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	<title>lettre de la magdelaine</title>
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	<description>Les lettres tiennent du journal de lectures ; elles traitent de la litt&#233;rature comme question &#8212; et de ses bords : arts, philosophie, psychanalyse, au-del&#224; de l'actualit&#233; de la parution des livres.
Ronald Klapka</description>
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		<title>lettre de la magdelaine</title>
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		<title>La Musique creuse le ciel.</title>
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		<dc:date>2009-06-15T19:08:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ronald Klapka</dc:creator>


		<dc:subject>Prigent, Christian</dc:subject>
		<dc:subject>Apert, Olivier</dc:subject>
		<dc:subject>Rannou, Fran&#231;ois</dc:subject>
		<dc:subject>Vernet, Jo&#235;l</dc:subject>
		<dc:subject>Andr&#233;, Jacques</dc:subject>
		<dc:subject>Willems, Sandrine</dc:subject>
		<dc:subject>Audi, Paul</dc:subject>
		<dc:subject>Henry, Michel</dc:subject>
		<dc:subject>Janicaud, Dominique</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;15/06/09 &#8212; Sandrine Willems, Christian Prigent, Paul Audi, Michel Henry, Jo&#235;l Vernet, G&#233;rard Pfister, Jacques Goorma, Fran&#231;ois Rannou, Olivier Apert&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Les lettres&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot20" rel="tag"&gt;Prigent, Christian&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot21" rel="tag"&gt;Apert, Olivier&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot22" rel="tag"&gt;Rannou, Fran&#231;ois&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot23" rel="tag"&gt;Vernet, Jo&#235;l&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot75" rel="tag"&gt;Andr&#233;, Jacques&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot120" rel="tag"&gt;Willems, Sandrine&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot139" rel="tag"&gt;Audi, Paul&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot140" rel="tag"&gt;Henry, Michel&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot569" rel="tag"&gt;Janicaud, Dominique&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Je n'ai pas trop le souci de l'effet que tout &#231;a peut faire sur l'hypoth&#233;tique &#171; lecteur &#187; (dont je ne sais rien). Mais il est certain que l'activit&#233; stylistique d'&#201;ros n'est pas qu'une m&#233;taphore. Il y a des livres qui se lisent d'une main, il y a des textes &#233;crits pareillement. Mais il faut distinguer des types d'&#233;crits. &#187;&lt;/i&gt; (Christian Prigent, quatre temps)&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;Quid alors d'&#171; &#201;ros en son absence &#187; ? Le dernier livre de Sandrine Willems, aux Impressions Nouvelles s'inscrit, commande de l'&#233;diteur, dans la cat&#233;gorie des ouvrages dont B&#233;n&#233;dicte Gorrillot presse Christian Prigent de dire que &#171; le th&#232;me sexuel dans son &#339;uvre ne s'identifie pas enti&#232;rement &#224; une all&#233;gorie m&#233;tapo&#233;tique de la puissance d'&#233;crire. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;but de la r&#233;ponse a &#233;t&#233; donn&#233; d'entr&#233;e. La suite ici :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Sans doute &#233;crit-on beaucoup pour se faire jouir. Et pour &#233;mouvoir l'autre, &#224; qui l'on s'adresse, &#233;ventuellement qu'on veut s&#233;duire (ce lecteur-l&#224; on le conna&#238;t &#8212; pour moi c'est une lectrice). &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ceci pos&#233;, et quand bien m&#234;me Prigent a donn&#233; un magnifique &#171; Le violoncelle &#187;, un in&#233;dit, dans l'ouvrage cit&#233; et quoique Sandrine Willems soit une lectrice de Bataille (th&#232;se), le d&#233;fi qu'elle a accept&#233; de relever, en s'emparant de l'archet, l'inscrirait plut&#244;t du c&#244;t&#233; de la suite des documentaires r&#233;alis&#233;s avec Philippe Herreweghe et Paul Van Nevel (Huelgas ensemble) et dont le premier a pour titre Et le verbe s'est fait chant (en surimpression aujourd'hui la formule johannique), soit davantage que de celui du Carnet de C. &#8212; pour distinguer des types d'&#233;crits.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment s'y prend-elle ? Elle compose un trio : la narratrice, auditrice passionn&#233;e, un violoniste, une critique musicale, experte, qui &#171; suit &#187; l'artiste. Comment les fait-elle se rencontrer ? Tout &#224; l'&#233;vidence, moyennant un brin de perversit&#233; pour parvenir &#224; la jouissance pure et parfaite, les y destinait &#8212; il convient qu'un roman soit cr&#233;dible : une cantate de Bach qui d&#233;clenche la pulsion de correspondance, &#224; l'heure de l'e-mail et du TGV : la rencontre, puis la d&#233;ception ; s'ensuit la reprise en main par l'&#233;g&#233;rie du musicien, une femme m&#251;re, une gambiste &#8212; avec une corde de plus &#224; son instrument, comme Monsieur de Sainte-Colombe - qui sait jouer &#224; merveille de son corps, jusqu'au moment o&#249; l'&#233;l&#232;ve d&#233;passe la ma&#238;tresse ; je ne d&#233;voilerai pas la fin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lecteur &#8212; l'hypoth&#233;tique lecteur auquel s'adresse l'auteure par del&#224; la narratrice et le tissage ing&#233;nieux de monologues int&#233;rieurs, malgr&#233; les conventions stylistiques (ton style, disent-elles, &#171; ce rien qui fait tout &#187;), une belle tension d'&#233;criture que ne rompent pas quelques mots crus (le boudoir sadien pastich&#233;), le ressort dramatique et sa r&#233;solution (solution et absolution) peut-&#234;tre en contradiction avec le parti-pris r&#233;solu d'amoralit&#233;, se trouve donc en face d'un livre qui pour le prendre dans ses filets passe par le r&#233;cit (protagonistes juste &#233;voqu&#233;s par leur initiale, omnipr&#233;sence du dialogue), plut&#244;t que de recourir &#224; l'essai pour donner &#224; entendre l'&#233;ros f&#233;minin, ou le f&#233;minin dans l'&#233;ros, dans leurs th&#232;mes, variations et fugues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Non sans talent. Sandrine Willems, &#224; l'&#233;vidence, a du m&#233;tier &#8212; c&#244;t&#233; litt&#233;rature, elle a un certain nombre d'ouvrages &#224; juste titre remarqu&#233;s, et un point de vue sur l'&#233;criture affirm&#233;, &#8212; c&#244;t&#233; psychologie des personnages, les comp&#233;tences li&#233;es &#224; sa profession, psychologue clinicienne, ce qui fait que pourra se poser chemin faisant la question qui instrumente qui, &#224; quelles fins, r&#233;sonnant de celle, fameuse du p&#232;re fondateur, en effet il s'agit essentiellement du d&#233;sir au f&#233;minin, la variante homosexuelle valant ici initiation au d&#233;sir de l'autre. Donc, que veut une femme ? Dans ce livre : de la musique, avant toute chose ! &#8212; l'auteure risque m&#234;me un &#171; Kama Sutra verlainien &#187; &#8212; mais aussi les mots, les gestes, pour la dire, les temps et les lieux pour la ressentir, et qu'ils &#233;voquent le fond sans fond et le ohne Warum ! A ce nom d'Eckhart d&#251;ment cit&#233; &#8211; le lecteur, sagace, trouvera - avec Jacques Andr&#233; &#224; l'article Bisexualit&#233; (Les 100 mots de la psychanalyse, PUF), qu'on peut dire avec Freud : &#171; Je m'habitue &#224; concevoir chaque acte sexuel comme un &#233;v&#233;nement impliquant quatre personnes &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Ich habe genug &#187;, dit la cantate du livre : je suis combl&#233;(e) ou, c'est arriv&#233; aussi dans ce r&#233;cit : c'est assez. Donnons alors les &lt;strong&gt;compl&#233;ments bibliographiques&lt;/strong&gt; &#224; cette premi&#232;re partie.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;***&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;pigraphe de Baudelaire (Fus&#233;es, 8), est donn&#233;e par Christian Prigent, &#224; son po&#232;me : Le violoncelle, in Christian Prigent quatre temps (entretiens men&#233;s avec science et pugnacit&#233; par B&#233;n&#233;dicte Gorrillot) p. 206, &lt;a href=&#034;http://www.argol-editions.fr/f/index.php?sp=liv&amp;livre_id=27&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;aux &#233;ditions Argol&lt;/a&gt;. La question et sa r&#233;ponse concernent le passage Sexe (p. 203 et sq.) de la quatri&#232;me partie : De quoi &#231;a parle. Le lecteur motiv&#233; ne se privera pas de compl&#233;ter cette approche par le quatri&#232;me entretien avec Herv&#233; Castanet, Ne me faites pas dire ce que je n'&#233;cris pas chez Cadex, ce qui le renverra d'une part &#224; L'&#194;me (POL), et &#224; Le Professeur, chez Al Dante, r&#233;cit bataillien, s'il en f&#251;t. Dans un style plus fluide, mais non moins index&#233; par Bataille, Le Carnet de C. aux pp. 221-225 de Prigent, quatre temps, donne &#224; voir autant qu'&#224; entendre l'&#233;rotisme selon Prigent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sandrine Willems, a publi&#233; Eros en son absence, aux &#233;ditions Les Impressions Nouvelles. &lt;a href=&#034;http://www.lesimpressionsnouvelles.com/cvwillems.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Sa bibliographie&lt;/a&gt; (&amp; filmographie) y figure, ainsi que le lien avec &lt;a href=&#034;http://www.lesimpressionsnouvelles.com/extraits/Willems-Wagneur.pdf&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;un entretien&lt;/a&gt; tr&#232;s int&#233;ressant donn&#233; en 2002 &#224; Jean-Didier Wagneur (Lib&#233;ration) suite &#224; la parution de la s&#233;rie &lt;a href=&#034;http://www.lesimpressionsnouvelles.com/petitsdieux.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les petits dieux&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un entretien audio &#224; propos du dernier livre est en ligne (site : &lt;a href=&#034;http://www.demandezleprogramme.be/Eros-en-son-absence&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;demandez le programme&lt;/a&gt; )&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les 100 mots de la psychanalyse de Jacques Andr&#233; aux PUF (collection Que sais-je) est un r&#233;gal d'intelligence et d'humour : voir la &lt;a href=&#034;http://www.liberation.fr/livres/0101573413-j-epelle-mon-psy&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;recension&lt;/a&gt; du journal Lib&#233;ration. &lt;a href=&#034;http://www.puf.com/wiki/Auteur:Jacques_Andr&#233;&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'auteur&lt;/a&gt;, universitaire (Paris VII) son ouvrage principal : &#034;Aux origines f&#233;minines de la sexualit&#233;&#034; (1995) a &#233;t&#233; r&#233;&#233;dit&#233; en Quadrige, PUF, 2004. Il dirige la collection &lt;a href=&#034;http://www.puf.com/wiki/Collections/Petite_biblioth&#232;que_de_psychanalyse&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La petite biblioth&#232;que de psychanalyse&lt;/a&gt; aux PUF. Il pr&#233;cise ici notamment &#224; propos de la cure : &#171; Parmi les risques que l'on court, il y a celui de devenir un peu plus libre qu'auparavant &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le livre de Sandrine Willems, pourrait aussi, me semble-t-il, &#234;tre lu &#224; l'aune de &lt;a href=&#034;http://www.arte.tv/fr/G-I/972554.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Logique des passions&lt;/a&gt; de Roland Gori (Champs Flammarion). La revue P&lt;a href=&#034;http://www.penser-rever.com/arg-avail.php?num=12&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;enser/r&#234;ver&lt;/a&gt; s'est attard&#233;e en son num&#233;ro 12 sur la question : Que veut une femme ? avec de beaux &lt;a href=&#034;http://www.penser-rever.com/sommaire-avail.php?num=12&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;textes d'&#233;crivains&lt;/a&gt; dont Pierre Bergounioux, et Genevi&#232;ve Brisac pour &lt;a href=&#034;http://www.genevievebrisac.com/actu16.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Marion Milner la t&#233;m&#233;raire&lt;/a&gt;, ou la r&#233;volution lente des petites quantit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;II&lt;/h2&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;a id=&#034;21&#034;&gt;&lt;/a&gt;Les Impressions Nouvelles, que d'aucuns des destinataires de cette lettre connaissent sans doute pour les livres de Jan Baetens ou Beno&#238;t Peeters, ont un catalogue, un projet &#233;ditorial qui gagnent &#224; &#234;tre connus. Leur nom, d&#233;lib&#233;r&#233;ment ou non, renvoie au terme d'impressionnabilit&#233; qui pour Michel Henry a supplant&#233; celui d'intentionnalit&#233; au registre de la ph&#233;nom&#233;nologie. A cet &#233;gard, avec le recul apport&#233; par quelques ann&#233;es, signaler La ph&#233;nom&#233;nologie dans tous ses &#233;tats de Dominique Janicaud, qui r&#233;unit en collection de poche les essais nagu&#232;re publi&#233;s aux &#233;ditions de l'Eclat, ne manque pas d'int&#233;r&#234;t en ce qui concerne la confrontation des vues philosophiques, et au d&#233;tour d'une argumentation de recourir au po&#232;me :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un mot &#8212; &#233;clat, vol, feu,&lt;br&gt;
jet de flammes, rayure d'&#233;toiles &#8212;&lt;br&gt;
et l'ombre de nouveau, immense,&lt;br&gt;
dans le vide espace autour du monde et de moi.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En quoi Gottfried Benn pourrait inspirer une ph&#233;nom&#233;nologie de l'inapparent (p. 267).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un mot peut aussi t&#233;moigner de &#171; la magnificence de la vie &#187; (quoi que celle-ci &#171; ait de trouble et d'ennui &#187;. A l'instar de Gabrielle Dufour-Kowalska, Paul Audi a repris les &#233;tapes du parcours de Michel Henry, ainsi s'intitule simplement son livre aux Belles-Lettres, qui plus qu'un parcours bio-bibliographique est un essai engag&#233;. Je ne sais pas comment Michel Henry qui fut aussi romancier aurait appr&#233;ci&#233; le &#171; se faire chair &#187; du verbe des personnages d'&#201;ros en son absence ; les pages d'Incarnation (Seuil, 2000) relatives &#224; l'&#233;rotisme supposent une th&#233;matique du p&#233;ch&#233; &#224; laquelle ils sont &#233;trangers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Apr&#232;s avoir donn&#233; en poche un passionnant Nietzsche ou l'ivresse de l'art, l'auteur de Cr&#233;er, r&#233;cidive sur cette th&#233;matique de la cr&#233;ation avec Jubilations : si &#171; cr&#233;er, c'est jouir &#187;, de quelle nature est le d&#233;sir qui pr&#233;side &#224; la naissance comme &#224; l'amour des &#339;uvres ? Pas celui du kitsch, manifestement.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;***&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Seconde tranche bibliographique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Impressions Nouvelles, cette maison d'&#233;dition, sise &#224; Bruxelles, bient&#244;t &lt;a href=&#034;http://www.lesimpressionsnouvelles.com/vingt_ans_dimpressions.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;un quart de si&#232;cle&lt;/a&gt; d'existence, l&lt;a href=&#034;http://www.lesimpressionsnouvelles.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;e site&lt;/a&gt; en manifeste la vitalit&#233; et la coh&#233;rence du projet &#233;ditorial.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ph&#233;nom&#233;nologie dans tous ses &#233;tats, &lt;a href='http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?article92' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Dominique Janicaud&lt;/a&gt;, folio-essais ; dans les yeux chamailleurs de Madame de Sorquainville, celui-ci avait trouv&#233; trace d'une &#171; &#233;rotique de l'intelligence &#187;, in &lt;a href=&#034;http://www.encre-marine.com/livre/?GCOI=29094100417790&amp;fa=reviews&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Aristote aux Champs Elys&#233;es&lt;/a&gt;, encre marine, 2002.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paul Audi : &lt;a href=&#034;http://www.lesbelleslettres.com/livre/?GCOI=22510100829380&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Michel Henry&lt;/a&gt; &#233;ditions Les Belles Lettres et Jubilations collection Titres (Bourgois) :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Son mot d'ordre, Audi l'emprunte &#224; Nietzsche : &#171; La culture ne peut na&#238;tre, cro&#238;tre et s'&#233;panouir que dans la vie. &#187; Car on cr&#233;e uniquement, en art comme en philosophie, &#224; partir de son exp&#233;rience la plus intime. De l&#224; quelques r&#232;gles pour la direction de l'esprit [...] : &#233;viter &#224; tout prix le &#171; tout culturel &#187;, combattre l'omnipr&#233;sence du kitsch, r&#233;sister &#224; ce qui valorise la destruction, et donc fuir le nihilisme. &#187; (Roger-Pol Droit, Le Monde, 24/04/09), Cf. &lt;a href=&#034;http://www.encre-marine.com/livre/?GCOI=29094100412800&amp;fa=reviews&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Cr&#233;er&lt;/a&gt;, &#233;ditions encre marine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Michel Henry, &lt;a href=&#034;http://www.encre-marine.com/livre/?GCOI=29094100718080&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Romans&lt;/a&gt;, &#233;ditions encre marine&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Gabrielle Dufour-Kowalska Michel Henry, passion et magnificence de la vie, &lt;a href=&#034;http://www.editions-beauchesne.com/product_info.php?products_id=367&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#233;ditions Beauchesne&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;III&lt;/h2&gt;&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Pas de fabrique du m'as-tu vu, dans le passage en revue qui suit, de quelques livres discrets, qui s'inscrivent dans des &#339;uvres d&#251;ment rep&#233;r&#233;es, et qui refusent, elles aussi, de vouloir troquer l'instant de la cr&#233;ation contre l'innovation, cet &#171; autre mode du d&#233;j&#224; dit &#187; (italiques : Paul Audi, guillemets : Jean-Fran&#231;ois Lyotard)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#240; Jo&#235;l Vernet, offre, Le regard du c&#339;ur ouvert, des carnets qui s'&#233;tendent de 1978 &#224; 2002, le choix rigoureux d'un qui aura lanc&#233; &#224; l'aventure plusieurs livres-pirogues. De celui qui &#233;crit &#224; 25 ans : &#171; Georges Perros est un &#233;crivain qui s'est oppos&#233; &#224; le devenir. Voil&#224; pourquoi ses livres me paraissent importants &#187;, le compagnonnage est s&#251;r.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#240; Je cite volontiers le po&#232;me de quatri&#232;me de couverture qui donne son titre au dernier recueil de G&#233;rard Pfister :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette nuit /// est comme un trou / sans fond /// ce pays / derri&#232;re tes yeux /// que sais-tu de lui /// tu ne fais / que r&#234;ver /// ses chemins&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En filigrane de ces 19 po&#232;mes qui s'encha&#238;nent th&#233;matiquement en variations tr&#232;s simples, sans effets, avec les mots les plus ordinaires, une rythmique douce et grave, l'&#233;cho de &#171; aunque es de noche &#187;. Du directeur des &#233;ditions Arfuyen para&#238;t aujourd'hui un portrait par Jean-Luc Maxence ; le catalogue et le soin apport&#233; &#224; la moindre notice donnent une id&#233;e pr&#233;cise de l'homme, et de son projet indissociablement spirituel et po&#233;tique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#240; Parmi les compagnons de cette entreprise &#233;ditoriale et humaine, Jacques Goorma vient de publier Le S&#233;jour. Voici son secret :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le secret c'est l'ombre. Et le secret de ce secret, c'est la lumi&#232;re. Le vrai miracle est ce qui est. L'accomplissement du s&#233;jour. Ne pas se fier &#224; son apparente immobilit&#233;. La vie jaillit de toute part. Le s&#233;jour est avant et rien n'est apr&#232;s lui. [...] p. 49.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus loin, l'ultime s&#233;quence du recueil confie : Le jour sait.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#240; Jean-Yves Masson dans un num&#233;ro &#171; Po&#233;sies narratives &#187; de la revue Polyphonies, puis avec la traduction du Voyage de Midi a fait conna&#238;tre au public fran&#231;ais Roberto Mussapi. Aujourd'hui avec la traduction de deux po&#232;mes : La V&#233;nitienne (qui &#233;voque un amour de Marco Polo) et Paroles du plongeur de Paestum, &#224; qui Yves Bonnefoy donne l'&#233;clairage de sa propre po&#233;tique, les &#233;ditions Virgile, offrent &#224; leur lecteur comme une m&#233;ditation bachelardienne : l'eau et les r&#234;ves envahiront son champ de conscience pour faire revivre, &#233;terniser l'&#233;vidence de la rencontre d'amour, lui communiquer son &#233;nergie par-del&#224; le temps qui passe. De m&#233;moire, le brin d'herbe, dans Le Cimeti&#232;re des partisans (in Le Voyage de Midi) manifestait ainsi la t&#233;nacit&#233; de la vie qui pousse.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#240; Fran&#231;ois Rannou est &#233;diteur (La Rivi&#232;re &#233;chapp&#233;e), po&#232;te, de fortes rencontres : Andr&#233; Du Bouchet (v. la revue l'&#233;trang&#232;re 18/19), Esther Tellermann, Pierre-Yves Soucy jalonnent son parcours. Il vient de publier contretemps paradist, recueil auquel Jean-Patrice Courtois donne en quatri&#232;me de couverture une postface raffin&#233;e qui invite &#224; la &#171; pollinisation de la po&#233;sie &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a id=&#034;33&#034;&gt;&lt;/a&gt;&#240; C'est aux &#233;ditions Apog&#233;e que Fran&#231;ois Rannou m'avait donn&#233; &#224; conna&#238;tre Infinisterre (suivi de Crash) d'Olivier Apert. Choc de lecture. Daniel Pozner &#233;crivait alors : &#171; Compagnon de plume de Baudelaire, mazout&#233;, Apert semble avoir &#233;crit, sous couvert d'une simple citation, un nouvel Albatros, paradoxal, &#233;corch&#233; r&#233;versible. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, Olivier Apert rel&#232;ve, avec panache, le d&#233;fi d'une collection : illico, dont la propos est de saisir pleinement un essentiel dans un petit format, ici il s'agit de vital avec ce Baudelaire, et son sous-titre programme : &#202;tre un grand homme et un saint pour soi-m&#234;me. Le sommaire donne aussi le ton d'une lecture neuve, il s'agit successivement de Baudelaire, et le dandysme, et la peinture, et la politique. Cette travers&#233;e renouvel&#233;e de l'&#339;uvre est d'une belle exigence, prenante, parfaitement stimulante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec cette &lt;strong&gt;troisi&#232;me et derni&#232;re tranche bibliographique&lt;/strong&gt;, lectrice, lecteurs, je prends cong&#233; pour aujourd'hui, en esp&#233;rant que sur la table du libraire, munificente, quelques uns de ces titres et de ces noms seront pour vous invitation au voyage.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;***&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Jo&#235;l Vernet : en ligne, &lt;a href=&#034;http://www.guylaine-carrot.com/joel_vernet.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;portrait et bibliographie&lt;/a&gt; ; le dernier ouvrage Le regard du c&#339;ur ouvert est &#233;dit&#233; &#224; &lt;a href=&#034;http://www.lapartcommune.com/pages/page1.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Part commune&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;G&#233;rard Pfister&lt;a href=&#034;http://www.arfuyen.fr/html/fichelivre.asp?id_livre=424&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le Pays derri&#232;re les yeux.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le site des &#233;ditions Arfuyen ; une monographie de Jean-Luc Maxence, aux &lt;a href=&#034;http://www.nouvel-athanor.fr/VoirPoetesEffaces.aspx&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#233;ditions du Nouvel Athanor&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jacques Goorma &lt;a href=&#034;http://www.arfuyen.fr/html/fichelivre.asp?id_livre=423&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Le s&#233;jour&lt;/a&gt;, sur le site Arfuyen ; l&lt;a href=&#034;http://www.goorma.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;e site personnel&lt;/a&gt; du responsable des Po&#233;tiques de Strasbourg.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Roberto Mussapi, La V&#233;nitienne aux &lt;a href=&#034;http://www.editions-virgile.com/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#233;ditions Virgile&lt;/a&gt; ; pour la mani&#232;re du po&#232;te, en ligne traductions de quelques po&#232;mes par Jean-Yves Masson sur le site de la &lt;a href=&#034;http://pretexte.club.fr/revue/traductions/poesie-etrangere/poesies/roberto-mussapi.htm&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;revue Pr&#233;texte&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fran&#231;ois Rannou, site : &lt;a href=&#034;http://www.lariviereechappee.net/spip.php?rubrique1&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La rivi&#232;re &#233;chapp&#233;e&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Olivier Apert, Baudelaire, aux &#233;ditions infolio &lt;a href=&#034;http://www.infolio.ch/detailcatalogue2.php?LivreID=350&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;collection illico&lt;/a&gt;, le num&#233;ro 21.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La recension de Daniel Pozner est donn&#233;e sur &lt;a href=&#034;http://www.sitaudis.fr/Parutions/infinisterre-suivi-de-crash-d-olivier-apert.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;sitaudis&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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