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	<title>lettre de la magdelaine</title>
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	<description>Les lettres tiennent du journal de lectures ; elles traitent de la litt&#233;rature comme question &#8212; et de ses bords : arts, philosophie, psychanalyse, au-del&#224; de l'actualit&#233; de la parution des livres.
Ronald Klapka</description>
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		<title>lettre de la magdelaine</title>
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		<title>La secr&#232;te</title>
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		<dc:date>2009-04-12T19:49:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Ronald Klapka</dc:creator>


		<dc:subject>Louis-Combet, Claude</dc:subject>
		<dc:subject>Charnet, Yves</dc:subject>
		<dc:subject>Berger, John</dc:subject>
		<dc:subject>Marmande, Francis</dc:subject>
		<dc:subject>Dillard, Annie</dc:subject>
		<dc:subject>Meschonnic, Henri</dc:subject>
		<dc:subject>Guillevic, Eug&#232;ne</dc:subject>
		<dc:subject>Finck, Mich&#232;le</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;lettre du 12 avril 2009&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?rubrique2" rel="directory"&gt;Les lettres&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot1" rel="tag"&gt;Louis-Combet, Claude&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot18" rel="tag"&gt;Charnet, Yves&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot19" rel="tag"&gt;Berger, John&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot150" rel="tag"&gt;Marmande, Francis&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot383" rel="tag"&gt;Dillard, Annie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot846" rel="tag"&gt;Meschonnic, Henri&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot1319" rel="tag"&gt;Guillevic, Eug&#232;ne&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?mot1556" rel="tag"&gt;Finck, Mich&#232;le&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette lettre revient sur la lecture par Francis Marmande, d'un documentaire sur Nevedic, un hameau breton entre 1972 et 2007, la r&#233;&#233;dition de premiers livres de Claude Louis-Combet chez Corti, la revue (NU(e)40 consacr&#233;e &#224; Yves Charnet, enfin fera la part belle au dernier roman de John Berger : De A &#224; X.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un secret bien gard&#233;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;E Breizh e kan al laboused e brezhoneg.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Un secret bien gard&#233;, film de Patrick Prado (DVD Mirage illimit&#233;), dure trente-huit minutes qui s'&#233;coutent, sans nostalgie, comme un oratorio trembl&#233; : ouverture, Catalogue de Jac Berrocal - Pauvros, guitare, Artman, percussions, Patrick Prado, parfois. Puis, dans l'ordre, Les Quatre Saisons, de Jean Schwarz (&#233;lectro-acoustique), Keith Jarrett en solo, Brigitte Fontaine et Higelin (Cet enfant que tu m'avais fait), Stan Getz, Johan Strauss, Brahms, Alan Stivell...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#034; C'&#233;tait la fin des paysans ; ils &#233;taient partis du village, et nous, nous arrivions chez eux. Ils ne sont jamais revenus. Nous nous sommes install&#233;s &#224; leur place. Une population est remplac&#233;e par une autre, un sauve-qui-peut g&#233;n&#233;ral, un village siphonn&#233;. Le village s'appelle Nevedic, en Bretagne.&#034;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un secret bien gard&#233;, un film sur ce &#034;nous&#034; sans charte : &#034;Nous voulions juste sauver notre peau.&#034; Un film qui, en peu de temps, raconte le remembrement, la mort des paysages, une disparition et des s&#233;parations. Plus l'av&#232;nement du consommateur sans m&#233;moire. Plus le passage d'actions pratiques - remonter un village comme on remonte un film - &#224; des violences urbaines. En fait, un film d'actualit&#233; et d'anticipation. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je reprends ces lignes l&#233;g&#232;rement remix&#233;es que vous aurez peut-&#234;tre lues dans le Monde &#8212; &#233;dition du 08.04.09, &#224; Francis Marmande dont les chroniques ne manquent jamais de piquant, qu'elles soient jazzistiques : hommage r&#233;cent &#224; Petrucciani, taurines : &#171; Quatre oreilles pour Jos&#233; Tomas &#187;, voire v&#233;livoles (il y a sapience en ce genre d'&#226;mes) : atterrissage sur l'Hudson, mais aussi intr&#233;pide association de Bashung, du h&#233;ros de A &#224; X de John Berger, et d'une in&#233;narrable boucle du genre tire-bouchon pour li&#232;ge r&#233;calcitrant. En effet, le film accessible en ligne, &#224; la fois &#171; chante en breton &#187; (cf. la citation d'Anjela Duval en exergue), et dans la langue de notre temps, comme le pr&#233;cise la seconde partie de son titre : Le basculement, que corroborent les propos du chroniqueur averti et sensible.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;***&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;a id=&#034;2&#034;&gt;&lt;/a&gt; &lt;strong&gt;La Sph&#232;re des M&#232;res&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Depuis 1990, les &#233;ditions Jos&#233; Corti se sont attach&#233;es &#224; publier Claude Louis-Combet. Aujourd'hui avec La sph&#232;re des m&#232;res, elles r&#233;unissent en un volume trois textes parfaitement matriciels de l'&#339;uvre &#224; venir : Infernaux Paluds (1970), Voyage au centre de la ville (1974) et M&#232;re des Croyants, qui met en &#339;uvre le principe mythobiographique surgi avec Marinus et Marina (1979) et ici la figure d'Antoinette Bourignon. Le second ouvrage est pr&#233;c&#233;d&#233; d'un avertissement de l'&#233;diteur (Paul Otchakovsky-Laurens, &#224; l'&#233;poque chez Flammarion) pr&#233;cisant que la lettre de l'auteur fit revenir le comit&#233; de lecture de sa d&#233;cision d'&#233;carter provisoirement le texte. Louis-Combet &#233;crivit &#8211; entre autres :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je pense que nous ne connaissons pas exactement la m&#234;me attente de l'&#233;criture. Vous visez l'&#339;uvre achev&#233;e, &#233;quilibr&#233;e dans ses proportions, claire dans ses desseins, et &#224; chaque instant pleine de son &#233;vidence int&#233;rieure. [&#8230;] J'ai surtout voulu cr&#233;er une prose dont la substance et la dynamique fussent r&#233;v&#233;latrices de la r&#233;alit&#233; physique elle-m&#234;me, quelque chose qui exprim&#226;t, de la fa&#231;on la plus approch&#233;e possible, les mouvements p&#233;ristaltiques de l'&#226;me emp&#234;tr&#233;e dans son corps. Car je pense que l'objet du livre est la mati&#232;re verbale &#8211; jusqu'au point o&#249; le signifiant est exactement le signifi&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La postface, pp. 649-662, est l'explication d'une entreprise qui ne &#171; relevait pas des sciences humaines mais de la po&#233;sie &#187;. Faut-il pr&#233;ciser qu'il est question de la th&#233;matique de l'inceste, du f&#233;minin &#224; (et dans) l'&#339;uvre, dans le sillage (et le d&#233;tachement) d'une culture sui generis, celle des &#233;crivains catholiques : Mauriac, Graham Greene, Bernanos, Van der Meersch&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je retiens surtout, &#224; partir de l'&#233;vocation de M&#232;re des Croyants, la mani&#232;re d'envisager la fiction :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Loin d'&#234;tre un divertissement et loin de toute ambition de r&#233;ussite litt&#233;raire, elle est, avant tout, une affaire entre soi et soi, dans le silence et le secret, l&#224; o&#249; se joue, sur le nu tableau des projections de l'&#226;me ou de l'&#234;tre (comme l'on voudra), au fil du texte en devenir, la plus intime des exp&#233;riences int&#233;rieures &#8211; de celles qui creusent la t&#233;n&#232;bre du d&#233;sir afin de lui conf&#233;rer la transparence des mots.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Lisant ceci, me rem&#233;morant quelques conversations, je ne puis m'emp&#234;cher de penser &#224; l'&#339;uvre de Jean Rustin, dont Louis-Combet est d'ailleurs un admirateur et qui, dans son registre propre est, elle aussi, une &#339;uvre d'&#233;ros, qui demande longue contemplation, d&#233;pouillement, acceptation du ressassement, de l'infime variation, de la mise en p&#233;ril de soi par soi, au cours d'un long et difficile voyage au centre de soi-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;***&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;NU (e) 40 Yves Charnet&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du &#171; c&#339;ur mis &#224; nu &#187; dans l'&#339;uvre d'Yves Charnet, il est aussi question, de fa&#231;on toute diff&#233;rente, dans l'hommage de ses amis par l'entremise de la revue NU(e), le num&#233;ro 40. Si ces m&#233;langes r&#233;unis par Philippe Met ob&#233;issent &#224; la loi du genre, la donne affective, empathique, les fraternit&#233;s (Bergounioux, Emaz, Pinson, Jacques Ancet, Marmande, Bernard No&#235;l, Deguy) n'emp&#234;chent pas quelques fortes analyses. Ainsi &#171; Dire &#171; je &#187; n'est pas si facile &#187; d'Arnaud Rykner, et son &#233;vocation de Parapets (premier titre de Proses du fils), &#171; la voix sous les mots &#187; qu'entend Mich&#232;le Finck, la &#171; configuration &#187; de Petite chambre, par Dominique Rabat&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Du &#171; sujet Charnet &#187;, la revue nous donne &#224; lire Tranches d'&#226;mes, textes qui ont &#233;t&#233; retranch&#233;s de la version d&#233;finitive de Proses du fils, po&#232;mes dont l'&#233;vidence &#233;clate qu'ils sont &#224; dire (&#233;vidence aussi du compagnonnage avec les Podalyd&#232;s et Bonnaf&#233;) ; il y a aussi Funambule, pages de journal, et un &#233;change &#233;pistolaire avec Antoine Emaz &#224; propos du &#171; quotidien-Guillevic &#187; pour comprendre &#171; ce qui reste d'un po&#232;te dans un autre &#187;. Et l&#224; s'exprime la passion du passeur, po&#232;te et aussi professeur (&#224; Supaero, Toulouse).&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;***&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;a id=&#034;4&#034;&gt;&lt;/a&gt;&lt;strong&gt;De A &#224; X ; John Berger&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De lettres il est question &#233;galement dans &#171; &lt;i&gt;De A &#224; X &lt;/i&gt; &#187;, le dernier livre de John Berger aux &#233;ditions de l'Olivier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le documentaire, la r&#233;&#233;dition, la revue donnaient de mettre en perspective une p&#233;riode de l'existence des protagonistes, tout autre est le propos de ce roman, qui donne &#224; toucher le pr&#233;sent du monde en ses tumultes, en ses points de vive douleur (Gaza comme ailleurs) et sa marche (mondialis&#233;e). Toutefois, et comme le sugg&#232;re Maryline Desbiolles dans son &#233;loquent article de la Quinzaine Litt&#233;raire : l'&#233;rotique (Mon Lion-&#224;-terre, Mi Guapo, Mi solete, Ya Nour, Mi Kanadim, Habibi, Mi Golondrino, Mon Soudeur), le chant de vie en est extraordinaire. D'ailleurs le cantique (Le Chant des chants, &#244; Meschonnic, &#171; plus par toi que pour toi &#187;) y est explicitement appel&#233; :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Aujourd'hui, parce que c'est mon anniversaire, je r&#233;p&#232;te tout le temps OUI. Je me regarde dans le miroir. Je suis debout, les cheveux d&#233;tach&#233;s et je dis oui. Je me rappelle avoir lu un texte o&#249; un amant compare le haut du corps de sa bien-aim&#233;e au camphre, le milieu &#224; l'ambre, et le bas au musc, et je dis oui &#187;. (p. 205)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l'amour ici qui est chant de r&#233;sistance. Et Francis Marmande a raison qui &#233;crit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Le roman le plus d&#233;cisif de l'heure, De A &#224; X, en donne une id&#233;e exacte. L'amoureuse A&#239;da &#233;crit &#224; son amoureux [Xavier], qu'elle d&#233;signe &#224; chaque lettre, il est incarc&#233;r&#233;, d'un petit nom diff&#233;rent. Elle raconte le premier et dernier vol que son amoureux lui avait offert. Un vol o&#249; il lui fit passer trois loopings : &#034;Je te donne ma version. La tienne sera diff&#233;rente. Tu faisais le pilote. A moi, tout m'arrivait pour la premi&#232;re fois - comme dans un voyage de noces.&#034; Le c&#244;t&#233; exact du r&#233;cit des loopings par l'amoureuse tient &#224; sa na&#239;vet&#233;. Neuf pages dans le roman qui en compte 211 &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;John Berger et quelques lecteurs souriront de ladite na&#239;vet&#233; &#8211; seconde, celle de l'&#233;criture. Oui &#171; la fille de l'air &#187;, rien de plus &#171; d&#233;cisif &#187;, c'est bien l&#224;, aux pages 64-73 (the &#171; pitch &#187;, what else ?) &#8211; pour ceux qui voudraient feuilleter avant d'acheter et qui ach&#232;teront &#8211; m&#234;me ceux qui ont lu &lt;i&gt;The writing life &lt;/i&gt;d'Annie Dillard&lt; en son chapitre VII.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pacte de lecture est donn&#233; par l'avant-propos de l'ouvrage &#171; Des lettres recueillies par John Berger &#187;, r&#233;sum&#233; en quatri&#232;me de couverture :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Xavier est incarc&#233;r&#233; dans la cellule n&#176;73 de la prison de Suse, o&#249; il purge une peine de d&#233;tention &#224; vie pour terrorisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aida est l'amante de Xavier. Elle est libre. Elle lui &#233;crit. De A &#224; X est l'ensemble de ces lettres, &#034;miraculeusement&#034; retrouv&#233;es par John Berger, et dont certaines n'ont jamais &#233;t&#233; envoy&#233;es &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et le miracle dure : beaut&#233; de l'adresse des lettres de l'amante, notes &#171; th&#233;oriques &#187; de l'amant au dos de ces lettres, comme pour attester de sa r&#233;alit&#233; et de ce qui fonde sa lutte :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Dans ma cellule, je lis et je prends des notes. L&#224; o&#249; il n'y a pas grand-chose d'autre, les mots comptent. Pour la premi&#232;re fois de l'histoire, on est en train de r&#233;duire l'int&#233;gralit&#233; de la plan&#232;te &#224; la simple diff&#233;rence &#8212; qui &#233;quivaut &#224; une source de profit &#233;norme &#8212; entre valeur d'usage et valeur d'&#233;change &#187;. (p. 113)&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme le note Camille Decisier, ces lettres sont &#171; l'essence de la fid&#233;lit&#233; &#224; un double id&#233;al, dans lequel s'&#233;pousent en permanence l'amour et le politique, sans d&#233;sespoir, mais sans aveuglement. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les magnifiques portraits du Fayoum dont l'un (A&#239;da ?) ouvre, et l'autre (Xavier ?) ferme le livre, sont comme un t&#233;moignage d'une vitalit&#233; qui &#233;chappe aux forces de mort, et on en trouvera de multiples exemples dans ce livre o&#249; les corps sont a priori emp&#234;ch&#233;s (la prison, la menace des chars, des Humvees ou des h&#233;licopt&#232;res Apache, la difficult&#233; des soins - l'h&#233;ro&#239;ne est pharmacienne - etc.). Ces portraits rappellent aussi la foi en l'art, du peintre, critique d'art, sc&#233;nariste (d'Alain Tanner) et de l'&#233;crivain qui pour la r&#233;daction de G. (sept ans) avait choisi Musil pour compagnon, et qui s'appr&#234;te &#224; donner une traduction anglaise des po&#232;mes de Mahmoud Darwich, car sa philosophie n'ignore ni la science ni la po&#233;sie :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La d&#233;couverte par la neurobiologie des anges que sont les ligands modifie notre perception de l'esprit. [&#8230;] Ce qui nous entoure fait partie de la m&#234;me toile unique, aussi &#187; (p. 174). Et c'est ainsi qu'une phrase &#233;crite au septi&#232;me si&#232;cle par Ibn Arabi : &#171; Dieu n'appara&#238;t nulle part aussi parfait que dans le corps d'une femme &#187; (p. 168) aboutit &#224; cette conclusion :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; La nature enti&#232;re est un filtre o&#249; se lit l'intelligence qui l'a travers&#233;e. Nos corps font partie de ce filtre, et de notre corps vient l'esprit gr&#226;ce auquel nous lisons l'image r&#233;v&#233;l&#233;e. J'enl&#232;ve mes habits pour te dire cela.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A. &#187; (p. 175)&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Notes, liens, compl&#233;ments&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.rap.prd.fr/ressources/detailVideo.php?fichier=cnrs/iiac/Un_secret_-_QT_lg.mov&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Un secret bien gard&#233; &#8211; Le basculement (1972-2007&lt;/a&gt;), documentaire de Patrick Prado, CNRS, visible (Quicktime) sur le site du R&#233;seau Acad&#233;mique Parisien.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;***&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Francis Marmande bio-bibliographie sur le site des &lt;a href=&#034;http://www.editions-verdier.fr/v3/auteur-marmande.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#233;ditions Verdier&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La chronique relative au Secret bien gard&#233; : Le Monde, &#233;dition du 08.04.09.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La chronique Bashung en boucle qui mentionne De A &#224; X : Le Monde &#233;dition du 24.03.09.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;***&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;http://www.breizh.net/anjela/hiziv/aujour4.php&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Anjela Duval&lt;/a&gt;, po&#232;te bretonne (1905-1981), fait l'objet d'une pr&#233;sentation par Ronan Le Coadic, et d'un recueil &lt;a href=&#034;http://www.breizh.net/anjela/galleg/4poires.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Quatre poires&lt;/a&gt;, traduit par Paol Keineg.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;E Breizh e kan al laboused e brezhoneg : En Bretagne les oiseaux chantent en breton ; gr&#226;ce au concours amical de Francis Favereau, professeur des universit&#233;s de langue et litt&#233;rature bretonnes &#224; Rennes 2.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;***&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;La bibliographie de &lt;a href=&#034;http://www.jose-corti.fr/auteursfrancais/louis-combet.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Claude Louis-Combet&lt;/a&gt; sur le site des &#233;ditions Jos&#233; Corti, dont &lt;a href=&#034;http://www.jose-corti.fr/titresfrancais/sphereMeres.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;La Sph&#232;re des M&#232;res&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Jean Rustin a donn&#233; un r&#233;cent entretien &#224; la revue Art press n&#176; 355, il exposera &#224; la Halle saint Pierre &#224; Paris du 10 septembre au 18 octobre 2009 ; exposition r&#233;cente &lt;a href=&#034;http://www.polad-hardouin.com/fr/expositions/jean_rustin_une_vie_de_peinture-52.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;galerie Polad-Hardouin&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;***&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;Bibliographie d&#8216;&lt;a href=&#034;http://www.editionslatableronde.fr/l_ouvrage_auteur.php?id_aut=23882&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Yves Charnet&lt;/a&gt; aux &#233;ditions de La Table ronde avec le sommaire de la Revue NU(e)40 .&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Lettres &#224; Bautista &lt;a href=&#034;http://www.diffusion.ens.fr/video_inc.php?video=2005_12_17_charnet_adsl.mov&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;la voix&lt;/a&gt; d'Yves Charnet au colloque &lt;a href=&#034;http://www.diffusion.ens.fr/index.php?res=cycles&amp;idcycle=239&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#201;thique et esth&#233;tique de la corrida&lt;/a&gt; (16-17 d&#233;cembre 2005, Ecole normale sup&#233;rieure).&lt;/p&gt;
&lt;center&gt;***&lt;/center&gt;
&lt;p&gt;John Berger aux &#233;ditions &lt;a href=&#034;http://www.champ-vallon.com/Pages/Pagesdetours/Berger.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Champ Vallon&lt;/a&gt;, aux &lt;a href=&#034;http://www.editionsdelolivier.fr/auteur/John%20Berger/510&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;&#233;ditions de l'Olivier&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Matricule des Anges &lt;a href=&#034;http://www.lmda.net/som/som71.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;n&#176; 71&lt;/a&gt; mars 2006, dossier, voir &lt;a href=&#034;http://www.lmda.net/din/aut_lmda.php?Id=1447&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;les diverses recensions.&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Matricules Anges, n&#176; 101, mars 2009, recension de Camille Decisier&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur le site P&#233;riph&#233;ries : &lt;a href=&#034;http://www.peripheries.net/article194.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;entretien&lt;/a&gt; et un texte : &lt;a href=&#034;http://www.peripheries.net/article195.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;L'Exil.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans Le Monde diplomatique : &lt;a href=&#034;http://www.monde-diplomatique.fr/1999/01/BERGER/11510&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Les portraits du Fayoum&lt;/a&gt; et cette chronique tr&#232;s actuelle : &lt;a href=&#034;http://www.monde-diplomatique.fr/2005/08/BERGER/12435&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Dix d&#233;p&#234;ches sur le sens du lieu.&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour De A &#224; X, l'article de Maryline Desbiolles, Quinzaine Litt&#233;raire n&#176; 987, 1 au 15 mars 2009, met en outre l'accent sur Un m&#233;tier id&#233;al (avec photographies de Jean Mohr) qui repara&#238;t concomitamment aux &#233;ditions de l'Olivier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;The writing life&lt;/i&gt;, Annie Dillard, traduction &lt;a href='http://www.lettre-de-la-magdelaine.net/spip.php?article110' class=&#034;spip_in&#034;&gt;En vivant en &#233;crivant&lt;/a&gt; (Bourgois) : cf en lisant en &#233;crivant :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; pour mon compte je lirai toujours cet ouvrage &#224; l'aune de son chapitre VII, o&#249; un as de l'aviation, Rahm, nous entra&#238;ne dans virevoltes, piqu&#233;s, rase-mottes, tonneaux, dans une &#233;criture des plus a&#233;riennes - forc&#233;ment - des plus risqu&#233;es aussi et cependant des plus irr&#233;sistiblement attirantes &#187; (lettre &#224; Magdelaine, 5 d&#233;c. 2006).&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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