h&#233;site pas en postface &#224; livrer quelques traits biographiques, juste de quoi saisir son engagement de clinicienne en faveur de cette p&#233;riode de tous les possibles, &#171; pleine de promesses &#187;, dit-elle, &#171; cueillies au coeur m&#234;me du d&#233;sespoir et de ce qui faisait &#233;nigme &#187;. &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un ouvrage d'une grande lisibilit&#233;, &#224; m&#234;me de susciter quelques vocations (de psychanalyste) chez les &#233;tudiants en psychologie d'aujourd'hui, auxquels il arrive encore d'entendre parler de Freud, de Lacan et de quelques autres.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;*&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Je ne ferai que d&#233;crire rapidement - au regard de leur &#233;paisseur, en pages, mais surtout en contenus - deux ouvrages dont je peux toutefois souligner tout l'int&#233;r&#234;t pour les avoir lus dans une premi&#232;re version pour le premier (avec le m&#234;me titre), la nouvelle &#233;tant augment&#233;e au regard de son accueil par les professionnels notamment (10 00 exemplaires vendus), et en ce qui concerne sa seconde partie pour le second, sous le titre &lt;i&gt;&#201;thique et pulsion&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-35&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;La Nice connection, very nice indeed, m'a fait d&#233;couvrir Philippe de Georges (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-35&#034;&gt;35&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; tous deux aux &#233;ditions Payot, dans la collection &lt;i&gt;Psych&#233;&lt;/i&gt;.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;&#8212; Philippe Lacad&#233;e, &lt;i&gt;Le Malentendu de l'enfant&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;, avec pour sous-titre : &lt;i&gt;Que nous disent les enfants et les adolescents d'aujourd'hui ?&lt;/i&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La premi&#232;re version date de 2003. Elle se trouve enrichie de l'adjonction de six textes nouveaux : &lt;br&gt;
&lt;i&gt;Un objet d'&#233;change originel : la parole&lt;/i&gt; (ch. 1) ; &lt;i&gt;Une terre &#233;trang&#232;re interne&lt;/i&gt; (ch. 13) ; &lt;i&gt;Sauver l'ambigu&#239;t&#233; de la langue ou l'urgence du verbe&lt;/i&gt; (ch. 22) ; &lt;i&gt;Les livres pour enfants et le go&#251;t des mots&lt;/i&gt; (ch. 26) ; &lt;i&gt;L'&#233;veil du printemps dans une classe de 4&#176;&lt;/i&gt; (ch. 28) ; &lt;i&gt;Entre les murs, le mur du langage&lt;/i&gt; (ch. 29).&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A supposer qu'existe encore (optatif) une formation des ma&#238;tres, c'est aux trois derniers textes cit&#233;s que je recourrais pour &#233;veiller &#224; ce ma&#238;tre-livre. Ils appartiennent &#224; la derni&#232;re &#034;grande partie&#034; : &lt;i&gt;L'enfant et le lien social&lt;/i&gt;, on y trouve d'ailleurs :&lt;i&gt; L'&#233;cole, une chance d'&#234;tre responsable de ce que l'on y re&#231;oit&lt;/i&gt; (tandis que le livre se conclut, bouclant la boucle par : &lt;i&gt;La provocation du langage et le d&#233;sir de l'analyste&lt;/i&gt;).&lt;br&gt;
En effet, c'est &lt;i&gt;in concreto&lt;/i&gt;, dans la classe, celle dans laquelle furent men&#233;es quatre conversations (qui ramen&#232;rent le fant&#244;me de Wedekind : &#171; A la place de la physique, du physique ! &#187;), ou celle repr&#233;sent&#233;e au cin&#233;ma (le film de B&#233;gaudeau/Cantet) et le questionnement que cette re-pr&#233;sentation induit, c'est sur cette sc&#232;ne que d&#233;boule l'invit&#233;-surprise : l'inconscient, qu'on se souvienne de &#034;limit&#233;&#034; et de &#034;p&#233;tasses&#034;. &lt;br&gt;Quant aux livres pour enfants, c'est sans surprise que je lis : &#171; Nous partirons d'une phrase de l'argument des journ&#233;es professionnelles de la F&#234;te du livre de jeunesse 2009 de Saint-Paul-Trois Ch&#226;teaux (Dr&#244;me) o&#249; nous avions &#233;t&#233; invit&#233;s par Jeanne Benameur suite &#224; sa lecture du livre &lt;i&gt;Le Malentendu de l'enfant&lt;/i&gt; &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-36&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Voici la phrase : &#171; Se nourrir pour grandir &#187; &#171; Plong&#233; dans un univers (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-36&#034;&gt;36&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les trois autres textes ajout&#233;s rel&#232;vent de ce que dans sa ferme postface, &lt;i&gt;L'enfant pas sans r&#233;el&lt;/i&gt; Herv&#233; Castanet appelle th&#233;orie : pas de clinique sans th&#233;orie ! &#8220;&lt;i&gt;ce que je vois, ce que je connais, est toujours structur&#233; par une doctrine qui fonde le visible et le connaissable&lt;/i&gt;&#8221;, ce qu'il d&#233;veloppe en quatre points&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-37&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Plus que bri&#232;vement : 1. L'enfant sujet &#224; part enti&#232;re, ne choisit pas les (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-37&#034;&gt;37&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, th&#232;ses, balises qui permettent d' &#171; accueillir comme surprises et inventions ce que la clinique avec les enfants recueille &#187;.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;face de Christiane Alberti rel&#232;ve d'une autre mani&#232;re, en lectrice, des &#233;l&#233;ments de th&#233;orie, dont ceux-ci exprim&#233;s en termes toujours porteurs pour l'avenir de la psychanalyse comme pour l'advenir d'un &#234;tre :&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le souvenir d'enfance ne mobilise pas tant la m&#233;moire du pass&#233; que le r&#233;cit au pr&#233;sent qui en est sa condition de possibilit&#233;, &#171; cette synth&#232;se du pass&#233; au pr&#233;sent, qu'on appelle histoire &#187; disait Lacan. Ainsi les pages qui suivent montrent et d&#233;montrent que l'exp&#233;rience d'une psychanalyse conduit moins &#224; un mouvement nostalgique vers le pass&#233;, qu'&#224; un mouvement d'&#233;criture vers l'avenir. Il s'agit de r&#233;aliser ce qui aura &#233;t&#233;. Il ne s'agit pas de pass&#233; mais d'avenir. &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-38&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;En conclusion de : &#171; En un temps marqu&#233; par le culte de l'objectivit&#233;, de la (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-38&#034;&gt;38&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ouvrage de Philippe Lacad&#233;e aura eu, aura encore, un bel avenir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;&#8212; Philippe De Georges, La pulsion et ses avatars&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une sorte de bandeau, faisant partie int&#233;grante de la couverture, mart&#232;le : Un concept fondamental de la psychanalyse.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Sont r&#233;unis &#224; cet effet deux s&#233;minaires : &#171; Le&#231;ons de Chose &#187; (sous-titre, explicite : &lt;i&gt;La gen&#232;se du concept/Ses remaniements chez Freud puis Lacan/Destin de la pulsion en analyse&lt;/i&gt;) et &#171; &#201;thique de la pulsion &#187;. L'auteur justifie ainsi leur r&#233;union dans sa tr&#232;s claire introduction : &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ce qui fait l'articulation des deux parties, le joint entre ces deux abords&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-39&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#171; La premi&#232;re partie, Le&#231;ons de Chose, traite cette question par un certain (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-39&#034;&gt;39&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, peut se r&#233;sumer sans doute sous la forme de ce qui est plus un pari qu'une certitude : la possibilit&#233; d'une nouvelle alliance, gr&#226;ce &#224; l'analyse, entre la substance jouissante et le verbe. &#187;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aux tenants de l'ordre des choses, Philippe De Georges rappelle que &#171; la voie ouverte par la psychanalyse appara&#238;t chaque jour, quoi qu'on dise, plus innovante et inou&#239;e. &#187; Ajoutant : &#171; C'est sans doute ce qui rend tout pouvoir &#8212; tout &#233;tat, toute universit&#233;, tout discours dominant &#8212; furieusement hostile &#224; la subversion analytique &#187;. C'est l&#224; manifester &#171; l'orientation lacanienne &#187; promue par l'enseignement de Jacques-Alain Miller.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la seconde partie, un prologue, une conf&#233;rence faite au couvent des dominicains de Nice, le psychanalyste donne en exergue une phrase de Jean-Luc Godard : &#171; L'esprit n'est vrai que lorsqu'il manifeste sa pr&#233;sence. Et dans le mot manifester il y a main. &#187; Tout en mettant la main &#224; la plume pour transmettre le contenu de ces s&#233;minaires, l'auteur recourt au &#034;parl&#233;crit&#034;, se faisant ainsi &#171; prochain secourable &#187; (traduction du &lt;i&gt;Nebenmensch&lt;/i&gt; freudien) pour ceux qui n'y ont pas assist&#233; : je les renvoie &#224; la conclusion de ce prologue, p. 204 :&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; L'analyse lib&#232;re le sujet de ses attaches qui poussent &#224; ce que se r&#233;p&#232;te sa souffrance propre et ses entreprises de destruction. Cette &#233;thique peut sembler parente d'un certain cynisme : le rapport &#224; la v&#233;rit&#233; propre ne va pas sans la chute des illusions communes. Cela n'emp&#234;che pas sans doute les analystes d'&#234;tre marqu&#233;s par les m&#234;mes aveuglements que les autres : ils ont leurs id&#233;aux et tiennent &#224; leurs passions. Ils sont souvent per&#231;us d'ailleurs comme particuli&#232;rement passionn&#233;s et forts de leurs certitudes. Mais ils ont rencontr&#233; quelque chose que Lacan n'h&#233;site pas &#224; appeler &#171; un nouvel amour &#187;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-40&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Poursuivons : &#171; Vous savez vraisemblablement qu'il a consacr&#233; une ann&#233;e de (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-40&#034;&gt;40&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &#187; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La postface, tout autant de cette seconde partie que du livre en son entier, n'est pas faite pour d&#233;courager le lecteur, quand bien m&#234;me le ton est sans concession, &lt;i&gt;sans &#233;gards&lt;/i&gt; &#233;crivit Georges Bataille &#8212; au surplus &#233;voquer plus loin Bernard No&#235;l en proche de qui manifesta &lt;i&gt;haine de la po&#233;sie&lt;/i&gt;, ne sera pas fait pour apporter de (fausses) consolations. J'en livre quelques fragments, mieux qu'utiles :&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1. Une formule, au d&#233;bott&#233; est-il pr&#233;cis&#233;, de Lacan : &#171; Il n'y a pas de psychogen&#232;se. &#187;&lt;br&gt;
2. A l'increvable illusion, opposer : &#171; La psychanalyse est aride, la psychanalyse est ingrate. Elle est une goutte de vif argent dans un monde toujours autant sans esprit et sans &#226;me. Elle tient au joint vif du corps et de l'esprit. La psychanalyse est une pratique de la parole qui met en met en valeur un impossible &#224; dire. &#187;&lt;br&gt;
3. Au roc de la castration (Freud) comme limite de toute cure analytique, il semble plus juste apr&#232;s Lacan de nommer ce point &#171; roc du r&#233;el &#187;.&lt;br&gt;
4. D'o&#249; une solitude radicale, qui exige l'invention d'un presque rien qui tienne lieu de boussole.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On l'aura compris, la lecture de ce livre a un je-ne-sais-quoi de d&#233;capant, que cette conclusion invite d'aventure &#224; trouver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a id=&#034;25&#034;&gt;&lt;/a&gt; &lt;strong&gt; &#8212; Bernard No&#235;l, Europe, janvier- f&#233;vrier 2011 (dir. Chantal Colomb-Guillaume)&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des mots Bernard No&#235;l conna&#238;t non seulement le poids, mais aussi le prix &#8212; allusion &#224; &#171; l'outrage aux mots &#187;. &lt;br&gt;
&lt;a href=&#034;http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/IMG/jpg/voss.jpg&#034; target=&#034;_blank&#034; onClick=&#034;window.open('http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/IMG/jpg/voss.jpg','lettre-de-la-magdelaine.net','scrollbars=no,toolbar=no,top=0,left=0,Width=372,Height=599,resizable=no');return false;&#034;&gt; Couverture &lt;/a&gt; inhabituelle de la revue Europe de ce d&#233;but d'ann&#233;e qui c&#233;l&#232;bre ses 80 ans, o&#249; les &lt;i&gt;Signes sur lignes &lt;/i&gt; de son ami Jan Voss, masqueraient presque son nom, comme un hommage &#224; sa discr&#233;tion.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le dossier a &#233;t&#233; coordonn&#233; par Chantal Colomb-Guillaume&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-41&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Revue Europe, n&#176; 981-982, janvier-f&#233;vrier 2001, couverture, sommaire (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-41&#034;&gt;41&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; qui en assure la pr&#233;sentation, nous conviant avec lui au partage du dit et de l'indicible. Suit aussit&#244;t un entretien men&#233; au printemps 2010, nous conduisant du &lt;i&gt;Portrait de l'Aubrac&lt;/i&gt; (2005) au &lt;i&gt;Jardin d'encre&lt;/i&gt;(en cours), n&#233; de la tentative d'&#233;crire des vers longs.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un texte consacr&#233; aux &lt;i&gt;Sonnets de la mort&lt;/i&gt; aux &#233;ditions Fissile&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-42&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Except&#233; le possible, recueille des essais sur Bernard No&#235;l, Roger Laporte, (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-42&#034;&gt;42&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, &lt;i&gt;La souille ou l'exp&#233;rience de l'exp&#233;rience&lt;/i&gt;, Michel Surya, &#233;voque d'entr&#233;e de jeu l'abondance de l'oeuvre de Bernard No&#235;l ; laquelle n'a de comparable, dit-il, parmi ses contemporains que celle de Jacques Derrida. C'est dire que les commentaires critiques ou hommages amicaux r&#233;unis dans Europe seront eux-m&#234;mes &#233;galement abondants. Aussi n'en retiendrai-je que quelques uns dans le droit de fil d'une parution toute r&#233;cente, &lt;i&gt;Bernard No&#235;l Politique du corps&lt;/i&gt;, textes r&#233;unis par Jacques Sojcher&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-43&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Bernard No&#235;l Politique du corps, revue Ah !, &#233;ditions Cercle d'art, 2010.&#034; id=&#034;nh2-43&#034;&gt;43&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, et un texte qui amplifie l'une des contributions &#224; cet ensemble, et qui para&#238;tra bient&#244;t :&lt;i&gt; Le Poli&#232;me&lt;/i&gt; (Bernard No&#235;l) par Michel Surya aux &#233;ditions Lignes&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-44&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Michel Surya, Le Poli&#232;me (Bernard No&#235;l), Lignes, &#224; para&#238;tre, f&#233;vrier 2011.&#034; id=&#034;nh2-44&#034;&gt;44&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; .&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; &#192; la po&#233;sie ne se s&#233;parant pas de la politique (de la r&#233;volution), ne cessant pas de s&#233;duire (follement) ni d'attirer (fatalement), ainsi que Bernard No&#235;l la reconna&#238;t les rares fois qu'il consent &#224; la reconna&#238;tre (qu'il consent de reconna&#238;tre en &#233;crire, &#233;criture &#224; laquelle il consentirait &#224; l'extr&#234;me de s'identifier), j'ai donn&#233; ce nom : &#171; poli&#232;me &#187;, Pour former quel mot ? La compression (la contraction, la concr&#233;tion) de la &lt;i&gt;polis&lt;/i&gt; et de la &lt;i&gt;po&#239;esis&lt;/i&gt;, seule &#224; m&#234;me de nommer ici la transsubstantiation native de la politique et du po&#232;me - le po&#232;me &#233;tant ici entendu comme moment ou comme effectuation de la po&#233;sie. Po&#232;me, po&#233;sie : vieux style, comme aurait dit Deleuze. &#192; la place de quoi mieux valent : po(li)&#232;me et po(li)&#233;sie. Le poli&#232;me : moment ou effectuation de la poli&#233;sie ; effectuation momentan&#233;e et possibilit&#233; de la totalisation poli&#233;tique &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-45&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Poli&#232;me, poli&#233;sie qu'il y a lieu d'entendre, faut-il le pr&#233;ciser, comme (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-45&#034;&gt;45&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et de d&#233;signer (et le lecteur pourra les confronter aux ultimes pages (61 &#224; 67) du livre de Michel Surya (s'y profilent &lt;i&gt;Le Syndrome de Gramsci&lt;/i&gt;, Bataille, Blanchot (Communaut&#233; politique et communaut&#233; des amants&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-46&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Cf. G. B. : &#171; Le renoncement au r&#234;ve et la volont&#233; pratique de l'homme (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-46&#034;&gt;46&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; ) pour faire retour sur le &lt;i&gt;Ch&#226;teau de C&#232;ne&lt;/i&gt;), arbitrairement (pas pour moi !) et successivement : &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Leslie Kaplan : &lt;i&gt;Le parti pris du d&#233;sir&lt;/i&gt;, magnifique titre renvoyant &#224; l'ouvrage &lt;i&gt;Les Peintres du d&#233;sir&lt;/i&gt; ; oui la critique d'art a beaucoup &#224; apprendre des vues de Bernard No&#235;l. Voyez aussi son &lt;i&gt;Turner&lt;/i&gt; : &#171; La peinture et sa mati&#232;re color&#233;e sont des &#233;l&#233;ments qui connaissent leurs fureurs pour peu que le peintre y ajoute son geste. Turner est tout pr&#232;s de se lib&#233;rer du pr&#233;texte figuratif pour &lt;i&gt;peindre un &#233;v&#233;nement visuel qui secoue l'espace&lt;/i&gt; &#187;. (&#224; propos de &lt;i&gt;La Temp&#234;te de neige&lt;/i&gt;, je souligne)&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Christian Prigent avec &lt;i&gt;Le po&#232;te corps et &#226;me&lt;/i&gt;, pp. 67-74 offre une forte r&#233;flexion dont j'extrais (du corps) : Dans la &#171; m&#233;criture &#187; de &lt;i&gt;Bruits de langue&lt;/i&gt;, tout se passe comme si, violemment d&#233;fi&#233; par l'exp&#233;rience de l'infigurable, l'effort au style n'avait d'autre ressource que celle d'une distorsion goguenarde. C'est que, face &#224; l' exp&#233;rience (qu'elle soit dite corps, ou &#226;me, ou r&#233;el, on est comme devant le soleil, ou la mort : &#231;a ne peut se regarder en face, aucune diction frontale n'en est possible. Alors le po&#232;me &#171; tra&#238;ne les pieds devant la mort &#187; ; et, du r&#233;el qu'il invoque, il ne saurait donner qu'une image anamorphos&#233;e. &lt;br&gt;
On conna&#238;t cette ralentie r&#233;tive, obstin&#233;e pourtant &#224; repr&#233;senter l'irrepr&#233;sentable, &#224; nommer l'innommable et &#224; faire corps (formel) et sens (symbolique) de ce d&#233;fi. &#201;crire, dit Bernard No&#235;l, combine &#171; une impuissance &#224; dire et une volont&#233; exasp&#233;r&#233;e de dire &#187;. Pour relever cet &#171; enjeu impossible &#187;, il faut tordre les formes, les figures et les noms jusqu'&#224; les porter au bord d'une monstruosit&#233; choquante ou d'une effrayante illisibilit&#233;. &lt;br&gt;
On dira donc que le po&#232;te d&#233;forme et que son po&#232;me est beau d'&#234;tre le r&#233;sidu bizarre de ce pathos de d&#233;formation. [...] &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais ce que nous confirme Bernard No&#235;l, c'est qu'il n'y a pas de d&#233;formation. Ce que nous nommons d&#233;formation est la formation d'une alt&#233;rit&#233;, la mise en forme d'un autre, in-informable autrement. La d&#233;formation est, sur cet autre, la forme de l'information dont nous disposons : cet autre, puisque justement autre, ne saurait se former dans une forme identitaire. La seule question int&#233;ressante que pose une d&#233;formation mani&#233;riste est : de quoi la &#171; d&#233;formation &#187; est-elle la &#171; forme &#187; ? &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#8212; Et pour d&#233;coller de la r&#233;alit&#233;, rejoindre le &lt;i&gt;r&#233;el&lt;/i&gt; de la po&#233;sie, au meilleur de lui-m&#234;me : Christian Hubin. &lt;br&gt;
Il &#233;crit de son ami : &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Plus qu'une th&#233;orie, chez Bernard No&#235;l, oeuvre une sur-ou&#239;e de la perte, une qu&#234;te presque du d&#233;nuement, de, derri&#232;re [...][&lt;i&gt;les mots&lt;/i&gt;] /, [...] &lt;i&gt;une limite&lt;/i&gt; / &lt;i&gt;qui les rende &#224; l'originel&lt;/i&gt;.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; Parois imperceptibles entre les corps. L'entrechoc syllabique des os, l'excroissance o&#249; le regard se sent &lt;i&gt;encore le retournement de la libre Vue [et] de son pouvoir&lt;/i&gt; [...], mais aussi comme son refoul&#233;. Comme constamment d&#233;plac&#233;e son &#233;loquence mutique. Ni transcendance, ni mythe du Verbe, ni jeu : contre les pi&#232;ges du visible et de l'identit&#233;, &lt;i&gt;la po&#233;sie doit aller vite&lt;/i&gt;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-47&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Intitul&#233; La contre-origine, la contribution de Christian Hubin qui tient (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-47&#034;&gt;47&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;James Schuyler, extrait de la traduction de &lt;i&gt;A Few Days&lt;/i&gt; &#8212; &lt;i&gt;Quelques jours&lt;/i&gt; &#8212; in &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.thty.fr/le-cristal.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Cristal de Lithium et trois autres po&#232;mes&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, Th&#233;&#226;tre Typographique, 2010, traduction de l'anglais (USA), Bernard Rival.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lire &lt;a href=&#034;http://www.liberation.fr/societe/0101626498-hors-normes&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;ce portrait&lt;/a&gt; o&#249; il est rappel&#233; : &#171; Ce psychanalyste, professeur de psychopathologie &#224; l'Universit&#233; d'Aix-Marseille, n'avait cependant pas attendu la vaste coordination nationale [l'Appel des appels] qui allait suivre pour d&#233;noncer les d&#233;rives du scientisme et le rabotage, le sabotage de l'&#234;tre humain &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt; Lamarckiz sortit &#224; cinq heures. Le troisi&#232;me sarkosium avait lieu dans un mois, et en tant que chef du Bureau de la Norme, il en supervisait toutes les commissions, ce qui exigeait un contr&#244;le sans rel&#226;che. Ce matin, il devait rencontrer les sp&#233;cialistes de la section M&#233;decine, demain ceux de la Justice, puis ce serait l'Enseignement, la Recherche, etc. Comme il &#233;tait en avance, il passa d'abord &#224; la Sous-section du Vocabulaire, o&#249; il s'assura que les derni&#232;res corrections avaient &#233;t&#233; valid&#233;es : la pr&#233;sence sur les lieux d'un accident s'appelait maintenant un stress post-traumatique, la mauvaise humeur avant les r&#232;gles, une dysphorie pr&#233;menstruelle et l'impuissance, un trouble de la fonction &#233;rectile. Mais surtout, la d&#233;pression nerveuse, dont l'OMS pr&#233;voyait qu'en 2020 elle occuperait la deuxi&#232;me place derri&#232;re les maladies cardio-vasculaires, la d&#233;pression nerveuse venait de voir sa d&#233;finition officiellement modifi&#233;e : elle d&#233;signerait d&#233;sormais &#171; toute tristesse de plus de quinze jours &#187;. Lamarckiz eut un sourire : cela incluait donc le chagrin d'amour, ce qui ouvrait un &#233;norme march&#233; potentiel. Il allait pouvoir annoncer la bonne nouvelle aux grands laboratoires pharmaceutiques avec lesquels il travaillait en &#233;troite collaboration. Les r&#233;sultats promettaient d'&#234;tre encore meilleurs qu'avec l'hyperactivit&#233; des enfants, triomphe de la ritaline&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;On trouvera un usage &#233;clairant de ce mot dans les &#233;crits d'&#201;velyne Grossman, en particulier &#224; propos d'Artaud, mais aussi &lt;i&gt;L'Angoisse de penser&lt;/i&gt;, aux &#233;ditions de Minuit. Cf. &lt;a href='http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?article181' class=&#034;spip_in&#034;&gt;cette note&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cliniques M&#233;diterran&#233;ennes, ce &lt;a href=&#034;http://www.editions-eres.com/resultat.php?Id=2589&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;n&#176; 82&lt;/a&gt;, 2010, distribu&#233; par les &#233;ditions Eres (&lt;a href=&#034;http://www.editions-eres.com/resultats_collections.php?COLLECTION=99&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Tous les num&#233;ros&lt;/a&gt;) ; la revue a pour sous-titre Psychanalyse et psychopathologie freudiennes, elle est publi&#233;e par le Centre inter-r&#233;gional de recherches en psychopathologie clinique. Dans un article du Monde (&lt;i&gt;A la folie&lt;/i&gt;, 26.04.02) qui saluait la parution de &lt;i&gt;Logiques des passions&lt;/i&gt; &#8212; &lt;a href=&#034;http://www.denoel.fr/Denoel/Control.go?action=rech&amp;prod_code=B25344&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Deno&#235;&lt;/a&gt;l, 2002, &lt;a href=&#034;http://editions.flammarion.com/Albums_Detail.cfm?ID=38285&amp;levelCode=home&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Champs-Flammarion&lt;/a&gt;, 2005 &#8212; &#201;lisabeth Roudinesco soulignait :&lt;br&gt;Professeur des universit&#233;s, psychanalyste et professeur de psychopathologie &#224; l'universit&#233; d'Aix-Marseille, Roland Gori s'est donn&#233; pour mission, depuis trente ans, de maintenir l'enseignement de la psychanalyse &#224; l'int&#233;rieur des d&#233;partements de psychologie universitaire et dans le cadre de la formation des psychologues cliniciens, confront&#233;s d&#233;sormais &#224; la concurrence de multiples psychoth&#233;rapies. Cela lui a valu l'hostilit&#233; de beaucoup de ses coll&#232;gues, qui redoutent un amalgame entre les deux disciplines.&lt;br&gt;
Par ses autres activit&#233;s de chercheur et de directeur d'une revue (Cliniques m&#233;diterran&#233;ennes, cr&#233;&#233;e en 1984), Gori est aussi l'h&#233;ritier d'un mouvement d'expansion de la psychanalyse en province qui a d&#233;but&#233; vers 1970 autour de quelques grandes villes - Strasbourg, Marseille, Lyon, Montpellier, Besan&#231;on - o&#249; fleurissent aujourd'hui des publications et des associations d'orientation plurielle. Si la formation universitaire des psychologues est devenue, parall&#232;lement &#224; la cure didactique, l'avenir de la psychanalyse en France, sa d&#233;centralisation est l'une des conditions de cet avenir.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.appeldesappels.org/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le site&lt;/a&gt; cr&#233;&#233; pour la circonstance, en donne la gen&#232;se et les suites : organisation, actions.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;En 1978, aux &#233;ditions Dunod. De la pr&#233;face de Didier Anzieu :&lt;br&gt;Roland Gori expose ici les principaux r&#233;sultats de ses recherches de psychologie clinique sur l'acte de la parole. Certaines de ses id&#233;es sont appel&#233;es &#224; exercer une influence notable : la double all&#233;geance de la parole au corps et au code, la parole comme objet partiel, l'articulation de l'imago corporelle et de l'espace du discours, la fonction maniaque du discours, l'ali&#233;llation du sujet &#224; un code ext&#233;rieur (par exemple dans le savoir pr&#233;alable ou dans la protection imaginaire), la culture comme n&#233;vrose traumatique et enfin et surtout l'espace psychique du discours consid&#233;r&#233; comme une aire transitionnelle - notion qui constitue la colonne vert&#233;brale du livre. &lt;br&gt;
Pour en revenir au livre que j'ai le plaisir de pr&#233;senter, son th&#232;me d'une structure paradoxale de la parole manifeste sa richesse par les applications, que la conclusion laisse entrevoir, &#224; l 'interpr&#233;tation psychanalytique et par celles que des publications imminentes vont apporter il l'analyse des r&#233;cits litt&#233;raires. Preuve que Roland Gori a su saisir l&#224; une id&#233;e-force. Il ne s'interroge pas, comme les linguistes, sur ce qu 'est la langue. Sa pr&#233;occupation est d'un psychologue - formateur et th&#233;rapeute - pour qui la question est : qu'est-ce que parler veut dire ? &lt;br&gt;
Le lecteur de &lt;a href='http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?article152' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Beckett&lt;/a&gt;, parle d'or.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Premi&#232;re parution aux PUF en 199&#167;, la seconde en 2008 aux &lt;a href=&#034;http://www.editions-eres.com/resultat.php?Id=2087&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#233;ditions &#201;r&#232;s&lt;/a&gt;. C'est un livre tout &#224; fait important qui requiert une lecture attentive, tr&#232;s enrichissante, solidement charpent&#233;, en deux parties quasi &#233;gales : &lt;br&gt; &#8212; &lt;i&gt;Le transfert dans tous ses &#233;tats&lt;/i&gt; (cf. cette citation de Conrad Stein : &lt;i&gt;Le transfert est donc &#233;rotique pour autant que la notion d'&#233;rotisme implique la s&#233;duction par la parole. Le sc&#233;nario transf&#233;rentiel est doublement de s&#233;duction : au titre de la repr&#233;sentation d'un acte sexuel et au titre de l'attente d'une parole&lt;/i&gt;.&lt;br&gt; &#8212; &lt;i&gt;L'&#233;v&#233;nement &#224; la trace.&lt;/i&gt; avec ce chapitre &lt;i&gt;Les mots, lieux de recel de la m&#233;moire&lt;/i&gt; des plus recommand&#233;s.&lt;br&gt;Fran&#231;ois Pommier, &#233;l&#232;ve de Roland Gori, devenu un de ses coll&#232;gues a donn&#233; un compte-rendu substantiel du livre, dans les Cahiers de psychologie clinique 2001/1 (n&#176; 16) auquel je renvoie tr&#232;s volontiers : la couleur y est clairement annonc&#233;e :&lt;i&gt; &#171; Voyage au c&#339;ur de l'histoire, conceptuelle, contextuelle de la psychanalyse, travers&#233;e de la pratique psychanalytique, l'ouvrage de Roland Gori &#171; La preuve par la parole &#187; constitue une tentative de r&#233;habiliter le dispositif et la d&#233;marche psychanalytiques en refusant une mystique r&#233;v&#233;l&#233;e et une science explicative, vision m&#233;caniste et op&#233;ratoire de l'&#234;tre humain, o&#249; se perdrait l'essence de la psychanalyse. &#187;&lt;/i&gt; Lire &lt;a href=&#034;http://www.cairn.info/article.php?REVUE=cahiers-de-psychologie-clinique&amp;ANNEE=2001&amp;NUMERO=1&amp;PP=237&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;la suite ...&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-9&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-9&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-9&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;9&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Argument (4&#176;) du livre aux &lt;a href=&#034;http://www.denoel.fr/Denoel/Control.go?action=rech&amp;prod_code=B26244&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#233;ditions Deno&#235;l&lt;/a&gt; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-10&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-10&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-10&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;10&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Monique Schneider, &lt;i&gt;La cause amoureuse. Freud, Spinoza, Racine&lt;/i&gt;, Seuil, 2010. Le chapitre III, &lt;i&gt;L'&#233;ros racinien et l'interdit de na&#238;tre&lt;/i&gt;, indique &#224; l'envi ce que le po&#232;te peut enseigner &#224; la psychanalyse : &lt;i&gt;&#171; Elle veut voir le jour &#187;&lt;/i&gt;.&lt;br&gt; sur ce livre, &lt;a href='http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?article29' class=&#034;spip_in&#034;&gt;une rencontre&lt;/a&gt; point si &#233;tonnante avec l'auteur de Grand-m&#232;re Qu&#233;quette.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-11&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-11&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-11&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;11&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Sur ce chapitre &#8212; passionnant, oui &#8212; consulter :&lt;br&gt;
Cl&#233;rambault, &lt;i&gt;L'&#201;rotomanie&lt;/i&gt;, Les Emp&#234;cheurs de penser en rond, 2002.&lt;br&gt;
Beno&#238;t Dalle, Alejandro Fernandez, Yves Edel, &lt;i&gt;&#034;Bien que mon amour soit fou&#034; - &#201;rotomanies, du regard &#224; une &#233;coute&lt;/i&gt;, &#233;ditions Synth&#233;labo, 1997.&lt;br&gt;
Lire &#233;ventuellement les pages de la table ronde organis&#233;e par Chantal Hagu&#233;, o&#249; s'expriment Beno&#238;t Dalle, Yves Edel, consign&#233;es dans &lt;i&gt;Analyse Freudienne Presse&lt;/i&gt;, n&#176;11, 2005/1, pp. 24-42, en version &lt;a href=&#034;http://www.cairn.info/revue-analyse-freudienne-presse-2005-1-page-11.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;html&lt;/a&gt; au point 53, en &lt;a href=&#034;http://www.cairn.info/load_pdf.php?ID_ARTICLE=AFP_11_42&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;pdf&lt;/a&gt;, p. 15 &#224; 33.&lt;br&gt;
Et pourquoi pas, (re)voir-entendre &#171; &lt;i&gt;Le cri de la soie&lt;/i&gt; &#187;, en r&#233;sonance avec &lt;i&gt;Passion &#233;rotique des &#233;toffes chez la femme&lt;/i&gt;, Les Emp&#234;cheurs de penser en rond ; 2002 ; ou &#171; &lt;i&gt;Anna. M&lt;/i&gt; &#187; relu par &lt;a href=&#034;http://www.psychanalyse-in-situ.fr/boite_a/regard_sur_l.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;psychanalyse-in-situ&lt;/a&gt;.&lt;br&gt; Enfin, last but not least, &lt;i&gt;Des &#201;rotomanes&lt;/i&gt;, Revue Penser/R&#234;ver l n&#176; 5, Printemps 2004, Mercure de France : &lt;br class='autobr' /&gt;
Paul-Laurent Assoun, Glossaire : &lt;i&gt;Sur l'&#233;rotomane et l'&#233;rotomanie&lt;/i&gt;/&lt;br class='autobr' /&gt;
Philippe Forest, &#171; &lt;i&gt;Chaque jour, je me r&#233;veillais...&lt;/i&gt; &#187;/&lt;br class='autobr' /&gt;
Henri Normand, &lt;i&gt;L'inconnue&lt;/i&gt;/&lt;br class='autobr' /&gt;
Jean Paulhan, &lt;i&gt;Une note sur l'&#233;rotisme&lt;/i&gt;/&lt;br class='autobr' /&gt;
Claire Paulhan, &lt;i&gt;Et sa pr&#233;sentation&lt;/i&gt;/&lt;br class='autobr' /&gt;
Philippe Comar,&lt;i&gt; Cabinet priv&#233;&lt;/i&gt;/&lt;br class='autobr' /&gt;
Jackie Pigeaud, &#171; &lt;i&gt;Je suis &#233;rotique, sans doute, mais ne suis point &#233;rotomane&lt;/i&gt; &#187;/&lt;br class='autobr' /&gt;
Christian David, &lt;i&gt;&#201;ros maniaque&lt;/i&gt;/&lt;br class='autobr' /&gt;
Dominique Suchet, &lt;i&gt;La folie Gradiva&lt;/i&gt;/&lt;br class='autobr' /&gt;
C&#233;cile Cambad&#233;lis, &lt;i&gt;Transfert de preuves&lt;/i&gt;/&lt;br class='autobr' /&gt;
Miguel de Azambuja, &lt;i&gt;L'amour des certitudes&lt;/i&gt;/&lt;br class='autobr' /&gt;
Jean Imbeault, &#171; &lt;i&gt;Le p&#232;re n'aime que moi&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-12&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-12&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-12&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;12&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Lib&#233;ration, article cit&#233;.&lt;br&gt; De Camille Laurens, &lt;i&gt;Logique des passions&lt;/i&gt;, cite :&lt;br&gt;
&#171; C'est l'enfant qui manque &#224; toutes les femmes &#8211; qu'elles en aient d&#233;j&#224; six ou sept ou q&#249; elles n'en aient aucun [...]. C'est l'enfant l&#224;-pas-l&#224;, il va et vient comme la bobine qui roule et puis revient. On s'habitue &#224; son absence. Pour elle, c'est un fils. Pour d'autres une fille. Mais il existe. Toutes les femmes ont un enfant. &lt;br&gt;
&#171; Il manque aux hommes aussi. Cet enfant, ce fils, ce double d'eux-m&#234;mes, cet avenir d'eux-m&#234;mes - le sang, le visage, le nom -, tout leur manque, m&#234;me &#224; ceux qui s'en gardent, qui se retirent &#224; temps, qui sortent tout couverts, qui s'en foutent, qui ont trop de travail, qui disent non, qui d&#233;testent les cris, les pleurs, les liens, les attaches, qui ne supportent pas les enfants - il manque &#224; tous les hommes, m&#234;me &#224; ceux qui les tuent. Tous les hommes sont p&#232;res. &#187;&lt;br&gt;
Camille Laurens, &lt;i&gt;Dans ces bras-l&#224;&lt;/i&gt;, Paris, P.O.L., 2000, p. 207- 208.&lt;br&gt;
De quoi &#233;clairer des passions r&#233;centes - ao&#251;t-septembre 2007- dont on trouvera quelques effets durables (cf. par ex. &lt;a href=&#034;http://www.liberation.fr/livres/0101613613-la-pizza-du-paparazzi&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;la critique de Claire Devarrieux&lt;/a&gt;) dans &lt;i&gt;Romance nerveuse&lt;/i&gt; (Gallimard, 2010), et tr&#232;s r&#233;cemment dans le collectif &lt;a href=&#034;http://presses.univ-lyon2.fr/?q=node/68&amp;id_product=845&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Autofiction(s)&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; aux Presses Universitaires de Lyon, avec la contribution sensible, inform&#233;e et particuli&#232;rement &#233;clairante d'&lt;a href=&#034;http://presses.univ-lyon2.fr/files/AnnieRichard_1.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Annie Richard&lt;/a&gt;, v&#233;ritable petit trait&#233; d'&#233;pist&#233;mologie de l'&#233;criture autofictionnelle.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-13&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-13&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-13&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;13&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. ces ouvrages chez Deno&#235;l, : &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.denoel.fr/Denoel/Control.go?action=rech&amp;prod_code=B26019&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Exil&#233;s de l'intime&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; en 2008 et&lt;i&gt; &lt;a href=&#034;http://www.denoel.fr/Denoel/Control.go?action=rech&amp;prod_code=B25660&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La sant&#233; totalitaire&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, en 2005.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-14&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-14&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-14&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;14&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Interview dans &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.liberation.fr/politiques/0101315950-une-nouvelle-facon-de-penser-le-politique&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Lib&#233;ration&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, 31 janvier 2009.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-15&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-15&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-15&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;15&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Qu'on lise :&lt;br&gt;L'orientation que nous voyons ainsi &#224; l'&#339;uvre dans leurs films, c'est qu'ils nous invitent &#224; consentir sans d&#233;tour au pragmatique de la rencontre, mais non sans garder le fil de ce qui fait la sp&#233;cificit&#233; de la dimension &#233;thique. Leur fil &#224; plomb, c'est pr&#233;cis&#233;ment la contrainte &#224; identifier l'invariant anthropologique, le noyau dur de ce qui fait notre humanit&#233; &#224; tous : rester dans &lt;i&gt;l'ar&#232;ne de la question : que signifie &#234;tre humain aujourd'hui ? Regarder comment &#234;tre humain, non pas en g&#233;n&#233;ral, mais dans les situations concr&#232;tes et extr&#234;mes que la soci&#233;t&#233; construit aujourd'hui.&lt;/i&gt; &lt;br&gt;
Dans son journal, Luc Dardenne reprend &#224; ce propos une citation de Henri Michaux : &#171; Il vaut mieux avoir senti le frisson &#224; propos d'une goutte d'eau qui tombe et le communiquer, ce frisson, que d'exposer le meilleur programme d'entraide sociale. Cette goutte d'eau fera plus de spiritualit&#233; que les plus grands encouragements &#224; avoir le c&#339;ur haut et plus d'humanit&#233; que toutes les strophes humanitaires. &#187; La question peut, &#224; partir de l&#224;, &#234;tre tr&#232;s clairement pos&#233;e : pour reprendre le titre d'un ouvrage collectif r&#233;cent, &lt;i&gt;Que serait un travail social qui ne serait ni th&#233;ologique, ni politique ?&lt;/i&gt; II s'agit en effet de trouver ce qui fait l'axe de l'intervention du travailleur social et c'est &#224; cet &#233;gard que le cin&#233;ma des fr&#232;res Dardenne fait clairement boussole : pas d'id&#233;ologie, pas de religion, pas de programme pr&#233;&#233;tabli, mais simplement soutenir la rencontre &#224; partir de la r&#233;alit&#233; des situations ! (185)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-16&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-16&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-16&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;16&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Conrad Stein est d&#233;c&#233;d&#233; le 16 ao&#251;t 2010, Cliniques M&#233;diterran&#233;ennes reprend &lt;a href=&#034;http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/IMG/pdf/CM_082_0337.pdf&#034;&gt;l'hommage&lt;/a&gt; de Roland Gori, prononc&#233; en cette circonstance. Ne manquera pas de frapper cette mention : &#171; Tu as voulu rester &#171; insulaire &#187; comme l'a &#233;crit Monique Schneider, avec toujours permanent ce d&#233;sir de te cacher et cette hantise de ne pas &#234;tre d&#233;couvert. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-17&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-17&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-17&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;17&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cette assertion est toute personnelle ; quoi qu'il en soit, je suis tr&#232;s reconnaissant &#224; Roland Gori de m'avoir conduit &#224; ce livre pr&#233;cieux entre tous, paru en 1971 et qui a connu une r&#233;&#233;dition chez &lt;a href=&#034;http://www.denoel.fr/Denoel/Control.go?action=rech&amp;prod_code=B23414&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Deno&#235;l&lt;/a&gt; en 1987.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-18&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-18&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-18&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;18&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Relativement &#224; cette question, une nouvelle &#233;dition revue et augment&#233;e (bibliographie, index) de &lt;a href=&#034;http://www.ithaque-editions.fr/livre/29/Pourquoi+les+pulsions+de+destruction+ou+de+mort+?&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Pourquoi les pulsions de destruction ou de mort ?&lt;/i&gt;&lt;/a&gt; d'Andr&#233; Green, aux &#233;ditions d'Ithaque, qui adopte une perspective &#224; la fois historique, m&#233;tapsychologique et clinique. &lt;a href=&#034;http://blog.ithaque-editions.com/2010/06/andre-green-la-pulsion-de-mort-2/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Videos&lt;/a&gt; sur des livres d'Andr&#233; Green aux &#233;ditions d'Ithaque&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-19&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-19&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-19&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;19&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;V. aussi &lt;a href='http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?article85#2' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Jean Cooren&lt;/a&gt;, lecteur de Nathalie Zaltzman et de Derrida ...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-20&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-20&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-20&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;20&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Je salue aussi le choix iconographique de couverture, que j'imagine &#234;tre celui de l'auteur : un d&#233;tail, d'une &lt;a href=&#034;http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/IMG/jpg/Claesz.jpg&#034; target=&#034;_blank&#034; onClick=&#034;window.open('http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/IMG/jpg/Claesz.jpg','lettre-de-la-magdelaine.net','scrollbars=no,toolbar=no,top=0,left=0,Width=251,Height=410,resizable=no');return false;&#034;&gt; &lt;i&gt;Nature morte &#224; la vanit&#233; &lt;/i&gt; &lt;/a&gt; de Pieter Claesz (c. 1597-1661), superbe &#224; tous points de vue. &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-21&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-21&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-21&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;21&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La quatri&#232;me, limpide : &lt;br&gt;Qu'est-ce que le sympt&#244;me ? Si pour le langage courant comme pour la clinique m&#233;dicale il est signe d'un dysfonctionnement, la psychanalyse en a r&#233;v&#233;l&#233; une autre valeur : il n'est pas la maladie, il est tentative de gu&#233;rison, a pu dire Freud.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#234;tre humain, d'&#234;tre tiss&#233; de langage, a affaire &#224; une dysharmonie fondamentale. Entre son &#234;tre de chair et ses repr&#233;sentations, ce qu'il est pour l'autre et pour lui-m&#234;me, cela ne tient pas ensemble, r&#233;ellement, et le sympt&#244;me est un nouage par lequel le sujet tente de faire tenir ensemble ce qui ne tient pas ensemble : un traitement du r&#233;el.&lt;br&gt;La cure psychanalytique est un traitement du r&#233;el du sympt&#244;me par la parole et la langue, et par l'&#233;trange lien social qu'elle institue.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a donc du r&#233;el (mais o&#249; exactement ?) dans la langue, dans la parole et la lettre et le chiffre ; dans les savoirs, dont la science (logique, math&#233;matiques, physique, &#233;conomie, sciences du vivant, statistique) ; et dans le lien social, dont la politique (discours capitaliste, pr&#233;carit&#233;s, s&#233;gr&#233;gations et exils) : dans le monde de l'&#234;tre humain, dans tout ce qui peut faire Autre pour lui, y compris son corps, ses pens&#233;es, ses amours et ses haines, ses paroles et ses actes, ses satisfactions et ses souffrances : lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-22&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-22&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-22&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;22&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pour la &#171; bonne &#187; compr&#233;hension, la &lt;i&gt;s&#233;quence clinique&lt;/i&gt; : &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; C'est une femme qui approche la quarantaine. Elle a repris des &#233;tudes &#224; l'universit&#233;. En prologue, il y a une rencontre, une &#233;bauche de rencontre. Il ne s'est rien pass&#233;, tient-elle &#224; pr&#233;ciser, mais un employ&#233; de l'universit&#233; s'est montr&#233; gentil avec elle. &lt;br&gt;
Les choses se nouent quelque temps apr&#232;s, dans la biblioth&#232;que de l'universit&#233; o&#249; elle est en train de travailler. Une jeune femme entre. s'approche et la regarde, silencieusement, d'un regard neutre, puis s'&#233;loigne. Arrive l'homme qui avait &#233;t&#233; gentil avec ma patiente. De loin, il se tourne vers elle, et lui lance en souriant : &#171; On tient. &#187; &lt;br&gt;
Ma patiente est perplexe. &#171; On tient &#187; est parfaitement incongru, dans l'atmosph&#232;re de la biblioth&#232;que. Incongru, tout comme le regard neutre que lui avait lanc&#233; la jeune femme. Tous deux sont incongrus au jeu de langage, au lien social qui est cens&#233; r&#233;gner dans une biblioth&#232;que universitaire. &lt;br&gt;
En revanche, la rencontre, le regard et l'interjection &#171; On tient &#187; peuvent se trouver nou&#233;s dans un autre jeu de langage, un jeu &#171; sadique &#187;, selon ses termes. On a d&#233;lib&#233;r&#233;ment provoqu&#233; son int&#233;r&#234;t, son d&#233;sir, son trouble, on l'a s&#233;duite, et on se joue d'elle, on lui montre, et on montre &#224; tout le monde qu'on la tient. Tout le monde jouit d'elle, tout le monde voit. &#187; &lt;br&gt;[...] &lt;br&gt;La s&#233;quence ne s'arr&#234;te pas l&#224;, le nouage n'est pas d&#233;finitif. Touj dans la biblioth&#232;que, ma patiente s'interroge. &#171; Dans mes associations me dit-elle en s&#233;ance, m'est venu que votre nom, Chatenay, avait air de ressemblance avec &#034;On tient&#034;. &#034;On tient&#034;, &#034;Chatenay&#034;, il y a je-ne-sais-quoi, un air de famille. Alors, ajoute-t-elle, j'ai lanc&#233;, suffisamment fort pour &#234;tre entendue : &#034;Tout ne tient pas&#034;. &#187; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De qu(o)i la psychanalyse est-elle le nom ! Ce &lt;i&gt;relev&#233;&lt;/i&gt; est vraiment formidable. P. 57 de &lt;i&gt;La preuve par la parole&lt;/i&gt; (Gori, op. laud.), au chapitre &lt;i&gt;Au bout de la langue : le nom ?&lt;/i&gt; cette r&#233;sonance : &lt;i&gt;le pouvoir signifiant &#171; des nom qui causent &#187;&lt;/i&gt;.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-23&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-23&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-23&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;23&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Une premi&#232;re approche de ce livre le rend tr&#232;s s&#233;duisant, alors que tout pourrait donner &#224; craindre au regard du contexte : le sympt&#244;me, &#224; l'ordre du jour des travaux de bien des associations analytiques en 2010 ! A voir, &#224; quoi cela &#231;a tient ... un certain esprit &#171; math&#233;matique &#187;, une limpidit&#233; : &#224; suivre ...&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-24&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-24&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-24&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;24&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Jeanne Benameur, &lt;a href=&#034;http://www.actes-sud.fr/catalogue/litterature-francophone/les-insurrections-singulieres&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Les Insurrections singuli&#232;res&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, 2010.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-25&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-25&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-25&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;25&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pas banal en effet, magique pour tout dire, qu'ici le poison : globalisation, d&#233;localisation, mal-&#234;tre social et sentimental soit aussi le rem&#232;de : d&#233;couverte de soi, de ses autres (le fr&#232;re &#034;retrouv&#233;&#034;, gr&#226;ce &#224; la distance prise - de l'usine de banlieue &#224; sa &#034;cousine&#034; br&#233;silienne), de l'amour qui respecte l'autre dans sa dimension d'autre.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-26&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-26&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-26&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;26&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Mots de Michel Surya, &#224; propos de Bernard No&#235;l&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-27&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-27&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-27&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;27&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.encre-marine.com/livre/?GCOI=29094100557150&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Psychanalystes en devenir&lt;/a&gt;, Les constructions d'une clinique, avec une video d'Ignacio G&#225;rate Mart&#237;nez, pr&#233;sentant le livre, son intention, &#224; la librairie Mollat, de Bordeaux.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-28&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-28&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-28&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;28&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.encre-marine.com/livre/?GCOI=29094100952510&amp;fa=reviews&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;Gu&#233;rir ou d&#233;sirer ?&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
petits propos de psychanalyse vivante, 2008 ; &lt;a href=&#034;http://www.encre-marine.com/livre/?GCOI=29094100033560&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;L'Histoire de Paulina Luz, h&#233;ro&#239;ne du silence&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, 2008 ; &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.encre-marine.com/livre/?GCOI=29094100226910&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Duende&lt;/a&gt; (jouer sa vie)&lt;/i&gt; suivi de&lt;i&gt; jeu et th&#233;orie du Duende de Federico Garcia Lorca&lt;/i&gt;, 2005,2008, livre lou&#233; &lt;a href='http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?article49' class=&#034;spip_in&#034;&gt;ici&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-29&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-29&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-29&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;29&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;2005, coll.&lt;a href=&#034;http://www.editions-eres.com/resultat.php?Id=1706&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;la clinique du transfert&lt;/a&gt;, livre dont la chimie a eu des effets &lt;a href='http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?article20' class=&#034;spip_in&#034;&gt;l&#224;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-30&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-30&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-30&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;30&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Avec, par dilection personnelle, celle avec &lt;a href=&#034;http://www.cairn.info/article.php?ID_A&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Michel de Certeau&lt;/a&gt;.&lt;br&gt;Le livre : &lt;a href=&#034;http://www.editions-hermann.fr/ficheproduit.php?lang=fr&amp;prodid=638&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Conversations psychanalytiques&lt;/a&gt;, Hermann, 2008.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-31&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-31&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-31&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;31&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf.&lt;a href=&#034;http://editionsmichele.com/index.php?categorie=presentation&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;la pr&#233;sentation&lt;/a&gt; du site des &#233;ditions.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-32&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-32&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-32&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;32&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Argument de la collection :&lt;br&gt;&#171; Je est un autre &#187;, &#233;crivait Arthur Rimbaud qui cherchait &#224; inventer une langue capable de faire sonner son pas sur terre en se moquant des fronti&#232;res, une langue pour marcher et &#8212; disait-il &#8212; &#171; distraire les enchantements assembl&#233;s sur son cerveau &#187;. Comment mieux faire entendre &#224; ceux qui aujourd'hui se pr&#233;occupent de l'&#233;tanch&#233;it&#233; de nos fronti&#232;res que l'&#233;tranger est au c&#339;ur de notre vie psychique ? Si l'&#171; &#233;tranger &#187; d&#233;signe commun&#233;ment ce qui n'est pas familier, Freud a r&#233;v&#233;l&#233; que l'&#233;tranget&#233; rec&#232;le en elle-m&#234;me le plus proche et le plus inattendu &#8212; ce reflet de soi dans la vitre d'un train d'o&#249; &#233;merge tout &#224; coup l'inconnu &#8212; qui expose &#224; la contingence de l'inqui&#233;tante &#233;tranget&#233;. &lt;br&gt;
La pratique po&#233;tique, la pratique de la lettre ne cessent de d&#233;montrer qu'&#224; l'&#232;re de la science, les ressources du po&#232;me comme celles de la litt&#233;rature se r&#233;inventent sans cesse comme celles de l'inconscient, car le po&#232;te est toujours un peu proph&#232;te en ceci que son oreille s'ouvre au seuil de l'&#233;mergence du langage, l&#224; o&#249; nous appelons les choses avant de les nommer, l&#224; o&#249; sonne autre chose que le sens. &lt;br&gt;
Cette collection propose d'&#233;clairer des questions d'actualit&#233; &#224; partir d'un travail clinique orient&#233; par la psychanalyse et en prenant appui sur les &#339;uvres des artistes de la langue ; elle a pour boussole cette phrase de Freud reprise par Lacan qu'en sa mati&#232;re &#171; l'artiste toujours pr&#233;c&#232;de le psychanalyste &#187;.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-33&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-33&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-33&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;33&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;V. cette &lt;a href='http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?article198#3' class=&#034;spip_in&#034;&gt;pr&#233;sentation&lt;/a&gt; de Philippe Lacad&#233;e, &lt;i&gt;Robert Walser, le promeneur ironique&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-34&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-34&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-34&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;34&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Elle indique :&lt;br&gt;Dans son ouvrage, H&#233;l&#232;ne Deltombe nous montre qu'aujourd'hui l'adolescence ne se caract&#233;rise plus par la r&#233;volte contre l'autorit&#233; paternelle, &#034;car il s'agit de plus en plus souvent d'une soci&#233;t&#233; sans p&#232;res&#034;. Au lieu de se r&#233;f&#233;rer aux g&#233;n&#233;rations pr&#233;c&#233;dentes, les adolescents pr&#233;f&#232;rent se conformer &#224; leurs semblables par des m&#233;canismes d'identification r&#233;ciproque. Mutisme, isolement, suicide, boulimie-anorexie, addiction, violence, mode vestimentaire, piercing, tatouage... Tous ces sympt&#244;mes sont des ph&#233;nom&#232;nes de rupture avec la soci&#233;t&#233;, dans un processus de marginalisation. L'adolescent se range volontiers sous une &#233;tiquette &#224; laquelle il se r&#233;duit. Il se reconna&#238;t comme appartenant &#224; un groupe, ce qui le dispense d'&#234;tre un individu. Comment cr&#233;er des liens avec un &#234;tre qui n'attend de solutions que de ses pairs ?&lt;br&gt;Florence Beaug&#233;, &lt;i&gt;L'adolescence &#224; la loupe&lt;/i&gt;, &lt;a href=&#034;http://lemonde.fr/livres/article/2010/12/30/l-adolescence-a-la-loupe_1459155_3260.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Monde&lt;/a&gt;, 30/12/10.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-35&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-35&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-35&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;35&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;La Nice connection, very nice indeed, m'a fait d&#233;couvrir Philippe de Georges en lecteur d'&lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.sitaudis.fr/Parutions/sur-amanscale.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Amanscale&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, et &lt;a href=&#034;http://www.sitaudis.fr/Parutions/ethique-et-pulsion-de-philippe-de-georges.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pierre Le Pillou&#235;r&lt;/a&gt; en lecteur de Philippe de Georges !&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-36&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-36&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-36&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;36&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voici la phrase : &lt;br&gt;&#171; Se nourrir pour grandir &#187; &#171; Plong&#233; dans un univers familial, une culture, une langue dont il fait provision, l'enfant go&#251;te aux mots entendus ou trouv&#233;s dans les livres et absorbe toutes les &#233;motions auxquelles il est confront&#233; dans sa relation &#224; l'autre. Ces nourritures-l&#224;, il les d&#233;vore ou les d&#233;guste, les grignote ou les d&#233;tourne, les absorbe ou les recrache. Elles seront ses aliments de base. &#187;&lt;br&gt;
Voici les premi&#232;res remarques qui donnent le ton :&lt;br&gt;&#171; Si l'enfant grandit dans un bain de langage o&#249; il est plong&#233; d&#232;s sa naissance, on peut dire en accord avec cet argument que les mots sont le plus souvent une nourriture essentielle pour le petit d'homme. D'y trouver gr&#226;ce &#224; l'Autre qui lui parle le go&#251;t des mots et l'amour de la langue ne l'emp&#234;che pas d 'y rencontrer la part n&#233;cessaire du malentendu si n&#233;cessaire &#224; sa construction subjective. &lt;br&gt;C'est de la fa&#231;on dont l'Autre lui offre ses mots, que de fa&#231;on paradoxale le petit d'homme go&#251;te aux mots entendus et se nourrit, de quelque chose &lt;i&gt;d'indicible incarn&#233;&lt;/i&gt;, dans une certaine pr&#233;sence et qui se nomme amour et d&#233;sir. C' est en effet dans la dialectique entre la demande d'amour et l'&#233;preuve du d&#233;sir, que le d&#233;veloppement du petit enfant s'ordonne. C'est dans cette rencontre avec le d&#233;sir de l'Autre, qui justement ne lui dit pas tout, que l'enfant va r&#233;ussir &#224; loger son &#234;tre, son corps d'enfant, &#224; partir de ce qu'il vit et &#233;prouve dans ses sensations ou tensions imm&#233;diates. &#187;&lt;br&gt; Faut-il ajouter que Jeanne Benameur, romanci&#232;re, &#233;crit aussi en direction de l'adolescence ? cf. cet entretien publi&#233; par le &lt;a href=&#034;http://www.crdp.ac-creteil.fr/telemaque/auteurs/benameur.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;CRDP de Cr&#233;teil&lt;/a&gt;, et ces pr&#233;cisions : &#171; Quand j'&#233;cris, je ne me dis pas que j'&#233;cris pour la jeunesse ou pour les adultes. Je ne fais pas une telle distinction. Il s'agit avant tout d'une &#233;criture au travail, d'un mouvement int&#233;rieur. &#187; (&lt;a href=&#034;http://www.cndp.fr/savoirscdi/societe-de-linformation/le-monde-du-livre-et-de-la-presse/auteurs-et-illustrateurs/zoom-sur-un-ecrivain-entretien-avec-jeanne-benameur.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Entretien&lt;/a&gt; pour Savoirs CDI).&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du c&#244;t&#233; de la litt&#233;rature de jeunesse, et psychanalystes de pouvoir s'y pencher : parution d'une petite &lt;a href=&#034;http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/IMG/jpg/mitsou.jpg&#034; target=&#034;_blank&#034; onClick=&#034;window.open('http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/IMG/jpg/mitsou.jpg','lettre-de-la-magdelaine.net','scrollbars=no,toolbar=no,top=0,left=0,Width=480,Height=473,resizable=no');return false;&#034;&gt; merveille &lt;/a&gt; repara&#238;t aux &lt;a href=&#034;http://www.lesbelleslettres.com/livre/?GCOI=22510100405640&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Belles-Lettres/Archimbaud&lt;/a&gt; : Rainer Maria Rilke &lt;i&gt;Mitsou Histoire d'un chat&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
racont&#233;e par Michael Lonsdale (CD inclus). Dessins de Balthus.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-37&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-37&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-37&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;37&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Plus que bri&#232;vement : 1. L'enfant sujet &#224; part enti&#232;re, ne choisit pas les signifiants, ils lui tombent dessus ; 2. Il n'est de clinique, qu'&lt;i&gt;orient&#233;e par le r&#233;el&lt;/i&gt; ; 3. C'est le langage qui nous d&#233;cerne un corps. (belles remarques sur Artaud) ; 4. Plaidoyer pour une clinique du &lt;i&gt;savoir y faire&lt;/i&gt;, des solutions de jouissance trouv&#233;es au cas par cas pour chaque sujet.&lt;br&gt; A lire tr&#232;s prochainement aux &#233;ditions de La Diff&#233;rence : &lt;a href=&#034;http://www.ladifference.fr/s-k-beau.html?indextitre=4&amp;titre=S#livre2147&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;S.K. beau&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-38&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-38&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-38&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;38&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;En conclusion de : &lt;br&gt;&#171; En un temps marqu&#233; par le culte de l'objectivit&#233;, de la norme et des chiffres, o&#249; il est partout question d'&#233;valuations et d'expertises, s'affirme ici, &#224; contre-courant, la m&#233;moire fugitive qu'est la cause inconsciente, toujours pr&#234;te &#224; se d&#233;rober, qui nous porte aux limites du symbolisable. Le pass&#233; n'est l&#224; atteint qu'&#224; la limite, toujours apr&#232;s coup, selon un jeu r&#233;troactif. Il n'y a de souvenir que sur fond de cette perte inaugurale, sur fond de ce qui est r&#233;volu. Juste &#224; parler et c'est d&#233;j&#224; l'instant d'apr&#232;s. Opacit&#233; in&#233;liminable, inh&#233;rente &#224; toute rem&#233;moration. La trame n&#233;cessaire du r&#233;cit n'invalide aucunement la v&#233;racit&#233; du souvenir, elle en est au contraire sa condition de possibilit&#233;. Elle rend possible l'&#233;mergence de fragments de v&#233;rit&#233;, toujours entre les lignes, hors de sentiers battus, l&#224; o&#249; on ne l'attend pas. &#192; vouloir objectiver le souvenir, &#224; coup de preuves et de mesures, on porte atteinte aux fondements m&#234;mes de la m&#233;moire humaine. &#192; vouloir rendre les &#233;v&#233;nements &#224; leur soi-disant r&#233;alit&#233;, on les fait s'&#233;vanouir. Que l'on songe ici aux d&#233;lires scientistes actuels qui entendent objectiver la m&#233;moire et la r&#233;duire &#224; un enregistrement informatique. Je pr&#233;tends que l'homme cognitif est sans pass&#233;, sans histoire, en un mot, qu'il n'existe pas. &#187; (pp. 9-10)&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-39&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-39&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-39&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;39&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#171; La premi&#232;re partie, &lt;i&gt;Le&#231;ons de Chose&lt;/i&gt;, traite cette question par un certain savoir acquis : le concept est &#233;tudi&#233; depuis sa gen&#232;se, suivi dans ses avatars au gr&#233; des remaniements de la doctrine analytique, chez Freud puis chez Lacan. Mais si la pulsion n'est plus mise &#224; l'&#233;cart, rejet&#233;e dans les oubliettes, ni seulement transcend&#233;e dans la cr&#233;ation, comment peut-elle prendre place &#171; concr&#232;tement &#187; dans l'existence d'un sujet qui s'est analys&#233;, qui choisit de ne plus l'ignorer, mais de &#171; traiter avec &#187; ? La question initiale prend alors la tournure explicite d'un probl&#232;me d'&#233;thique. D'o&#249; la seconde partie, &lt;i&gt;&#201;thique et pulsion&lt;/i&gt; &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-40&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-40&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-40&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;40&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Poursuivons : &lt;br&gt; &#171; Vous savez vraisemblablement qu'il a consacr&#233; une ann&#233;e de son s&#233;minaire &#224; t&#226;cher de d&#233;finir cette &#233;thique de l'analyse. J'en retiendrai trois termes, qui peuvent para&#238;tre bien peu mais sont pour nous beaucoup : &lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; Il s'agit d'une &#233;thique du &#171; Bien dire &#187;. [...] faire une analyse, c'est aller &#224; contre-pente, c'est s'opposer &#224; cette passion de l'ignorance qui nous anime tous. [...] Bien dire, c'est se vouer &#224; un certain r&#233;veil, c'est tenter de s'orienter du r&#233;el. &lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; Cette &#233;thique nous encourage &#224; &#171; ne pas c&#233;der sur [notre] d&#233;sir &#187;. [...] En ce sens, l'analyse est Je contraire d'une sagesse. Apr&#232;s l'analyse, il semble impossible de dire : &#171; Je n'ai pas voulu cela. &#187; L'analyse met le sujet en prise directe avec sa responsabilit&#233;. Le sujet analys&#233; se fait responsable de son destin ; il est son acte. [...] Non pas nier son destin : l'&#233;galer. &lt;br&gt;
&lt;br /&gt;&#8212; Cette &#233;thique oppose au vent de la d&#233;pression, qui est l'affect de notre fin de si&#232;cle, l'exigence exaltante d'un Gay s&#231;avoir. &#187; &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-41&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-41&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-41&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;41&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Revue Europe, n&#176; 981-982, janvier-f&#233;vrier 2001, couverture, sommaire pr&#233;sentation &#224; cette &lt;a href=&#034;http://www.europe-revue.net/page-2-sommaire-et-preface.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;adresse&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-42&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-42&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-42&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;42&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.fissile-editions.net/LIVRES/excepte.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Except&#233; le possible&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, recueille des essais sur Bernard No&#235;l, Roger Laporte, Jean-Michel Reynard, Jacques Dupin. &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.fissile-editions.net/LIVRES/sonnetsM.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les sonnets de la mort&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; ont &#233;t&#233; publi&#233;s aux m&#234;mes &#233;ditions.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-43&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-43&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-43&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;43&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;i&gt;Bernard No&#235;l Politique du corps&lt;/i&gt;, &lt;a href=&#034;http://www.point-art.com/catalogue_ouvrages/9_782_7022_0947_9_bernard_no_l_politique_du_corps&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;revue Ah !&lt;/a&gt;, &#233;ditions Cercle d'art, 2010.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-44&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-44&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-44&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;44&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Michel Surya, &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.editions-lignes.com/LE-POLIEME-Bernard-Noel.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Poli&#232;me (Bernard No&#235;l&lt;/i&gt;)&lt;/a&gt;, Lignes, &#224; para&#238;tre, f&#233;vrier 2011.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-45&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-45&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-45&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;45&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Poli&#232;me, poli&#233;sie qu'il y a lieu d'entendre, faut-il le pr&#233;ciser, comme politique de la po&#233;sie, et non pas, bien s&#251;r, comme po&#233;sie politique (horreur dans laquelle il est arriv&#233; que celle-ci se fourvoie ; qu'elle ne se fourvoie pas moins que ne s'est, &#224; sa fa&#231;on, fourvoy&#233;e la po&#233;sie qui a abdiqu&#233; toute politique).&lt;br&gt;
Avec cette note : &#171; D'autres d&#233;veloppements seraient possibles, qui entra&#238;neraient plus loin, entre autres du c&#244;t&#233; de la philosophie. Lesquels ont par exemple oppos&#233; d&#233;j&#224; Philippe Lacoue-Labarthe et Alain Badiou (le &lt;i&gt;Heidegger&lt;/i&gt; du second au &lt;i&gt;Manifeste de la philosophie&lt;/i&gt; du premier). Lesquels voudraient qu'on dise que ce n'est pas pour rien que le premier a alors parl&#233; de &#171; politique du po&#232;me &#187;. En un sens avec lequel le &#171; poli&#232;me &#187; aurait ici des affinit&#233;s ? Sans doute. &#192; la condition d'ajouter aux noms de H&#246;lderlin, Rilke, Trakl, Celan, etc., auxquels il s'en tient, ceux de : No&#235;l, justement, mais de Roche, Dupin, Reynard, Prigent, etc., aussi. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-46&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-46&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-46&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;46&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Cf. G. B. : &lt;i&gt;&#171; Le renoncement au r&#234;ve et la volont&#233; pratique de l'homme d'action ne repr&#233;sentent donc pas les seuls moyens de toucher le monde r&#233;el. Le monde des amants n'est pas moins vrai que celui de la politique. Il absorbe m&#234;me la totalit&#233; de l'existence, ce que la politique ne peut pas faire &#187;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-47&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-47&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-47&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;47&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Intitul&#233; &lt;i&gt;La contre-origine&lt;/i&gt;, la contribution de Christian Hubin qui tient tout autant de la po&#233;sie que de la (m&#233;ta)po&#233;tique, de la philosophie, comme de la musique (c'est Josquin, et c'est Grisey), ne d&#233;routera pas les lecteurs des recueils d'essais (&lt;i&gt;parlant seul &lt;/i&gt; etc.) et de po&#232;mes (&lt;i&gt;Laps, Dont bouge&lt;/i&gt; ...) publi&#233;s chez &lt;a href=&#034;http://www.jose-corti.fr/auteursfrancais/Hubin.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Corti&lt;/a&gt; ; tout se passe ici comme si se d&#233;fiaient en leur quintessence les deux formes en une joute dans laquelle nulle ne c&#232;de sur son d&#233;sir. Chapeau.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Dire est une question d'intr&#233;pidit&#233;</title>
		<link>http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?article27</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?article27</guid>
		<dc:date>2008-11-20T09:10:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ronald Klapka</dc:creator>


		<dc:subject>Dupin, Jacques</dc:subject>
		<dc:subject>Pinson, Jean-Claude</dc:subject>
		<dc:subject>Gori, Roland</dc:subject>
		<dc:subject>Pujol, Robert</dc:subject>
		<dc:subject>Fourcade, Dominique</dc:subject>
		<dc:subject>Laugier, Emmanuel</dc:subject>
		<dc:subject>Smirou, S&#233;bastien</dc:subject>
		<dc:subject>Dastur, Fran&#231;oise</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;20/11/2008 &#8212; Dominique Fourcade, Jacques Dupin, Jean-Claude Pinson&lt;br&gt;&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Les lettres&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot14" rel="tag"&gt;Dupin, Jacques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot234" rel="tag"&gt;Pinson, Jean-Claude&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot324" rel="tag"&gt;Gori, Roland&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot325" rel="tag"&gt;Pujol, Robert&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot327" rel="tag"&gt;Fourcade, Dominique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot333" rel="tag"&gt;Laugier, Emmanuel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot344" rel="tag"&gt;Smirou, S&#233;bastien&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot403" rel="tag"&gt;Dastur, Fran&#231;oise&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div align=right&gt;&lt;i&gt;&#224; l'inconnu de tout lecteur &lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &lt;/h2&gt;&lt;div style=&#034;margin-left:40px&#034;&gt;La visibilit&#233; du po&#232;me est [&#8230;] notre propos, dans sa diversit&#233; et sa richesse, ses m&#233;andres et son &#233;clat. Car la po&#233;sie a besoin pour &#234;tre et nous parvenir d'emprunter une apparence mat&#233;rielle et sensible, d'accepter un support et des relais. Elle n'est pas enclose dans les pages du livre, ni dans le feuillet manuscrit, ni dans la voix du r&#233;citant. Elle ne d&#233;pend pas de la r&#233;ussite d'une typographie ou de la justesse d'une illustration. Pourtant elle n'existerait pas sans un mode d'ext&#233;riorisation qui lui ouvre le dehors, favorise sa respiration et sa lisibilit&#233;, et surtout l'aide &#224; se d&#233;tacher de la singularit&#233;, des limites et m&#234;me du rayonnement de celui par lequel elle nous est transmise.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dupin &#224; propos de Char dans : M'introduire dans ton histoire POL 2007, livre (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Ainsi en est-il all&#233; des &lt;i&gt;Chansons pour Saskia&lt;/i&gt; de Dominique Fourcade, publi&#233; aux &#233;ditions Chandeigne. Une note d'Alain Paire&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;&#034;Chansons pour Saskia&#034; un livre de Dominique Fourcade, 16-01-2008.&#034; id=&#034;nh2-2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; lue il y a quelques mois. Une phrase : &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;margin-left:20px&#034;&gt;Il faut consentir &#224; certains moments de paresse et puis savoir se cabrer, amender la balistique de chaque page, ne pas souffrir la moindre rel&#226;che puisque la venue du po&#232;me est sans cesse &#034;&#233;crite avec un silencieux contre la tempe&#034;. &lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;sir de se procurer les 27 feuillets. Impossible. Et ces derniers jours, en librairie, feuilleter &lt;i&gt;Citizen Do&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;aux &#233;ditions POL.&#034; id=&#034;nh2-3&#034;&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, dans l'oubli - apparemment total - de l'&#233;pisode pr&#233;c&#233;dent. Irr&#233;sistiblement, acheter. Pr&#233;sence de Char ?&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Pr&#233;face du catalogue de l'exposition de la BNF.&#034; id=&#034;nh2-4&#034;&gt;4&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, syllabes chantantes de Saskia ? (J'apprends par S&#233;bastien Smirou&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;[4] Voir Citizen Do, ma berceuse par S&#233;bastien Smirou.&#034; id=&#034;nh2-5&#034;&gt;5&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; qu'il s'agit de la petite fille de l'auteur), ou cette &#034;explication&#034; du titre dans le &lt;i&gt;Post-Scriptum&lt;/i&gt; qui ouvre le livre - et ce n'est pas un paradoxe :&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;margin-left:20px&#034;&gt;quatre syllabes impr&#233;vues de jeunesse&lt;br&gt;
seule la derni&#232;re est mienne, et les gramin&#233;es&lt;br&gt;
comment tu t'appelles comment tu t'appelles&lt;br&gt;
enfin j'ai trouv&#233; la premi&#232;re&lt;br&gt;
de la gamme de mon nom&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Voil&#224; qui fera les contentos voire les gustos de l'analyste !&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Dominique Fourcade : Aussi &#233;tais-je follement heureux cherchant mes marques (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-6&#034;&gt;6&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Je lis presque toujours des livres qui ont &lt;i&gt;&#224; voir&lt;/i&gt; avec mon propre travail&lt;/i&gt;, &#233;crit S&#233;bastien Smirou, &#224; propos de &lt;i&gt;Citizen Do&lt;/i&gt;. La fra&#238;cheur (et aussi la justesse, la pertinence) du propos, &#233;manant d'un &#233;crivain au surplus psychanalyste ne manquera pas de ravir ses confr&#232;res (c'est tout vu). Puisse-t-elle habiter ici ma franche reconnaissance &#224; l'&#233;gard de la mani&#232;re dont Dominique Fourcade me parle de Ren&#233; Char&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ainsi que l'a fait par exemple Fran&#231;oise Dastur, dans son tr&#232;s beau livre (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-7&#034;&gt;7&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, dont tant d'utilisations (et d'imitations) emphatiques avaient fini par me faire le situer dans une autre &#233;poque de l'&#233;criture. Ainsi les pages 44 et 45, avec cette virgule sur laquelle s'arr&#234;te Fourcade : &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;margin-left:20px&#034;&gt;&#171; Tuer, m'a d&#233;cuirass&#233; pour toujours. &#187; Je regarde la virgule apr&#232;s tuer, elle p&#232;se un poids &#233;norme, elle oblige &#224; faire un arr&#234;t sur le mot. Et d&#233;cuirass&#233;, il faut entendre que l'on n'a plus ni protection, ni inhibition, cela se paye tr&#232;s cher. Il en est sorti, en po&#232;te et en h&#233;ros dont la combinaison grandiose a fait sa gloire, mais il en sortait &#224; la fois tr&#232;s expos&#233;, tr&#232;s vuln&#233;rable, et ne reconnaissait plus les fronti&#232;res. Seuils, ou limites, pr&#233;cis&#233;ment chaque homme doit prier c'est le quotidien, et les po&#232;tes plus que les autres, pour identifier quelque chose de tel. &#201;crire, largement, intimement, chaque mot du mot &#224; mot, pour s'assurer de la fronti&#232;re.&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Peut-on ajouter quelque chose ? &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fourcade peut, lui, placer un mot :&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;margin-left:20px&#034;&gt;sur un air de Nina Simone :&lt;br&gt;
Char prends-le dans tes bras Saskia&lt;br&gt;
il en a tant besoin, son corps est atrocement meurtri cette ann&#233;e, &lt;br&gt;
atrocement menti&lt;br&gt;
berce-le dans ce saccage, il te supplie &lt;br&gt;
give me more than one caress&lt;br&gt;
&lt;p&gt;passe-lui&lt;br&gt;
une robe de Praxit&#232;le sans couture&lt;br&gt;
ou le mod&#232;le Jean-Paul Gaultier d'une all&#233;gresse &lt;br&gt;
&#244; essayage fortitude&lt;br&gt;
passe-lui cet adagio de Schubert qui chasse pendant la nuit il &lt;br&gt;
t'implore de faire de lui quelqu'un de ton temps&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;(Chansons et syst&#232;mes pour Saskia, n&#176; 8, p. 58)&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Chansons pour Saskia&lt;/i&gt;, auxquelles s'est ajout&#233; et syst&#232;mes, sont au nombre de 45. Un grand bonheur de lecture (r&#233;gate en jaspe agat&#233;, totally unfurled, -hommage &#224; James Schuyler et Alain Bashung/ et la quille est en chantoung), o&#249; l'on v&#233;rifiera dans l'apr&#232;s-coup :&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;margin-left:20px&#034;&gt;po&#233;sie est identification et s&#233;paration et dislocation syst&#233;miques&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;ainsi l'ultime texte s'intitulera-t-il : Syst&#232;me pour moi, qui se cl&#244;t (?) ainsi :&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;margin-left:20px&#034;&gt;Poussin et Cunningham&lt;br&gt;
tout deux tourn&#233;s vers moi&lt;br&gt;
sensibles au film d'ultraminceur&lt;br&gt;
sur la surface souple de la voix&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Rien de moins &#233;gotique que cette po&#233;sie qui renvoie le lecteur &#224; son propre, ultramince autant que syst&#233;mique, comme ceci, par exemple (choisi au hasard ! ) :&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;margin-left:20px&#034;&gt;&#8212; et l'enjeu, c'est la lecture simultan&#233;e de toutes les pistes de Poussin et de celles qui nous traversent - pistes, ou crevasses. Un instant l'harmonie est telle que n'importe quel corps du dehors trouve sa place avec un swing merveilleux, par exemple le nom Michelle LaVaughn Robinson Obama est un naturel du lieu, et des &#233;toiles se d&#233;tachent du ciel pour venir rejoindre le texte tandis que d'autres en repartent vers les constellations.&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Rien d'autre &#224; dire. Par les temps qui courent, &lt;i&gt;Citizen Do&lt;/i&gt; est un vrai livre, un grand livre de po&#233;sie, qui s'adresse bien &#224; l'inconnu de chaque lecteur, &#224; sa dimension d'&#233;crivain qu'il d&#233;ploiera de la mani&#232;re qui lui conviendra le mieux. Cf. une fois encore :&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div style=&#034;margin-left:20px&#034;&gt;&lt;i&gt;La po&#233;sie n'a besoin que de mots. Elle peut exister sans les mots. Elle peut se passer de table, de papier, de tremplin. Elle n'a aucun besoin d'&#234;tre vendable, d'&#234;tre lisible. Elle se contente de peu, et de moins encore. Elle vit de rien. Ou de l'air du temps. Du d&#233;sir, et de la mort. Et du vide qui la soul&#232;ve... Pourtant elle s'adresse &#224; quelqu'un. &#192; un lecteur inconnu. &#192; l'inconnu de tout lecteur. Elle ne s'accomplit pas sans un partenaire inavouable. Elle ne respire, elle ne se d&#233;tend, que tendue par le d&#233;sir de l'autre. L'autre &#233;tant l'inconnu, elle &#233;tant l'absence toujours..&lt;/i&gt;.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Toujours Eclisse de Jacques Dupin, repris dans M'introduire dans ton (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2-8&#034;&gt;8&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb2-1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dupin &#224; propos de Char dans : &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pol-editeur.com/index.php?spec=livre&amp;ISBN=978-2-84682-189-5&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;M'introduire dans ton histoire&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; POL 2007, livre pr&#233;fac&#233; par Val&#233;ry Hugotte (Une nouvelle opini&#226;tre naissance) ; pp. 111-112&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;dicace : &lt;i&gt;&#224; l'inconnu de tout lecteur&lt;/i&gt;, est de Jacques Dupin, in &lt;i&gt;Eclisse&lt;/i&gt;.&lt;br&gt;
Pour l'intitul&#233; de la lettre, v. &lt;i&gt;Citizen Do&lt;/i&gt;, p. 65 (syst&#232;me du je t'aime :), marvellous.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&#034;&lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.galerie-alain-paire.com/index.php?option=com_content&amp;view=article&amp;id=26&amp;Itemid=6&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chansons pour Saskia&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&#034; un livre de Dominique Fourcade, 16-01-2008.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-3&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-3&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-3&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;&lt;a href=&#034;http://www.pol-editeur.com/index.php?spec=livre&amp;ISBN=978-2-84682-253-4&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;aux &#233;ditions POL&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-4&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-4&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-4&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;4&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Pr&#233;face du &lt;a href=&#034;http://www.gallimard.fr/catalog/Html/actu/char-expo.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;catalogue de l'exposition de la BNF&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-5&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-5&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-5&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;5&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;[4] Voir &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://situvoiscequejeveuxdire.blogspot.com/2008/11/citizen-do-ma-berceuse.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Citizen Do, ma berceuse&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; par S&#233;bastien Smirou.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-6&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-6&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-6&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;6&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Dominique Fourcade : Aussi &#233;tais-je follement heureux cherchant mes marques de me surprendre &#224; le dupliquer avec tendresse en quatre syllabes de ma jeunesse que pas un instant je n'avais pr&#233;vues. (sans m&#233;conna&#238;tre la voix citoyenne ici &#233;nonc&#233;e avec autant de force que de simplicit&#233;, pp. 25-26). &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cf. : Les syllabes parentales ont vocation &#224; se recruter elles-m&#234;mes : c'est l&#224; le g&#238;te du transfert incestueux, qui ne peut se v&#233;hiculer que sous la forme de son repr&#233;sentant. La compulsion de r&#233;p&#233;tition jouit donc, si on peut dire, de la structure fractionn&#233;e et s&#233;cable de la parole : c'est une sonorit&#233; qui est retenue et retrouv&#233;e, telle quelle ou invers&#233;e, pour s'insinuer ainsi m&#233;connue, dans un nouveau nom, d&#232;s lors promu &#224; recueillir le fantasme &#233;rotique. Robert Pujol (&lt;i&gt;Des noms qui causent&lt;/i&gt;, 1992) cit&#233; par Roland Gori, &lt;a href=&#034;http://www.editions-eres.com/parutions/psychanalyse/actualite-de-la-psychanalyse/p2087-preuve-par-la-parole-la-.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&lt;i&gt;La preuve par la parole&lt;/i&gt;&lt;/i&gt;&lt;/a&gt;, &#233;r&#232;s, 2008, p. 17.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-7&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-7&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-7&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;7&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ainsi que l'a fait par exemple Fran&#231;oise Dastur, dans son tr&#232;s beau livre publi&#233; chez Encre marine : &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.encre-marine.com/livre/?GCOI=29094100262290&amp;fa=reviews&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;A la naissance des choses,&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; et sp&#233;cialement cette page sur le tableau de La Tour qu'affectionnait Ren&#233; Char&lt;br class='autobr' /&gt;
Nagu&#232;re a &#233;t&#233; r&#233;&#233;dit&#233;e chez Fata Morgana une r&#233;ponse de Bataille &#224; Ren&#233; Char &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.fatamorgana.fr/livres/lettre-a-rene-char-sur-les-incompatibilites-de-l-ecrivain&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sur les incompatibilit&#233;s de l'&#233;crivain&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, que je trouve en r&#233;sonance avec quelques uns des propos de Fourcade sur Char.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2-8&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2-8&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2-8&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;8&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Toujours &lt;i&gt;Eclisse&lt;/i&gt; de Jacques Dupin, repris dans &lt;i&gt;M'introduire dans ton histoire&lt;/i&gt; et parmi quelques lecteurs (dont les textes sont en ligne) de Dominique Fourcade : Emmanuel Laugier pour &lt;i&gt;le Matricule des Anges&lt;/i&gt; (&lt;a href=&#034;http://www.lmda.net/din/tit_lmda.php?Id=416&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;entretiens&lt;/a&gt;), &lt;br class='autobr' /&gt;
Lionel Destremau pour feu la revue &lt;i&gt;Pr&#233;texte&lt;/i&gt; &lt;a href=&#034;http://pretexte.perso.neuf.fr/PretexteEditeur/ancien-site/revue/critique/articles_fr/articles/fourcade_acheminement-dans-la-parole.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Acheminement dans la parole&lt;/a&gt;, et aussi : Jean-Claude Pinson : &lt;a href=&#034;http://books.google.fr/books?id=ICSSmO6Be9oC&amp;pg=PA253&amp;lpg=PA253&amp;dq=Pinson+Fourcade&amp;source=bl&amp;ots=XYam-yTZsw&amp;sig=nPH-Bmuo_ZJIhm2GEqlPaN-lLQ0&amp;hl=fr&amp;sa=X&amp;oi=book_result&amp;resnum=2&amp;ct=result#v=onepage&amp;q=Pinson%20Fourcade&amp;f=false&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le bruit de planeur que Dominique Fourcade fait en &#233;crivant,&lt;/a&gt; in &lt;i&gt;Sentimentale et na&#239;ve,&lt;/i&gt; pp. 237-255, aux &#233;ditions Champ Vallon, 2002, qui rel&#232;ve des parent&#233;s avec le vers projectif d'Olson (s&#233;quence du martin-p&#234;cheur dans &lt;i&gt;Le Sujet monotype&lt;/i&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Littoralement, et en plus d'un sens</title>
		<link>http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?article28</link>
		<guid isPermaLink="true">http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?article28</guid>
		<dc:date>2008-05-15T16:08:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ronald Klapka</dc:creator>


		<dc:subject>Tellermann, Esther</dc:subject>
		<dc:subject>N&#233;e, Patrick</dc:subject>
		<dc:subject>O'Dwyer de Macedo, Heitor</dc:subject>
		<dc:subject>Schneider, Monique</dc:subject>
		<dc:subject>Lacan, Jacques</dc:subject>
		<dc:subject>Verlet, Loup</dc:subject>
		<dc:subject>Gori, Roland</dc:subject>
		<dc:subject>Marty, &#201;ric</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;lettre du 15 mai 2008&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Les lettres&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot107" rel="tag"&gt;Tellermann, Esther&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot244" rel="tag"&gt;N&#233;e, Patrick&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot286" rel="tag"&gt;O'Dwyer de Macedo, Heitor&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot289" rel="tag"&gt;Schneider, Monique&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot290" rel="tag"&gt;Lacan, Jacques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot291" rel="tag"&gt;Verlet, Loup&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot324" rel="tag"&gt;Gori, Roland&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot1251" rel="tag"&gt;Marty, &#201;ric&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;sous le pont Mirabeau coule la Seine primitive&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Po&#232;te, psychanalyste, professeur de lettres, Esther Tellermann, r&#233;pond &#224; Anne Malaprade la questionnant sur la parution tardive de son premier livre (&lt;i&gt;Premi&#232;re apparition avec &#233;paisseur&lt;/i&gt;, 1986)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est qu'avec le franchissement des fronti&#232;res que j'ai pu laisser parler en moi les rythmes de la langue fran&#231;aise. C'est cela pour moi cette &#171; premi&#232;re apparition &#187;, cette premi&#232;re br&#232;che dans l'id&#233;alisation de l'autre et de soi. La litt&#233;rature a alors perdu son &#171; L &#187; majuscule pour prendre le sens que lui donne Lacan dans son article &#171; Lituraterre &#187; du S&#233;minaire de 1971, le sens de littoral &#187;, de lisi&#232;re, de fronti&#232;re entre ce qu'il en serait du sens plein et de ce qui peut en choir : une lettre.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Elle pr&#233;cise, &lt;i&gt;in fine&lt;/i&gt; :&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les psychanalystes interrogent les &#233;crivains non seulement par le biais du mythe mais aussi parce que le r&#234;ve par exemple, &#171; voie royale pour la d&#233;couverte de l'inconscient &#187;, est un r&#233;bus, un &#233;crit. Les &#233;crivains ne questionnent pas les psychanalystes, ils questionnent le savoir inconscient inscrit dans la langue. D'ailleurs un analysant n'interroge pas son psychanalyste. Il s'ouvre &#224; son propre savoir inconscient. L'&#233;crivain, lui, met en sc&#232;ne ce savoir inconscient dans une forme. L'&#233;criture n'est pas une th&#233;rapie, une th&#233;rapie s'articule sur le transfert et la parole. Mon travail po&#233;tique se nourrit forc&#233;ment de l'analyse mais ce qui est s&#251;r, c'est qu'il l'anticipe.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux points serviront de guides pour passer de l'un &#224; l'autre des livres assembl&#233;s sur la table de &lt;i&gt;la magdelaine&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;***&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Il est un que l'on risque de ne retrouver qu'en librairie sp&#233;cialis&#233;e, et c'est des plus dommage : &#171; &lt;i&gt;Lacan et la litt&#233;rature&lt;/i&gt; &#187;, textes rassembl&#233;s par Eric Marty, issus d'un colloque &#224; Paris VII, parmi lesquels&lt;i&gt; Jacques Lacan, &#171; L'Autre &#187; d'Andr&#233; Breton&lt;/i&gt; nous apprend que le psychiatre pas encore psychanalyste r&#234;vait d'une science de la personnalit&#233; et que l' &#171; &#233;criture automatique &#187; doit beaucoup &#224; la d&#233;couverte de l'inconscient ; quant &#224; la liste de Lacan, elle en laissera sans doute plus d'un r&#234;veur.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un r&#233;cit d'Esther Tellermann &#171; &lt;i&gt;Une odeur humaine&lt;/i&gt; &#187; (f&lt;a href=&#034;http://www.leoscheer.com/spip.php?article344&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;arrago/leo scheer, 2004&lt;/a&gt;), prose po&#233;tique (car &#171; le r&#233;cit n'emp&#234;che rien &#187;) &#233;gratigne le bel amour, fondement de notre folie meurtri&#232;re (c'est la psychanalyste qui parle, cf. cette &lt;a href=&#034;http://www.freud-lacan.com/articles/article.php?url_article=etellermann200606&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;conf&#233;rence&lt;/a&gt; &#224; propos de Bataille (&lt;i&gt;Ma m&#232;re&lt;/i&gt;), Prigent (&lt;i&gt;Une phrase pour ma m&#232;re&lt;/i&gt;), Fourcade dont &lt;i&gt;La Laisse&lt;/i&gt; sera mise en consonance avec celle d'Abou Gra&#239;b,). Patrick N&#233;e a donn&#233; de ce livre une analyse tr&#232;s attentive, &lt;a href=&#034;http://www.maulpoix.net/Tellermann.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;en ligne&lt;/a&gt;, sur le site de Jean-Michel Maulpoix.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce sp&#233;cialiste d'Yves Bonnefoy (de ses &lt;i&gt;rh&#233;toriques profondes&lt;/i&gt;) a publi&#233; &#224; &lt;i&gt;La lettre vol&#233;e&lt;/i&gt; un &lt;a href=&#034;http://www.lettrevolee.com/spip.php?article1049&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Zeuxis auto-analyste&lt;/a&gt;, o&#249; l'&#339;uvre est reconsid&#233;r&#233;e sous l'angle de l'analyse avec des aper&#231;us tr&#232;s &#233;clairants sur le Giacometti, les convergences et les &#233;carts avec Bataille (franchissement versus transgression) et des hypoth&#232;ses (convaincantes) sur le dernier Bonnefoy (celui des &lt;i&gt;Planches courbes&lt;/i&gt;). Comme dans l'article consacr&#233; &#224; &lt;i&gt;Une odeur humaine&lt;/i&gt; r&#233;f&#233;rence est faite &#224; Monique Schneider. De celle-ci un livre r&#233;cent, &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.decitre.fr/livres/La-cause-amoureuse.aspx/9782020964920&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La cause amoureuse&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, prolongera &#224; coup s&#251;r la r&#233;flexion. Et puisque &#171; on doit se mettre &#224; aimer pour ne pas tomber malade &#187;, on sera tout heureux (sous les regards de Freud et Spinoza) de se (re) mettre &#224; l'&#233;cole de Racine : &#171; Ah ! si je vous suis cher, ma Princesse, vivez ! &#187; (Iphig. III, 6)
&lt;br&gt;
Son chapitre II : Spinoza et la destitution de l'amour, apporte d'utiles r&#233;sonances/consonances aux propos d'Heitor O'Dwyer de Macedo dans ses &lt;i&gt;&lt;a href='http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/.editions-stock.fr/livre/stock-303017-Lettre-a-une-jeune-psychanalyste-hachette.html'&gt;Lettres &#224; une jeune psychanalyste&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;, dont l'objet comme son titre l'indique est de t&#233;moigner des conditions d'une pratique de la psychanalyse aujourd'hui (ins&#233;parablement de th&#233;ories, de rencontres, d'un trajet personnel), v. en particulier la derni&#232;re lettre : Freud et Spinoza.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Publi&#233; chez Stock (L'autre pens&#233;e), ce livre est tr&#232;s attentif &#224; son lecteur, tant dans la forme (celle adopt&#233;e facilite la progression de la lecture) que dans ses contenus, et devrait lui valoir des lecteurs au-del&#224; de la communaut&#233; analytique qui s'y retrouvera certainement : dans le trajet d'un praticien, ses bonnes rencontres (Dolto et son &#171; amoralisme psychanalytique &#187;, Pankow), ses compagnonnages intellectuels (Michel Neyraut, Philippe R&#233;fabert, Fran&#231;oise Davoine (qui a &#171; oubli&#233; d'&#234;tre psychopathologue &#187;, et qui professe comme son compagnon Jean-Max Gaudilli&#232;re, &#171; que la folie est une r&#233;ponse &#224; la perversion, une mani&#232;re de pr&#233;server la vie vivante &#187;), ses allers-retours entre la clinique et la th&#233;orie (en bref quelques grands : Freud, bien s&#251;r, mais aussi Ferenczi, Winnicott). Relativement &#224; Spinoza et &#224; &#171; connaissance du troisi&#232;me type &#187;, la r&#233;f&#233;rence au physicien &lt;a href=&#034;http://colblog.blog.lemonde.fr/2007/04/12/loup-verlet-physicien-et-philosophe/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Loup Verlet&lt;/a&gt; est particuli&#232;rement probante, en ce qui concerne la &#171; r&#233;volution du cadre de pens&#233;e &#187;, il faut effectivement retourner &#224; &#171; &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.gallimard.fr/Gallimard-cgi/Appli_catal/vers_detail.pl?numero_titre=010025159&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Malle de Newton&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; &#187;, aux &#171; &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.liberation.fr/livres/010199194-le-paradoxe-du-physicien&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Chim&#232;res et paradoxes&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'ouvrage est aussi bienvenu eu &#233;gard au contexte que l'on conna&#238;t. Il recoupe des propos du prologue de la r&#233;&#233;dition (Er&#232;s) du livre de Roland Gori : &lt;i&gt;&lt;a href=&#034;http://www.editions-eres.com/resultat.php?Id=2087&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La preuve par la parole&lt;/a&gt;&lt;/i&gt; (essai sur la causalit&#233; en psychanalyse) qui souligne que ce ne sont pas les conditions de validit&#233; &#233;pist&#233;mologique de la psychanalyse qui la menacent mais plus encore les conditions sociales de sa mise en &#339;uvre (cf. &lt;a href=&#034;http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/IMG/pdf/Roland_Gori.pdf&#034;&gt;intervention r&#233;cente&lt;/a&gt; dans &#171; Le Monde &#187; ).&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Heitor O' Dwyer de Macedo a choisi un beau titre rilk&#233;en, on ne s'&#233;tonnera donc pas de trouver cette affirmation : c&lt;i&gt;'est seulement par le po&#232;me que peuvent &#234;tre pens&#233;es les blessures incurables de l'Histoire&lt;/i&gt; (236 ; je remarque : penser plut&#244;t que panser, Histoire plut&#244;t qu'histoire).&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;***&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Pour ne pas conclure, le po&#232;me, donc (l'auteur a v&#233;rifi&#233; sa prose) : &#171; exp&#233;rience de soi-m&#234;me, parcours ironique d'une candide dans la folie contemporaine, au terme de quoi rien n'est r&#233;v&#233;l&#233; que l'urgence du d&#233;sir. &#187; : &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Requiem, j'augmente les factures de t&#233;l&#233;phone &#224; proportion de l'angoisse de la mont&#233;e du jour, nombreux sont ceux qui peuvent &#233;couter la m&#234;me histoire, ce sont des fant&#244;mes, des cadavres, j'en pr&#233;l&#232;ve un peu de mort, &#231;a les emp&#234;che de passer &#224; l'insurrection. C'est trop lourd de rester seul &#224; seul, &#231;a devient g&#234;nant, la haine flanche, on finit par se croire immortel, aucune raison de s'alarmer, aucune descendance, il faut br&#251;ler les preuves, c'est l'amour pos&#233; l&#224;, l'incandescence de l'inceste magnifi&#233;e en lyrique destinale, je suis po&#232;te, je dresse &#224; ton nom &#244; aim&#233; un monument aussi pur qu'une s&#233;paration &#233;ternelle, oui le po&#232;me est l'all&#233;gorie d'un nom f&#233;minin o&#249; toute langue de po&#233;sie prend source, car l'&#234;tre aim&#233;, sachez-le, s'&#233;crit mais ne s'incarne que par accident, tel est le secret de l'&#226;me, &#171; onoma &#187;, d'o&#249; consonne l'asc&#232;se qui nous m&#232;ne au sublime, &#171; nomen absconditum &#187;, celui de la d&#233;esse, elle frappe, j'ai bien le droit de tuer, on me tue, c'est minable cette partie immerg&#233;e o&#249; le monde s'asservit &#224; une fiction, ouvrez vos cuisses, recevez l'impossible anagramme du nom absent, c'est celui de la morte Pers&#233;phone Art&#233;mis, elle signe l'unique ressemblance, l'unique &#233;toile du premier amour, je frappe Sylvie Delphine Adrienne, &#244; phon&#232;me unique, &#226;ge d'or d'un seul sexe, il pourrit Delfica, m&#232;re et fils, l'un seul d'une pens&#233;e th&#233;ogonique, &#244; joie, cris d'ivresse du nouveau sauveur, Osiris venu combler le trou noir de l'aube, il doit accoucher de la morte, la Reine &#224; qui attribuer l'&#233;pitaphe o&#249; consumer l'amour &#233;ternel, il s'impose, oui l'amour &#233;ternel s'impose comme un n&#233;ologisme, coercition immacul&#233;e du quotidien, bave, fatigue, perte de poids, vertige&lt;/i&gt;.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une odeur humaine, pp. 36-37&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Notes (dans l'ordre d'apparition)&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nouveau Recueil n&#176; 70, mars-mai 2004, pp. 162-173&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;re &#171; apparition &#187; en ce qui me concerne dans : Contemporary French Women Poets, vol. 1 : From Chedid and Dohollau to Tellermann and Bancquart. (Rodopi 1996). Soit :&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is only in 1986 that Esther Tellermann's first collection, Premi&#232;re apparition avec &#233;paisseur, appears, with Flammarion's series, &#034;Textes&#034;. Offered as a &#034;journal m&#233;taphysique&#034;, it seeks to articulate those points of intersection of the &#034;quotidian&#034; and the &#034;imperceptible&#034;, where surface attains to some depth and phenomena attach themselves to at least tentative meaning. The &#034;autobiography&#034; that ensues establishes distance both voluntarily via the discretion of its veiled scenes, personas and events, and involuntarily through the lived difficulties of utterance ; but its mission remains clear : a &#034;recherche du sens&#034; that, without ever acceding to the &#034;subjectivit&#233; br&#251;lante&#034; surprisingly evoked, nevertheless etches out a direction and an articulation quite distinctive. (116)&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Micha&#235;l Bishop, universitaire canadien, inlassable passeur de la po&#233;sie contemporaine outre-atlantique, a fond&#233; sa propre maison d'&#233;ditions VVV.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lituraterre s&#233;minaire (1971) D'un discours qui ne serait pas du semblant, S&#233;minaire, livre XVIII, Seuil, pp. 113-127&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lacan et la litt&#233;rature, Editions Manucius, CATHERINE MILLOT Pourquoi des &#233;crivains ? ; JACQUELINE CH&#201;NIEUX-GENDRON Jacques Lacan, &#171; L'Autre &#187; d'Andr&#233; Breton ; HERV&#201; CASTANET Antonin Artaud et le &#171; littoral &#187; (Lacan) ; &#201;RIK PORGE Lacan, la po&#233;sie de inconscient ; ANTOINE COMPAGNON Instance de la lettre et histoire de la rh&#233;torique ; PIERRE PACHET Go&#251;t et mauvais go&#251;t de Jacques Lacan ; SABINE BAUER La Trilogie de Claudel au S&#233;minaire ; DANIEL SIBONY Lacan et Shakespeare : autour d'Hamlet ; &#201;RIC MARTY Lacan et Gide, ou l'autre &#233;cole ; &#201;VELYNE GROSSMAN &#171; Il n'y a pas de m&#233;talangage &#187; (Lacan et Beckett) ; JEAN-MICHEL RABAT&#201;, Qui jouit de la joie de Joyce ? ; ELISABETH ROUDINESCO La liste de Lacan. Inventaire de choses disparues .&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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